La cartothèque de Romain Cruse (bassin caraïbe)

Un lien… vers le blog du géographe Romain Cruse, spécialiste du bassin caraïbe et enseignant à l’University of the West Indies et à l’Université des Antilles et de la Guyane. En vue de la préparation de cours (régionalisés et/ou thématiques), en lycée ou à l’université, le travail de cartographie (une centaine de cartes, SIG et représentations graphiques) de Romain Cruse est à la fois utile et inédit. En effet, les cartes en couleurs sont récentes, actualisées et abordent aussi bien : les IDE de la Chine vers la Caraïbe insulaire, l’organisation de l’espace martiniquais, la géopolitique des ressources naturelles au Suriname ou encore la mobilité des étudiants guadeloupéens dans le bassin caribéen… La carte « retournée » des interventions militaires américaines dans la région vaut également le coup d’œil !

Son CV plus détaillé permet d’en apprendre davantage sur ses publications, notamment dans des revues ou ouvrages en français.

 

 

Suppression des commentaires

Suite à une attaque de robots postant des commentaires qui redirigent les lecteurs de la Géothèque vers des sites, apparemment passionnants au demeurant, consacrés aux personnes touchées de surdéveloppement mammaire, ou vantant des méthodes paramédicales pour agrandir certaines parties de la morphologie masculine, les commentaires ont été désactivés sur le site.

En vous remerciant de votre compréhension…

Ich bin, bam, boum…!

Et bim comme dirait l’autre…! Quand l’humour déployé par un groupe mulhousien se joue des frontières du bon goût, cela donne cette cartographie souvent drôle et désopilante, qui revisite la géographie de la France en faisant de Mulhouse le centre d’un territoire chaotique…, militarisé, raciste, misanthropique et ultra-industrialisé…

Pochette du Lp « Obéis » de « Ich Bin » – 2006

Et au final, c’est une belle tranche (coupe topographique) de rigolade que cette carte de France à la toponymie fantaisiste qui illustre l’album “Obéis!” sorti chez Poutre Apparente. Le groupe s’appelle « Ich Bin » – et pour ceux qui voudraient vraiment écouter ce que cela fait aux oreilles c’est ici… La musique en pente forte à l’interfluve en crête d’une voix en méandres divaguants donne naissance à un relief accidenté que l’absence de drainage peut néanmoins rendre assez aride le long du talweg de nos paisibles vallées sonores… Bref osera l’ascension qui voudra, mais cette carte en résonance aux titres évocateurs de l’album (hypermassacre, industrie lourde, trafic d’organes…) donne naissance à une géographie humoristiquement travestie par une projection régionaliste, pour mieux exprimer une forme de géographie critique radicale.

Vive l’Alsace ! Euh, enfin voilà quoi…

Zabriskie Point : la périurbanisation à Los Angeles en 1970

L’invité de la Géothèque : Benjamin Fauré, du site La Kinopithèque, qui traite régulièrement des relations en la géographie et le cinéma.

Dans Zabriskie Point, que Michelangelo Antonioni réalise en 1970, L.A. apparaît comme une métropole moderne, industrielle et ultra-sécuritaire (froideur des lignes urbaines, présence policière, agents de sécurité et caméras de surveillance). A travers ces thèmes, il est difficile de ne pas penser au célèbre essai de Mike Davis, City of Quartz (1990). Avec force détails, le sociologue urbain consacre tout un chapitre, « La forteresse L. A. », à l’inflation sécuritaire qui renforce selon lui les ségrégations raciale, sociale et spatiale. Le rapport que Zabriskie Point entretient avec City of Quartzest d’autant plus évident quand Antonioni étend sa critique à la consommation de masse qui génère tout l’artifice des paysages urbains (les panneaux publicitaires géants qui, de leurs sourires peints et de leurs slogans colorés, écrasent la rue et les passants), ou davantage encore quand il installe les promoteurs immobiliers, ceux que Davis nomment « la nouvelle pieuvre », à la tête de l’économie de la ville.

