Le casse-tête géographique : cartographier la richesse des nations

Depuis que j’enseigne la mondialisation et la géographie du développement (donc depuis que j’enseigne tout court), je suis confronté à une douloureuse question. Lorsque les élèves ont colorié les pays riches (habituellement les pays de feu le « Nord » moins l’ex-URSS), les pays en transition, les BRICS, les pays ateliers (et/ou leurs acolytes, émergents, exportateurs, pétroliers, etc.) et enfin les déprimants Pays les Moins Avancés, que faire de ce qui reste, des ni producteurs, ni riches, ni moins avancés ?

Comment trouver un classement qui permette de trouver une place à chacun des 193 pays du monde, même une place par défaut ? (193, plus ou moins, selon qu’y figurent le Vatican, la Palestine, etc.). La question n’est pas si épineuse qu’on ne s’y puisse frotter… J’ai donc fouillé Wikipédia à la recherche de classements et de sources fiables pour lesdits classements. Quand je pense que certains enseignants déconseillent à leurs élèves d’utiliser ce formidable outil de connaissance… Wikipédia m’entraîne sur les sites du FMI, de la Banque Mondiale, de l’OPEP, de la CIA (World facts) et de l’ONU. Précisons qu’il ne s’agit pas ici (bien sûr !) de distribuer des bons points à tel ou tel pays mais de démêler un peu la géographie du monde.

Groupe 1 : Les pays riches Lire la suite

Croquis : Une inégale intégration des territoires dans la mondialisation

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Deux croquis destinés tout particulièrement aux classes de Terminale. Il s’agit en fait du corrigé de l’un des cinq croquis exigibles au baccalauréat en Terminale S, sur le sujet : « Une inégale intégration des territoires dans la mondialisation ». L’objectif est théoriquement pour l’élève de construire le croquis en une grosse heure, ce qui pousse à l’apprentissage par cœur de ces cinq croquis. Il est bien sûr souhaitable de faire construire la carte par les élèves, mais il peut être utile également d’en proposer un corrigé. Ce qui ne doit pas forcément devenir une habitude peut permettre, en début d’année, de montrer l’exemple en posant certains réflexes cartographiques. Cela peut s’appuyer sur une réflexion sur les figurés, par exemple en s’appuyant sur ce document : Lire la suite

Mondes arctiques, fond de carte muet

L’Arctique est au programme d’histoire-géographie de la classe de 2nde. Les mondes arctiques sont au centre de plusieurs enjeux. Cette notion d’enjeu est difficile à comprendre pour les élèves, alors qu’elle est mobilisée de façon permanente par les discours scientifiques, dans les manuels, et les documents. Il s’agit tout simplement d’analyser ce qui est « en jeu » : ce qu’il y a à gagner et ce qu’il y a à perdre. Analyser les enjeux c’est analyser les perdants et les gagnants (les peuples premiers ? Les entreprises pétrolières et de transport ?) et ce qu’il y a à gagner ou à perdre collectivement pour l’humanité, c’est-à-dire les défis à relever, économiques, sociaux, et environnementaux. L’Arctique est une bonne clé pour comprendre le principe du développement durable (penser global, agir local) et pour montrer que les impacts du réchauffement climatique ne sont pas négatifs pour tout le monde. Ce chapitre offre un bon entraînement au croquis de synthèse du baccalauréat parce qu’il est le seul du programme à ne pas porter sur l’échelle mondiale, difficile à mettre en cartes. Avec l’Arctique au contraire, la relative unité de lieu facilite les typologies, et cela permet également de se familiariser avec une projection polaire. Pour croquis de synthèse classe de 2nde

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Les territoires ultra-marins français : ressources pour la classe

Mise à jour des planisphères de l’Outre-Mer français.

planisphère des territoires ultra-marins français

planisphère des territoires ultra-marins français (outre-mer) noir et blanc

planisphère des territoires ultra-marins français (outre-mer) muet

Après la fin des DOM TOM, des statuts juridiques variés et complexes.