Dans le film, Rod Taylor est entrepreneur dans l’immobilier. Du haut de ses bureaux en plein Downtown, il supervise le développement urbain et les extensions périphériques de la métropole californienne : il s’agit de construire et d’aménager surtout pour les familles modèles des classes moyennes blanches et à cette fin de vendre du rêve au milieu du désert (« Pourquoi respirer l’air pollué de la ville quand vous pouvez enchanter votre vie avec « Les dunes ensoleillées Relax ». Jouer au tennis sur l’herbe couleur émeraude… »). Antonioni saisit cet affairiste en contre-plongée et n’oublie pas de placer dans quelques plans significatifs une bannière étoilée au-dessus de son épaule. Par ailleurs, à travers les dialogues, une série de plans et de cartes quadrillant le territoire, quelques images de la ville ouvrant l’horizon sur une extension infinie des suburbs, le film retranscrit bien la fièvre économique et immobilière que connaît L. A. à l’époque.

A travers l’urbanisation monstre de Los Angeles, Antonioni critique ainsi toute la société américaine des années 1960-1970, sa violence et sa démesure. Mais, en dehors de ces aspects géographiques et sociaux, le film s’intéresse aussi au mythe américain qui a un temps attiré le réalisateur italien. A ce propos, une comparaison est faite avec Paris, Texas de Wim Wenders (1984) qui explore à son tour le mythe, quoique dans un contexte différent : même fascination pour les grands espaces, pour le rapport entretenu par les hommes avec le territoire… Pourtant, alors que l’histoire racontée par Wenders n’est qu’intimité, Antonioni, lui, s’intéresse à la société en son entier, à son devenir et à la possibilité réelle ou imaginaire de la fuir.

Article à lire dans sa version complète sur La Kinopithèque :

http://www.kinopitheque.net/zabriskie-point/

Géofiche : L’Union Européenne de l’Arctique à l’Océan Indien

Régions Ultrapériphériques de l'Union Européenne : carte Les régions ultrapériphériques

L’Union Européenne compte 8 régions ultrapériphériques depuis la départementalisation de Mayotte, effective depuis 2011. Ces régions appartiennent à trois pays : la France, le Portugal et l’Espagne. Ces derniers ont été les plus précoces dans l’exploration du continent américain. Sur leur passage, ils ont installé des colons sur les îles volcaniques de l’Atlantique leur permettant de « faire de l’eau » sur la route des Indes. Les Canaries, au large du Maroc, sont une communauté autonome de l’Espagne ayant deux capitales : Santa Cruz de Tenerife et Las Palmas de Gran Canaria. Madère et les Açores sont deux régions autonomes du Portugal, elles ont plus d’autonomie que les districts situés sur la péninsule ibérique. Les cinq autres régions ultrapériphériques sont les 5 DROM français (Départements et Régions d’Outre-Mer). Un archipel et une île des Antilles, la Guadeloupe et la Martinique. La Guyane est un vaste territoire situé sur le continent latino-américain, et ayant une frontière commune avec le Brésil ou le Suriname (ou Surinam). La Réunion appartient à l’archipel des Mascareignes, au large de Madagascar dans l’Océan Indien. Mayotte est une île n’ayant pas suivi le reste de l’archipel auquel elle appartenait, les Comores, dans le processus d’indépendance, et elle a définitivement obtenu le statut de DROM en 2011. Elle est située entre Madagascar et le continent africain, dans le Canal du Mozambique.