D’un point de vue européen, ces territoires sont des RUP (Régions Ultra-Périphériques) ou des PTOM (Pays et Territoires d’Outre Mer). Mais la République Française, après des siècles de colonialisme et de centralisme, a tardivement cédé à ses territoires ultramarins l’autonomie relative qu’ils ont aujourd’hui. Le demi-siècle de décolonisation qui vient de s’achever a maintenu sous souveraineté française de nombreux territoires caractérisés par une très grande variétés de situation et de rapport à la métropole, et donc une variété de statuts juridiques. Trois voies se distinguent : certains territoires obtiennent plus d’intégration au sein de la République, tout en bénéficiant de la décentralisation des compétences de L’État vers les Collectivités : ce sont les DROM (Départements et Régions d’Outre-Mer). Mayotte en est un exemple puisque après avoir refusé de suivre les Comores vers l’indépendance, elle a obtenu la départementalisation. D’autres collectivités ont obtenu une large autonomie, et sans être souveraines, elles peuvent appliquer la coutume locale dans certains domaine au lieu du droit français. Il s’agit des COM (Collectivités d’Outre-Mer) par exemple de la Polynésie Française. Enfin, la troisième voie, qui est celle de l’hésitation entre l’autonomie et l’indépendance, est incarnée par la Nouvelle Calédonie. Le processus d’indépendance, en cours, est entre les mains de sa population.

Voir aussi notre carte de l’Europe et ses RUP

Géofiche : 7 milliards d’humains sur la Terre

La population mondiale a dépassé les 7 milliards en 2011Population mondiale totale :

7,095 milliards d’individus en 2013. Les sept milliards ont été atteints en 2011. La population mondiale augmente chaque année de 77 millions de personnes. Le pays le plus peuplé du monde en 2013 est la Chine avec 1,349 milliard d’habitants, suivi par l’Inde (1,220 milliard), mais cette dernière pourrait doubler la Chine avant 2025. Presque un humain sur trois est soit chinois, soit indien.

 En troisième position, les États-Unis comptent 316 millions d’habitants. L’Union Européenne, considérée comme un ensemble, prendrait cette troisième place avec ses 505 millions d’habitants.

Source : estimations United States Census Bureau, 2013. Pour certains pays, les recensements datent de 2011 ou 2012.

193 Etats membres de l'ONUNombre de pays dans le monde :

Il est difficile de compter les pays car de nombreux territoires n’ont pas une pleine souveraineté (par exemple, le Groenland, les territoires palestiniens, Andorre). L’Organisation des Nations Unies (ONU) compte 193 Etats membres. Ce nombre a fortement augmenté lors de la décolonisation : le monde comptait 72 pays en 1945, 156 en 1975. Le dernier Etat a avoir adhéré à l’ONU est le Soudan du Sud, en 2011, après son indépendance du Soudan le 9 juillet 2011. Monaco, Andorre, Singapour, sont membres de l’ONU. On atteint le total de 195 pays dans le monde en ajoutant les deux Etats non membres de l’ONU mais ayant le statut d’Etat observateur : le Saint-Siège (Vatican) qui n’a jamais souhaité adhérer, et l’Etat de Palestine depuis le 9 novembre 2012.

Source : Nations Unies, 2013.

 

Géofiche : L’Asie domine le commerce maritime mondial

La capacité de la flotte de conteneurs dépasse les 500 millions d'EVPLe commerce maritime mondial :

« En janvier 2011, la flotte marchande mondiale avait presque atteint 1,4 milliard de tonnes de port en lourd (tpl), ce qui représente une augmentation de 120 millions de tpl par rapport à 2010. »

En 2010, la capacité des ports mondiaux atteint 530 millions d’équivalents 20 pieds (EVP). La Chine continentale atteint 24 % de la part du trafic des ports à conteneurs. La conteneurisation du transport maritime, commencée dans les années 1970, se poursuit : « la part de la flotte des porte-conteneurs dans la flotte mondiale est passée de 1,6 % en 1980 à plus de 13 % en 2011. » Mais les vraquiers et les pétroliers restent les navires les plus répandus, représentant respectivement 38 % et 43 % de la flotte mondiale.

Source : CNUCED, Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, Etude sur les transports maritimes, 2011.

Commerce maritime mondial par type de transport : vrac, pétrole, conteneurs

Le conteneur, symbole de la mondialisation :

Inventé en 1956 par Malcom MacLean, un transporteur routier américain, le conteneur est une simple caisse de forme parallélépipédique en métal. Ce mode de conditionnement simplifie les ruptures de charge (le passage d’un mode de transport à un autre, par exemple du bateau au camion), permet de standardiser le transport et surtout facilite le stockage par empilement. Une seule firme chinoise (CIMC) contrôle la moitié de la production mondiale de conteneurs. La Chine produit les deux tiers des conteneurs du monde. Un conteneur coûte environ 1500 € et a une durée de vie de 15 ans.

Il existe trois longueurs différentes : 20, 30, 40 pieds (6, 9 et 12 mètres) pour 8 pieds de largeur (2,5 m). L’unité de mesure du trafic de conteneurs est l’EVP (équivalent 20 pieds). On estime qu’environ 12 millions d’EVP circulent en ce moment dans le monde.

Le leader mondial du transport de conteneurs est l’entreprise danoise Maerks.

Sources : Wikipédia, « conteneur », consulté en avril 2013
Conteneurinfo, consulté en avril 2013

La Chine, un quart du trafic de conteneurs

Classement des ports mondiaux :

Pour le trafic de cargos comme celui de conteneurs, les trois premières places sont occupées en 2011 par des ports asiatiques. Shanghai (Chine) arrive en tête avec 590 millions de tonnes et 32 millions d’EVP, suivi par Singapour : 531 millions de tonnes et 30 millions d’EVP. Pour le transport par cargo, le seul port non-asiatique est Rotterdam (Pays-Bas), en 4e position, avec 435 millions de tonnes, et 7 des 10 premiers ports sont chinois. Pour le transport par conteneurs, Rotterdam arrive en 10e position (12 millions d’EVP). 6 des 10 premiers ports mondiaux sont chinois pour le transport par conteneurs.

Source : American Association of Port Authorities (PDF), 2013

Contrôle des espaces océaniques

Les espaces océaniques

Les eaux intérieures regroupent les cours d’eau, les lacs, les ports, certaines parties de mer séparant le continent avec les îles péri-continentales. Certains chenaux d’accès aux ports sont aussi considérés comme des eaux intérieures. Dans un rayon de 12 MN (miles nautiques, 1 MN = 1,8 km) à partir de la ligne de base, correspondant à la laisse des basses mers (zéro hydrographique), s’étend la mer territoriale. Elle appartient de plein droit à l’État riverain, qui y exerce sa souveraineté. La Zone Économique Exclusive (ZEE) s’étend dans un rayon de 200 MN à partir de la ligne de base. L’État riverain dispose d’un droit d’exploitation économique des ressources halieutiques (pêche) ou minières (pétrole, minerais, métaux) ou renouvelables (éolien offshore). Les enjeux actuels, pour les États, consistent à obtenir l’extension de ces prérogatives à tout le plateau continental, dans la limite de 350 MN, afin d’exploiter les nombreuses ressources du plateau (nodules polymétalliques…), jusqu’au talus qui le borde. Au delà, il s’agit de la haute mer, les eaux régies par des conventions internationales, où règne parfois la loi du plus fort.

Merci à Donatien Cassan pour ses conseils et corrections de l’illustration.

Carte des espaces densément peuplés dans le monde

Outils cartographiques destinés aux enseignants et à leurs élèves, pour la classe de sixième (Où sont les Hommes sur la Terre) et les repères spatiaux du DNB (brevet).

Localisation des régions très densément peuplées, des foyers de population principaux et secondaires, et des dix mégapoles les plus peuplées du monde en 2010. Un diaporama à projeter en classe permet d’accompagner le travail des élèves.

NB : Les programmes officiels identifient comme une capacité à acquérir le fait de « localiser sur un planisphère les dix plus grandes métropoles mondiales. » Ici, le parti-pris de l’auteur est de localiser les mégapoles les plus peuplées. En effet, la partie étant consacrée au peuplement, de façon quantitative, il semble compliqué d’introduire la notion de métropole, qui est liée aux fonctions urbaines plus qu’à la population. Les principales métropoles mondiales pourront être localisées dans le chapitre consacré au fait urbain.

(Cartes libres de droits pour un usage en classe uniquement. Pour obtenir ces cartes sous un autre format, me contacter.)

Carte des grands domaines bioclimatiques dans le monde

Outils cartographiques destinés aux enseignants et à leurs élèves, pour la classe de sixième (Où sont les Hommes sur la Terre) et les repères spatiaux du DNB (brevet).

Localisation des grands fleuves et des domaines bioclimatiques. L’accent étant placé sur les régions peu peuplées, on peut utiliser ces cartes dans le chapitre sur le peuplement, pour une première partie consacrée aux faibles densités. Un diaporama à projeter en classe permet d’accompagner le travail des élèves.