Les RUP font partie du territoire de l’UE. Les lois des Etats et les directives européennes s’y appliquent : elles appartiennent à l’espace Schengen et utilisent l’Euro. Elles bénéficient des fonds structurels européens. Les RUP, en effet, ont souvent des difficultés socio-économiques et sont en retard de développement, notamment les RUP françaises (les DROM). Lorsqu’elles sont entourées par des pays très pauvres, les écarts de richesses peuvent attirer les migrants comme en Guyane. Le PIB par habitant de la Guyane française est5 fois plus élevé que celui du Suriname. La Guyane est beaucoup  plus riche que ses voisins grâce aux emplois créés par la métropole, dans la fonction publique et grâce au centre spatial européen installé à Kourou. On retrouve une situation comparable aux Canaries, avec des flux de migrants d’origine subsaharienne ayant transité par le Maroc.

Les PTOM

Il s’agit de tous les autres territoires dépendant de l’Union Européenne : les territoires de l’outre-mer français, ceux placés sous domination britannique ou néerlandaise, et le Groenland. Les PTOM ont un degré d’autonomie plus ou moins grand. Ils prennent les décisions qui les concernent à l’échelle locale et bénéficient de dérogations dans l’application des directives européennes, par exemple dans la gestion des ressources halieutiques (quotas de pêche). Ils ont une grande importance pour les pays de l’UE en raison de leurs ressources et de l’immense Zone Economique Exclusive (ZEE) qu’ils permettent de contrôler.

Le Groenland, territoires ultramarin de l'UE : carte de synthèseL’exemple du Groenland

2e plus grande île du monde après l’Australie, territoire autonome de 60 000 habitants, dépendant du Royaume du Danemark, le Groenland a voté pour une large autonomie en 2008, loi entrée en vigueur en 2009. Il est donc très autonome par rapport à l’UE même s’il a des liens étroits avec elle (il applique les accords de Schengen). Il est autonome par exemple sur le plan des ressources ou de la pêche, mais dépend du Danemark pour les affaires étrangères et la défense. Le Groenland pourrait opter pour l’autodétermination d’ici une décennie. Pourtant, les transferts financiers danois de tous ordres représentent 40 % du PIB, c’est donc la première source de revenus du pays devant la pêche qui représente 25% du PIB et 95% des exportations. Le reste de l’économie est fortement tertiarisé si l’on excepte un maigre secteur agricole (70 fermes consacrées à l’élevage ovin).

Sources : Commission Européenne
Matthieu Chillaud, « Le Groenland : entre contrainte géographique et vertus stratégiques » (PDF)

Les Régions Ultrapériphériques de l’Union Européenne, fonds de carte :

Régions Ultrapériphériques de l'Union Européenne : fond de carte muet en noir et blancRégions Ultrapériphériques de l'Union Européenne : fond de carte muet

Fonds de carte de l’Union Européenne, cliquez ici.

Diaporama du Dessous des Cartes, un peu daté mais intéressant.

 

Géofiche : La France, 65 millions d’habitants

65,5 millions d'habitants soit 97 habitants par km²Population totale

La France compte environ 65,5 millions d’habitants en 2013. Il s’agit d’une estimation prévisionnelle. Avec une superficie de 675 417 km², le pays a donc une densité de 97 habitants par km². Si on retranche les DROM (Départements et Régions d’Outre-Mer), ce chiffre s’élève à 115 km². C’est peu par rapport à ses voisins européens, surtout du Nord, plus densément peuplés.

Le recensement

En France, le recensement de la population est accompli par l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE). Depuis 1999 l’INSEE a cessé les recensements décennaux pour sonder une portion de la population française chaque année, mais la totalité des chiffres ne sont exploitables que tous les dix ans. Ainsi, le dernier recensement disponible est celui de 2009. Tous les chiffres donnés ci-après sont ceux de 2009. La France comptait alors 64,3 millions d’habitants dont 62,4 millions en France métropolitaine. Les femmes sont plus nombreuses (32 millions contre 30 millions d’hommes) car si à la naissance le nombre de garçons est supérieur, elles vivent plus longtemps.

6% d'étrangers en France

L’augmentation de la population française

La France a un solde naturel positif (+0,4 %) et un solde migratoire positif (+0,2 %) : son solde démographique est donc positif : la population augmente de 0,7 % chaque année. Les étrangers sont 3,8 millions. Le pays a gagné 4 millions d’habitants en 10 ans. La population française, cependant, vieillit. La part des moins de 45 ans a diminué, et celle des plus de 45 ans a augmenté.

La population active

La population active représente 30 millions de personnes en 2009. Il s’agit de toutes les personnes en âge de travailler ayant un travail ou en recherche d’emploi. Cela exclut les moins de 16 ans, les élèves, les étudiants, les retraités, et les personnes invalides.

La part des agriculteurs continue de diminuer, ils sont aujourd’hui moins de 500 000. Dans la population active ayant un emploi, les employés sont 7,5 millions, les professions intermédiaires 6,6 millions, les ouvriers 5,9 millions, les cadres 4,3 millions, et les artisans, commerçants et chefs d’entreprise sont 1,6 millions.

Source : INSEE 2013, INSEE 2009

Pour compléter : Le Dessous des Cartes

Fond de carte : l’Union Européenne à 28 membres

La Croatie va rentrer dans l’Union Européenne le 1er juillet 2013. L’Union comptera alors 28 membres. L’occasion de mettre à jour les fonds de cartes ! Voici deux fonds de carte en couleur et en noir et blanc, représentant les 28 pays de l’Union Européenne, les 8 régions ultrapériphériques (RUP) (dans l’ordre : Canaries, Açores, Madère, Guadeloupe, Martinique, Réunion, Mayotte, et Guyane sur le côté).

L'Union Européenne à 28 membres en 2013L'Union Européenne à 28 fond de carte en noir et blanc

Géofiche : 7 milliards d’humains sur la Terre

La population mondiale a dépassé les 7 milliards en 2011Population mondiale totale :

7,095 milliards d’individus en 2013. Les sept milliards ont été atteints en 2011. La population mondiale augmente chaque année de 77 millions de personnes. Le pays le plus peuplé du monde en 2013 est la Chine avec 1,349 milliard d’habitants, suivi par l’Inde (1,220 milliard), mais cette dernière pourrait doubler la Chine avant 2025. Presque un humain sur trois est soit chinois, soit indien.

 En troisième position, les États-Unis comptent 316 millions d’habitants. L’Union Européenne, considérée comme un ensemble, prendrait cette troisième place avec ses 505 millions d’habitants.

Source : estimations United States Census Bureau, 2013. Pour certains pays, les recensements datent de 2011 ou 2012.

193 Etats membres de l'ONUNombre de pays dans le monde :

Il est difficile de compter les pays car de nombreux territoires n’ont pas une pleine souveraineté (par exemple, le Groenland, les territoires palestiniens, Andorre). L’Organisation des Nations Unies (ONU) compte 193 Etats membres. Ce nombre a fortement augmenté lors de la décolonisation : le monde comptait 72 pays en 1945, 156 en 1975. Le dernier Etat a avoir adhéré à l’ONU est le Soudan du Sud, en 2011, après son indépendance du Soudan le 9 juillet 2011. Monaco, Andorre, Singapour, sont membres de l’ONU. On atteint le total de 195 pays dans le monde en ajoutant les deux Etats non membres de l’ONU mais ayant le statut d’Etat observateur : le Saint-Siège (Vatican) qui n’a jamais souhaité adhérer, et l’Etat de Palestine depuis le 9 novembre 2012.

Source : Nations Unies, 2013.