Cartes libres de droits pour un usage en classe uniquement. Pour obtenir cette carte sous un autre format, me contacter.

Carte des régimes politiques dans le monde

COMMENTAIRE

Sources de la carte

Cette carte a été réalisée à partir d’une grande variété de sources dont les principales sont les suivantes. Aventure du Bout du monde est une association proposant un tourisme compatible avec le développement durable. Son site internet propose une liste des pays classés par ordre décroissant de respect de la démocratie et des droits de l’homme, à partir de plusieurs indicateurs. Revoltes.org publie une liste des pays appliquant encore la peine de mort et ceux qui l’ont abolie, notamment à partir des rapports d’Amnesty International. The Economist a proposé un indice de démocratie, en fonction duquel les pays sont classés ; ce classement est repris sur une page de l’encyclopédie en ligne Wikipedia.fr.

Explication de la typologie

Les démocraties fonctionnant normalement sont celles dans lesquelles tous les principes démocratiques sont respectés, où la peine de mort est abolie, et qui sont classées dans les 15 premières places du classement de The Economist.

Le second figuré (vert clair) concerne les pays pour lesquels il n’y aucun doute sur la nature du régime : il s’agit de démocraties. Cependant, ces pays doivent améliorer certains points pour correspondre parfaitement à la démocratie telle qu’elle a été définie par les philosophes et les théoriciens de la politique. Ces limites peuvent être la remise en cause des libertés individuelles et le maintien (ou retour) de la peine de mort (Etats-Unis), le manque d’alternance (Japon), la concentration des médias et leur collusion avec le pouvoir (Italie, France). De nombreux pays du Sud ont été classés dans cette catégorie alors que la démocratie peut y connaître des dysfonctionnements plus importants, avec un contexte violent pouvant parfois peser sur les élections (Inde, Colombie).

Les régimes démocratiques présentant de fortes irrégularités sont ceux dans lesquels le déroulement de la vie démocratique ne permet pas d’affirmer que les dirigeants sont réellement l’émanation de la souveraineté populaire. Le cas le plus fréquent est celui d’intimidation voire d’élimination des opposants au régime (Russie), ou de corruption généralisée entraînant un fort clientélisme. Dans des Etats comme le Vénézuela ou Madagascar, la dérive du pouvoir personnel est telle qu’on peut difficilement parler de démocratie. En Turquie et au Pakistan, la montée du fanatisme religieux n’est endiguée que par un très fort contrôle de l’armée sur le pouvoir (ce contrôle étant constitutionnel dans un pays laïc comme la Turquie)

Dans les Etats figurés en orange clair les élections ont lieu régulièrement, mais dans un contexte tel qu’il est impossible de parler d’un réel débat démocratique. Les électeurs subissent de fortes pressions, les bureaux de vote sont contrôlés par les armes dans certaines régions. Ce sont les « démocraties ratées » du Moyen-Orient (Irak, Afghanistan), dans lesquels les élections occasionnent une recrudescence de la violence. Le clientélisme et la corruption sont très forts également. On trouve dans cette catégorie des pays africains en proie à de violents troubles internes (Nigeria, Ethiopie …)

De nombreuses dictatures entretiennent un simulacre de démocratie. Des élections ont lieu mais le pouvoir contrôle leur déroulement au point que le résultat est sans surprise. Les libertés individuelles ne sont pas respectées et l’opinion politique d’un individu peut être une cause d’emprisonnement. Il s’agit d’Etats comme l’Algérie, l’Iran ou le Kazakhstan. Le président de la Biélorussie, Loukachenko, avoue franchement au quotidien russe Izvestia qu’il a lui même abaissé le résultat de son élection triomphante, trop élevé pour être crédible (Libération, 29/08/09).

Enfin, il reste encore dans le monde de nombreuses dictatures, où la répression est violente et les droits de l’homme continuellement bafoués. Régimes communistes (Chine, Corée du Nord), ou contrôlés par un ou plusieurs militaires (Birmanie/Myanmar, Libye), il en existe une version plus folklorique, les monarchies absolues. Certaines sont moins répressives que d’autres (Maroc, Thaïlande), la monarchie wahhabite (Arabie Saoudite) et les émirats du Golfe Persique appliquent la loi islamique avec intransigeance.