 

Géofiche : L’Asie domine le commerce maritime mondial

La capacité de la flotte de conteneurs dépasse les 500 millions d'EVPLe commerce maritime mondial :

« En janvier 2011, la flotte marchande mondiale avait presque atteint 1,4 milliard de tonnes de port en lourd (tpl), ce qui représente une augmentation de 120 millions de tpl par rapport à 2010. »

En 2010, la capacité des ports mondiaux atteint 530 millions d’équivalents 20 pieds (EVP). La Chine continentale atteint 24 % de la part du trafic des ports à conteneurs. La conteneurisation du transport maritime, commencée dans les années 1970, se poursuit : « la part de la flotte des porte-conteneurs dans la flotte mondiale est passée de 1,6 % en 1980 à plus de 13 % en 2011. » Mais les vraquiers et les pétroliers restent les navires les plus répandus, représentant respectivement 38 % et 43 % de la flotte mondiale.

Source : CNUCED, Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, Etude sur les transports maritimes, 2011.

Commerce maritime mondial par type de transport : vrac, pétrole, conteneurs

Le conteneur, symbole de la mondialisation :

Inventé en 1956 par Malcom MacLean, un transporteur routier américain, le conteneur est une simple caisse de forme parallélépipédique en métal. Ce mode de conditionnement simplifie les ruptures de charge (le passage d’un mode de transport à un autre, par exemple du bateau au camion), permet de standardiser le transport et surtout facilite le stockage par empilement. Une seule firme chinoise (CIMC) contrôle la moitié de la production mondiale de conteneurs. La Chine produit les deux tiers des conteneurs du monde. Un conteneur coûte environ 1500 € et a une durée de vie de 15 ans.

Il existe trois longueurs différentes : 20, 30, 40 pieds (6, 9 et 12 mètres) pour 8 pieds de largeur (2,5 m). L’unité de mesure du trafic de conteneurs est l’EVP (équivalent 20 pieds). On estime qu’environ 12 millions d’EVP circulent en ce moment dans le monde.

Le leader mondial du transport de conteneurs est l’entreprise danoise Maerks.

Sources : Wikipédia, « conteneur », consulté en avril 2013
Conteneurinfo, consulté en avril 2013

La Chine, un quart du trafic de conteneurs

Classement des ports mondiaux :

Pour le trafic de cargos comme celui de conteneurs, les trois premières places sont occupées en 2011 par des ports asiatiques. Shanghai (Chine) arrive en tête avec 590 millions de tonnes et 32 millions d’EVP, suivi par Singapour : 531 millions de tonnes et 30 millions d’EVP. Pour le transport par cargo, le seul port non-asiatique est Rotterdam (Pays-Bas), en 4e position, avec 435 millions de tonnes, et 7 des 10 premiers ports sont chinois. Pour le transport par conteneurs, Rotterdam arrive en 10e position (12 millions d’EVP). 6 des 10 premiers ports mondiaux sont chinois pour le transport par conteneurs.

Source : American Association of Port Authorities (PDF), 2013

L’arbre 2.0 : chercher, situer et trouver les géographes

Dans un précédent article, nous éditions une image arborescente du foisonnement de la géographie française, de ses objets et de ses concepts. Le remue-méninges a continué, et on propose aujourd’hui cette nouvelle version revue et augmentée.

Par ailleurs, la version pdf disponible dans le lien ci-après permet de lier les auteurs au dictionnaire des géographes. Il suffit d’ouvrir le pdf et de cliquer sur les auteurs en surbrillance.

Cliquez pour ouvrir – Arbre de la Géographie avec les Liens vers le Dictionnaire (géothèque.org-2013) v3.1

cliquez pour agrandir

Pour rappel, cet arbre fait suite au travail réalisé par François Arnal avec ses élèves de CPGE, et d’une collaboration enthousiaste avec les géothéquaires. Il s’agit de représenter de façon synthétique et aussi didactique que possible le foisonnement de la géographie francophone depuis un siècle. Vous trouverez certainement des imperfections, vous aurez envie de scier quelques branches, ou de multiplier les greffons : nous avons fait au mieux pour ne pas trop alourdir le feuillage et pour sélectionner avec attention chaque branche et chaque feuille. Si vous trouvez des erreurs flagrantes… Écrivez-nous !