Les systèmes agricoles dans le monde

Monde agriculture

COMMENTAIRE

Une typologie des systèmes de production

    Cette carte a pour but de répondre à l’un des problèmes que peut poser le programme de seconde, celui de la typologie des systèmes de production. En effet, les systèmes de production ou systèmes agricoles peuvent être différenciés selon des critères fort nombreux : rôles des communautés agraires, rendements à l’hectare, la productivité, le niveau de vie des agriculteurs, la place de l’élevage, etc. (DIRY, 1999). Or les enseignants (et les élèves !) ont besoin, pour présenter de façon synthétique les différentes agricultures, d’une typologie simple. Le choix a donc été pris de proposer une légende à double entrée. Les deux critères choisis sont l’intensivité (rendements élevés à l’hectare) et la nature dite « paysanne » ou commerciale de l’agriculture. On considère qu’une agriculture paysanne est une agriculture pratiquée dans des sociétés où l’activité agricole a une forte place, exercée par une part importante, voire majoritaire de la population. Elle peut être vivrière, c’est-à-dire que la plus grande partie de la production est consommée sur place. Dans l’agriculture commerciale à l’inverse, l’essentiel de la production est destiné à être transporté et vendu. Elle est le plus souvent le fait de sociétés où la part des actifs agricoles est faible, et elle peut demander des investissements importants.

    La carte est évidemment caricaturale, parce qu’elle tente de répondre à un besoin pédagogique de simplification. Il est évident que plusieurs systèmes peuvent cohabiter sur un même espace.

Explication de la légende

agriculture paysanne agriculture commerciale
très intensive L’agriculture paysanne intensive concerne au premier chef les grands foyers de production asiatiques. Dans ces régions, la Révolution Verte a permis depuis les années 1960 de répondre aux besoins d’une population en forte croissance, notamment grâce à des techniques modernes d’irrigation. On a inclus dans ce type les hauts plateaux mexicains et malgaches, et les vallées irriguées du Moyen-Orient. Les rendements peuvent être très élevés. L’agriculture productiviste est née de la seconde révolution agricole dans les pays du Nord. La production est très motorisée, demande des investissements lourds, et les rendements à l’hectare sont très élevés. L’Europe du Nord-Ouest en offre l’exemple le plus abouti.
L’agriculture méditerranéenne est caractérisée par une grande diversité des productions (polyculture). Les rendements élevés sont souvent à l’usage de l’irrigation et à une main d’oeuvre nombreuse.
assez intensive L’agriculture paysanne traditionnelle regroupe des agriculture très diverses. On a fait le choix d’y inclure l’agriculture collectiviste en reconversion. Certes l’intensivité, les moyens matériels et les conditions du milieu sont très variables des savanes africaines à l’Europe orientale, mais d’une manière générale c’est une agriculture qui connaît des difficultés structurelles. L’agriculture de plantation est difficile à cartographier car il s’agit plus d’un archipel de cultures que d’un système couvrant de vastes espaces. Elle correspond à une forme coloniale d’exploitation agricole. Il s’agit de culture pérennes (arbres ou arbustes) et tropicales ou subtropicales.
Elles engendrent souvent des sociétés très inégalitaires, et ont été marquées aux Amériques par l’esclavage.
extensive L’élevage nomade correspond à une utilisation très extensive d’un espace soumis à de fortes contraintes, notamment l’ariditié. Ces contraintes limitent l’agriculture à des oasis isolés. On retrouve ce système dans une large bande allant du Sahara aux steppes d’Asie. La céréaliculture commerciale extensive est un système typique des « pays neufs » (Etats-Unis, Australie, Canada …). Elle est extensive parce les rendements à l’hectare sont plus faibles qu’en système productiviste, mais en raison des très vastes surfaces cultivées, elle dégage des excédents importants permettant l’exportation.
très extensive Quelques groupes de chasseurs-cueilleurs subsistent dans le désert australien et les forêts équatoriales d’Amérique, d’Afrique et d’Océanie. On trouve également dans ces forêts une forme d’agriculture nomade, l’agriculture itinérante sur brûlis. On trouve enfin des éleveurs nomades de grands cervidés dans les régions froides du Grand nord canadien et russe L’élevage commercial extensif s’étend dans les régions des « pays neufs » qui ne se prêtent pas aux cultures en raison de contraintes trop fortes (aridité notamment). Les cheptels vivent en semi-libertés dans de très vastes espaces, et surveillés par une main d’oeuvre très peu nombreuse (dont l’archétype est évidemment le « cow boy » américain, nommé gaucho en Argentine)